Un homme intercédera pour une tribu, et ils entreront au Paradis grâce à son intercession ; de même, un homme parmi eux intercédera pour un autre homme et pour sa famille, et ils entreront au Paradis grâce à son intercession (1).
Al-Bazzâr a rapporté, selon sa chaîne de transmission, d’après Anas ibn Mâlik, dans un hadith remontant au Prophète (marnou‘) : « Certes, un homme intercédera en faveur de deux ou trois personnes » (2).
Il a également rapporté, d’après un hadith transmis par Sufyân al-Thawrî, de ‘Adam ibn ‘Alî, d’après Ibn ‘Umar : le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il sera dit à l'homme : “Lève-toi, untel, et intercède.” Alors cet homme se lèvera et intercédera pour une tribu, pour une famille, pour un homme et pour deux hommes, selon l’étendue de son œuvre » (3).
Et d’après un hadith transmis par al-Husayn ibn Wâqid, d’après Abû Ghâlib, selon Abû Umâma : j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Plus nombreux que la tribu de Mudar seront ceux qui entreront au Paradis grâce à l’intercession d’un homme de ma communauté. De plus, cet homme intercédera en faveur de sa famille, et son intercession sera accordée en proportion de ses actes » (4).
Al-Bayhaqî a rapporté, par le biais d’al-Hâkim, d’al-Aṣamm, de Hassan ibn Mukram, de Yazîd ibn Hârûn : Harîz (5), d’après ‘Abd al-Raḥmân ou ‘Abd Allâh ibn Maysarah, selon Abû Umâma : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Par l’intercession d’un homme de ma communauté qui n’est pas Prophète, entreront au Paradis autant de gens que les deux grandes tribus (ou l’une des deux grandes tribus) Rabî‘ah et Muḍar.” Un homme demanda : “Ô Messager d’Allah, Rabî‘ah ne fait-elle pas partie de Muḍar ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : “Je ne fais que transmettre ce qui m’est révélé” » (6–7).
L’imam Aḥmad a dit : « Ismâ‘îl ibn Ibrâhîm nous a rapporté, de Khâlid al-Ḥadhdhâ’, d’après ‘Abd Allâh ibn Shaqîq, qui a dit : “Je me suis assis en compagnie de trois autres hommes à Iliyâ’. L’un d’eux dit : ‘J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Par l’intercession d’un homme de ma communauté, plus entreront au Paradis que la quantité de Banî Tamîm ».’ Nous dîmes : ‘Est-ce toi, ô Messager d’Allah ?’ Il répondit : « Non, ce n’est pas moi. » Alors j’ai demandé : ‘Est-ce bien toi qui l’as entendu ?’ Il dit : ‘Oui.’ Quand il se leva, je demandai : ‘Qui est cet homme ?’ Ils répondirent : ‘C’est Ibn Abî al-Jad‘â’ (8).’ ” »
Aḥmad le rapporte aussi par l’intermédiaire de Ghandar, d’après Shu‘bah, et d‘Affân, d’après Wuhaib, tous deux selon Khâlid al-Ḥadhdhâ’, dans un récit semblable (9).