Il s’y trouve une chose qui est supérieure à l’adoration de mille mois en dehors d’elle. Quant aux Compagnons de Muhammad (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui), ils ont dépensé [en aumônes et efforts] à des moments qui, même si d’autres avaient dépensé en or l’équivalent de la montagne d’Uhud, n’auraient pas atteint la mesure (mudd) de l’un d’entre eux ni même la moitié de cette mesure en dattes.
C’est ce Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) qu’Allah a envoyé à l’âge de quarante ans, et Il l’a rappelé à Lui à l’âge de soixante-trois ans, selon l’avis le plus connu. Durant ces vingt-trois années, il s’est illustré dans les sciences profitables et les œuvres vertueuses, surpassant tous les prophètes qui l’ont précédé, y compris Noé (sur lui la paix) qui demeura parmi son peuple mille ans moins cinquante années, les invitant à n’adorer qu’Allah sans associé et s’appliquant à Lui obéir nuit et jour, matin et soir. Qu’Allah couvre de Ses prières et de Sa paix Noé et tous les prophètes. Ainsi, cette communauté a été honorée et sa récompense a été décuplée, grâce à la noblesse, à la prééminence et à la grandeur de son Prophète.
C’est ce que rappelle Allah le Très-Haut dans Sa Parole :
« Ô vous qui avez cru ! Craignez Allah et croyez en Son Messager ; Il vous accordera une double part de Sa miséricorde, Il fera pour vous une lumière grâce à laquelle vous marcherez et Il vous pardonnera, et Allah est Absoluteur et Miséricordieux. Afin que les gens du Livre sachent qu’ils ne peuvent rien contre la faveur d’Allah et que la grâce est dans la Main d’Allah ; Il la donne à qui Il veut et Allah est Détenteur d’une immense grâce. » (Coran 57 : 28-29)
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Les récits concernant les Enfants d’Israël (Banû Isrâ’îl) sont très nombreux dans le Livre (le Coran) et dans la Sunna prophétique. Si nous devions tous les recenser, l’ouvrage en deviendrait trop volumineux ; mais nous avons rappelé ce qu’a mentionné l’imam Abû ‘Abd Allâh al-Bukhârî dans le présent livre, et cela suffit amplement comme rappel et exemple, et Allah est plus savant.
Quant aux récits israélites rapportés par beaucoup de commentateurs et d’historiens, ils sont très nombreux ; certains sont exacts et concordent avec ce qui s’est réellement passé, mais la plupart émanent de conteurs qui inventent des mensonges, forgés par leurs hérétiques et leurs égarés. Ces récits se répartissent en trois catégories : certains sont authentiques, car ils corroborent ce qu’Allah a raconté dans Son Livre ou ce dont Son Messager (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a informé ; d’autres sont clairement faux, car ils contredisent le Livre d’Allah et la Sunna de Son Messager ; enfin, d’autres laissent planer le doute : ils peuvent aussi bien être vrais que faux.