Certains savants ont dit : « Si sa demeure (celle de Khadija) était en perles, c’est parce qu’elle a remporté la palme de la primauté dans la foi au Messager de Dieu (ﷺ) lorsque Dieu l’envoya, ainsi que l’atteste le hadith relatif aux débuts de la prédication : elle fut la première à croire. En effet, lorsqu’il l’informa de ce qu’il avait vu et lui dit : “J’ai craint pour moi-même”, elle répondit : “Jamais, par Dieu, Il ne te laissera subir l’ignominie. Tu maintiens les liens de parenté, tu dis la vérité, tu aides le faible, tu subviens à qui n’a rien et tu pourvois aux épreuves du temps.”(1)
Quant à la mention de Marie et d’Asiya dans ce hadith, elle laisse entendre que le Messager de Dieu (ﷺ) les épousera dans l’autre monde. Certains ont voulu étayer cet avis à partir de la Parole du Très-Haut dans la sourate At-Tahrîm : « Des femmes déjà mariées et des vierges » (66:5). Puis, à la fin de cette sourate, Asiya et Marie sont citées. Une telle interprétation est rapportée d’al-Barâ’ ibn ‘Azib ou d’autres parmi les Anciens, et Dieu sait mieux.
Abou Bakr ibn Abî Dâwoud a rapporté : « ‘Alî ibn al-Mundhir at-Tarîqî(2) nous a transmis d’ibn Fudayl, lequel a rapporté de ‘Abd ar-Rahmân ibn Ishâq, lui-même de an-Nu’mân ibn Sa’d, d’après ‘Alî ibn Abî Tâlib. Ce dernier a dit : “Le Messager de Dieu (ﷺ) a déclaré : ‘Au Paradis se trouvent des chambres dont on voit l’extérieur depuis l’intérieur et l’intérieur depuis l’extérieur.’ Un bédouin se leva alors et s’exclama : ‘Ô Messager de Dieu, à qui reviennent-elles ?’ Il lui répondit : ‘À celui qui parle avec bienveillance, nourrit autrui, jeûne régulièrement et prie dans la nuit pendant que les gens dorment.’” » At-Tirmidhî l’a également rapporté selon la chaîne de transmission de ‘Alî ibn Hujr, d’après ‘Alî ibn Mushir, tirée de ‘Abd ar-Rahmân ibn Ishâq, et il a ajouté : « Ce hadith est étrange (gharîb), nous ne le connaissons que par cet isnâd. »(3)
At-Tabarânî rapporte, d’après al-Walîd ibn Muslim, qui dit avoir entendu Mu‘âwiyah ibn Sallâm, lui-même l’ayant reçu de Zayd ibn Sallâm, qui l’avait entendu d’Abou Sallâm, lequel le tenait d’Abou Mu‘ânik al-Ash‘arî, ce dernier d’Abou Mâlik al-Ash‘arî, que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « En vérité, au Paradis, il y a des chambres dont on voit l’extérieur depuis l’intérieur et l’intérieur depuis l’extérieur. Dieu les a préparées pour celui qui nourrit autrui, qui jeûne régulièrement et qui prie dans la nuit alors que les gens dorment. »(4)
At-Tabarânî rapporte encore, d’après Ibn Wahb, qui dit avoir reçu de Huyayy, lequel reçut d’Abou ‘Abd ar-Rahmân, lui-même de ‘Abd Allâh ibn ‘Amr, lequel le tenait du Prophète (ﷺ) : « Il y a au Paradis des chambres dont on voit l’intérieur depuis l’extérieur et l’extérieur depuis l’intérieur. » Abou Mâlik al-Ash‘arî demanda : « À qui sont-elles destinées, ô Messager de Dieu ? » Il répondit : « À celui qui s’exprime avec douceur, nourrit autrui et passe la nuit en prière pendant que les gens dorment. » Al-Hâfiẓ ad-Diyâ’ déclara : « Selon moi, cette chaîne de transmission est considérée comme bonne (ḥasan). »