Abu Bakr ibn Abî Shayba rapporta d’après Abû Usâma (1), d’après al-Jurayrî, d’après Abû Nadra, d’après Abû Sa‘îd : Ibn Sayyâd interrogea le Prophète (que la paix et le salut de Dieu soient sur lui) au sujet de la terre du Paradis. Il répondit : « C’est une darmaka blanche, un musc pur. » (2)
L’imam Ahmad dit : « ‘Alî ibn ‘Abd Allâh nous a rapporté, [il a dit] : Sufyân [nous a rapporté], d’après Mujâlid, d’après al-Sha‘bî, d’après Jâbir ibn ‘Abd Allâh, qui a dit : Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) dit aux Juifs : “Je vais les interroger au sujet de la terre du Paradis, et c’est une darmaka blanche.” Il les interrogea, et ils répondirent : “C’est une galette (khubza), ô Abû al-Qâsim.” Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) dit : “La galette est faite de darmak.” » (3)
Par ailleurs, il est rapporté dans un hadith d’Abû Hurayra, d’Ibn ‘Umar et d’autres, au sujet de l’édification du Paradis, que son mortier est de musc, que son gravier est constitué de perles et de rubis, et que sa terre est faite de safran (4).
Dans la langue [arabe], al-milât (le mortier) désigne l’argile que l’on place entre deux pierres ou dont on enduit le mur. Il se peut que certaines de ses contrées soient en musc, et d’autres en safran, selon des espaces distincts. Et malgré cette grandeur et cette immensité [elles sont toutes ainsi, et Dieu, gloire à Lui, est le plus Savant].
Il a également été rapporté dans le “Sahîh” d’al-Bukhârî, d’après Anas, que le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) a dit : « L’arc de l’un de vous – ou l’espace d’un pied [au Paradis] – vaut mieux que ce bas-monde et tout ce qu’il contient. » (6)
Ahmed rapporta : « ‘Abd al-Razzâq nous a transmis, [il a dit] : Ma‘mar nous a transmis, [il a dit] : Hammâm, d’après Abû Hurayra, qui a dit : Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) a dit : “L’espace occupé par le fouet de l’un de vous au Paradis vaut mieux que ce qui se trouve entre le ciel et la terre.” » Sa chaîne de transmission répond aux critères des deux shaykhs (al-Bukhârî et Muslim) (7).
Ibn Wahb dit : « ‘Amr ibn al-Hârith nous a rapporté que Sulaymân ibn Humayd l’a informé qu‘Âmir ibn Sa‘d ibn Abî Waqqâs – Sulaymân précisa : “Je ne sais pas si c’est bien lui” – lui a rapporté, d’après son père, d’après le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) : “Si ne serait-ce qu’une partie de la taille d’un ongle du Paradis apparaissait dans ce monde, tout ce qui se trouve entre le ciel et la terre en serait embelli.” » (8).