Ou il dit également : « Elle sera d’abord jaune, puis elle deviendra verte. » Il fut rapporté que certains s’exclamèrent : « On dirait que le Prophète (ﷺ) est né dans le désert. » (1)
[Autre voie]
Aḥmad a dit : « Ismāʿīl nous a rapporté, d’après Saʿīd ibn Yazīd, d’après Abū Naḍra, d’après Abū Saʿīd, que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Quant aux gens du Feu qui en sont les habitants, ils n’y meurent pas et n’y vivent pas. Mais, il y a des gens” – ou comme il (ﷺ) a dit – “que le Feu atteint à cause de leurs péchés” – ou il a dit : “de leurs fautes” –, “si bien qu’il les fait périr momentanément ; quand ils deviennent comme du charbon, l’intercession est alors permise, et on les amène par paquets successifs, puis on les répand sur les rivières du Paradis. Il est alors dit : ‘Ô habitants du Paradis, répandez de l’eau sur eux’, et ils repoussent comme la graine poussant dans le limon charrié par un torrent.” » Un homme parmi l’assistance dit alors : « On dirait que le Messager d’Allah (ﷺ) était au désert. » Cet isnād est authentique selon les critères des “deux Ṣaḥīḥ” (2), mais ils ne l’ont pas rapporté sous cette forme (3).
[Autre voie]
Aḥmad a dit : « Yaḥyā ibn Saʿīd nous a rapporté, d’après ʿUthmān ibn Ghiyāth, qui le tenait d’Abū Naḍra, d’après Abū Saʿīd al-Khudrī, que les gens seront présentés sur le pont de la Géhenne, sur lequel se trouvent des épines, des crocs, et des crochets qui saisissent les gens. Certains passeront aussi vite que l’éclair, d’autres comme le vent, d’autres comme un cheval lancé au galop, d’autres encore à la course, [d’autres en marchant, et d’autres en rampant sur les genoux] et enfin d’autres en se traînant. Quant aux habitants de l’Enfer, ils n’y meurent pas et n’y vivent pas. Mais il y en a parmi eux qui seront saisis à cause de leurs péchés et brûlés jusqu’à devenir noir charbon. Allah permettra alors l’intercession : on les amènera par groupes, et on les jettera dans une rivière, où ils repousseront comme la graine qui germe dans le limon charrié par un torrent. »
Abū Saʿīd ajoute : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Avez-vous déjà vu la plante sauvage (4) ?” » Il y a, dit-on, trois arbres sur les bords du Feu. Un homme sortira alors de l’Enfer et se tiendra sur son rebord, en disant : « Ô Seigneur, détourne mon visage de ce Feu. » Allah lui répondra : « Jure-moi que tu ne Me demanderas plus rien d’autre. » L’homme aperçoit alors un arbre et dit : « Ô Seigneur, rapproche-moi de cet arbre pour que je puisse m’abriter sous son ombre et manger de son fruit. » Et Allah dira de nouveau : « Jure-moi que tu ne Me demanderas plus rien d’autre. » Puis il en aperçoit un autre, meilleur que le précédent, et répète : « Ô Seigneur, déplace-moi près de cet arbre pour que je puisse m’abriter sous son ombre et manger de son fruit. » Allah lui dira alors : « Jure-moi que tu ne Me demanderas plus rien d’autre. » Et lorsqu’il voit un troisième arbre, il s’exclame : « Ô Seigneur… »