Une part du Paradis vaut mieux que ce bas monde et tout ce qu’il renferme. Et si une femme parmi les habitantes du Paradis se manifestait aux gens de la terre, elle illuminerait l’espace qui les sépare et en remplirait l’atmosphère d’un parfum exquis. De plus, son voile – c’est-à-dire son khimâr – est meilleur que ce monde et tout ce qu’il contient (1).
Dans une version rapportée de Qatâda, il dit : « Le Firdaws est la colline du Paradis, son centre et sa partie la meilleure (2). » Al-Tabarânî l’a également transmis, d’après le hadith de Sa‘îd ibn Bashîr, selon Qatâda, selon al-Hasan, selon Samura, attribué (marfû‘) au Prophète (3).
Dieu – Exalté soit-Il – a dit : « Dans un Jardin élevé » (Sourate al-Ghâshiya, v. 10). Et Il a dit : « Ceux-là auront les degrés les plus élevés » (Sourate Tâ-Hâ, v. 75). Il a également dit : « Et empressez-vous vers un pardon de votre Seigneur, et vers un Paradis large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux » (Sourate Âl ‘Imrân, v. 133). Et Il a dit : « Rivalisez [de vitesse] vers un pardon de votre Seigneur et un Paradis dont la largeur est comme celle du ciel et de la terre, préparé pour ceux qui croient en Dieu et en Ses Messagers ; telle est la grâce de Dieu, Il l’accorde à qui Il veut » (Sourate al-Hadîd, v. 21).
L’imam Ahmad a rapporté : « Abû ‘Âmir nous a rapporté, d’après Fulayh, d’après Hilâl ibn ‘Alî, d’après ‘Abd al-Rahmân ibn Abî ‘Amra, d’après Abû Hurayra, que le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) a dit : “Quiconque a cru en Dieu et en Son Messager, accompli la prière et jeûné Ramadan, il incombe à Dieu de l’admettre au Paradis, qu’il émigre pour la cause de Dieu ou qu’il reste sur la terre où il est né.” Ils dirent : “Ô Messager de Dieu, ne devrions-nous pas l’annoncer aux gens ?” Il répondit : “Certes, au Paradis se trouvent cent degrés que Dieu – Exalté soit-Il – a préparés pour ceux qui combattent dans Sa voie. Entre chaque degré se trouve la distance entre le ciel et la terre. Lorsque vous invoquez Dieu, demandez-Lui le Firdaws, car c’est le milieu du Paradis et sa partie la plus élevée ; et au-dessus de lui se trouve le Trône du Tout-Miséricordieux, et de là jaillissent [ou coulent] les fleuves du Paradis.” [Abû ‘Âmir n’était pas sûr du terme exact.] » Al-Bukhârî l’a également rapporté par la chaîne d’Ibrâhîm ibn al-Mundhir, d’après Muhammad ibn Fulayh, d’après son père, avec un sens similaire (5).
Abû al-Qâsim al-Tabarânî a dit : « ‘Alî ibn ‘Abd al-‘Azîz nous a rapporté – [Abû] Hammâm ad-Dallâl nous a rapporté – Hishâm ibn Sa‘d, d’après Zayd ibn Aslam, d’après ‘Atâ’ ibn Yasâr, d’après Mu‘âdh ibn Jabal, qui dit : “J’ai entendu le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) dire : ‘Celui qui accomplit ces cinq prières et jeûne le mois de Ramadan’ – je ne sais s’il a mentionné la Zakât ou non – ‘il appartient à Dieu de lui pardonner, qu’il émigre ou qu’il demeure dans la terre où il est né.’ J’ai dit : ‘Ô Messager de Dieu, dois-je aller annoncer cela aux gens ?’ Il répondit : ‘Non, laisse-les agir, car le Paradis comprend cent degrés, et entre deux degrés il y a une distance égale…’” »