Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

«…Quiconque aura un atome de foi (īmān) dans son cœur, faites-le sortir.» Il (l’orateur) déclara : «Alors, ils feront sortir des gens (de l’Enfer) et intercéderont, puis Dieu dira : “Allez, partez ! Quiconque vous trouverez dont le cœur renferme l’équivalent d’un grain de moutarde de foi, sortez-le (du Feu).”» Il poursuivit : «Ils feront alors sortir d’autres personnes, puis Dieu – Exalté soit-Il – dira : “À présent, c’est Moi qui les fais sortir grâce à Ma science et Ma miséricorde.” Il en fera sortir un nombre supérieur à ceux libérés auparavant, et bien plus encore. Il sera inscrit sur leur cou : “Affranchis de Dieu”, puis ils entreront au Paradis et y seront appelés ‘les ressuscités de la Géhenne (al-jahannamiyyīn).”» Ce hadith est rapporté uniquement par Aḥmad (1).

[Une autre voie]
Ibn Abī al-Dunyā rapporte : «‘Alī ibn al-Jaʿd nous a transmis : al-Qāsim ibn al-Faḍl al-Ḥuddānī (2) nous a transmis, m’a transmis Saʿīd ibn al-Muhallab, qui relate : “Ṭalq ibn Ḥabīb a dit : ‘J’étais parmi les gens les plus enclins à nier l’intercession (al-shafāʿa) jusqu’à ce que je rencontre Jābir ibn ʿAbd Allāh. Je lui ai récité chaque verset portant sur l’intercession que j’étais capable de mémoriser, ainsi que tout passage mentionnant l’éternité des gens du Feu. Il me dit alors : «Ô Ṭalq (3), croirais-tu lire le Livre de Dieu et connaître la Sunna de Son Prophète mieux que moi ?» Je répondis : “Non.” Il poursuivit : “Ce que tu as récité concerne les polythéistes. Quant à ces gens-là, ils ont commis des péchés, ont été châtiés pour cela, puis ont été tirés du Feu.” Ensuite, il pointa ses deux oreilles avant d’ajouter : “Puisse-je devenir sourd si je n’ai pas entendu moi-même le Messager de Dieu (ṣalla llāhu ʿalayhi wa-sallam) le dire, alors que nous récitions ce que tu récites.”’” (4)»

[Hadith de ʿUbāda ibn al-Ṣāmit (raḍiya llāhu ʿanh)]
Aḥmad a rapporté : «Al-Ḥakam ibn Nāfiʿ (5) nous a transmis : Ismāʿīl ibn ʿAyyāsh nous a transmis, d’après Rāshid ibn Dāwud al-Ṣanʿānī, d’après ʿAbd al-Raḥmān ibn Ḥassān, d’après Rūḥ ibn Zimbāʿ, d’après ʿUbāda ibn al-Ṣāmit, qui raconta : “Un soir, les Compagnons du Prophète (ṣalla llāhu ʿalayhi wa-sallam) le perdirent de vue. Or, ils avaient l’habitude, lorsqu’ils faisaient halte, de le placer au milieu d’eux. Ils s’inquiétèrent et craignirent que Dieu (Exalté soit-Il) ne lui ait accordé d’autres compagnons qu’eux. Et soudain, voilà la silhouette du Prophète (ṣalla llāhu ʿalayhi wa-sallam). Ils entonnèrent le takbīr en le voyant, en disant : «Ô Messager de Dieu ! Nous redoutions que Dieu (Exalté soit-Il) ait choisi pour toi d’autres compagnons que nous.» Il répondit : «Non. Vous êtes mes Compagnons dans ce monde et dans l’Au-delà. En vérité, Dieu (Exalté soit-Il) m’a réveillé en pleine nuit et m’a dit : ‘Ô Muḥammad, Je n’ai jamais envoyé de Prophète ou de Messager sans qu’il ne Me demande une requête que J’ai ensuite exaucée. Demande donc, ô Muḥammad, et tu obtiendras.’ J’ai répondu : ‘Ma requête est l’intercession (al-shafāʿa) pour ma communauté [le Jour de la Résurrection].’»” Abū Bakr demanda alors : «Ô Messager de Dieu, qu’est-ce que l’intercession ?» Il répondit : «Je dirai : ‘Ô Seigneur, c’est l’intercession que j’avais mise de côté auprès de Toi’, et alors Il dira…»»

(1) Rapporté par Ahmad dans le Musnad (3/325-326), et c’est un hadith authentique. (2) Dans (A) : Al-Harrani, ce qui est une erreur. (3) Rapporté par al-Bukhari dans al-Adab al-Mufrad (818), chapitre : « Celui qui invoque un autre en utilisant la forme diminutive de son nom avec l’expression ‘Ô Ṭulayq’ ». (4) Aussi rapporté par Ahmad (3/330) par la voie de Al-Qasim, ainsi que par al-Bukhari dans al-Adab al-Mufrad (n° 818), et c’est un hadith authentique selon d’autres chaînes. (5) Dans al-Usul : Ibrahim ibn Nafi‘, ce qui est une erreur.
منْ إيمانٍ فأخْرِجُوه " قال: " فَيُخْرجونَ بَشَرًا، وَيَشْفعونَ، فيَقُولُ: اذْهَبُوا أو انْطَلِقُوا، فمنْ وَجَدْتُم في قَلْبِهِ مثقال حَبةٍ منْ خَرْدَلٍ منْ إيمان فأخرجوه " قال: " فيخرجون بشرًا ثمَّ يَقُولُ اللهُ تعالى: أنا الآن أخْرِجُ بِعِلْمي وَرَحْمتي، فَيُخْرجُ أضْعَافَ ما أخْرَجُوا، وَأضْعَافَهُ، فَيُكْتبُ في رِقَابِهمْ: عُتَقاءُ اللهِ – Exalté soit-Il – ثمَّ يَدْخُلونَ الْجنَّةَ فَيُسَمَّوْنَ فِيها الْجَهنَّمِيِّين ". تفرَّد به أحمد (١) . [طريق أخرى] قال ابن أبي الدُّنْيا: حدّثنا عليُّ بنُ الْجَعْدِ، حدّثنا القاسمُ بنُ الفَضْلِ الحُدَّاني (٢) ، حدّثني سعيدُ بنُ المُهلَّب، قال: قال طَلْقُ بنُ حَبيبٍ: كُنْتُ منْ أشَدِّ النَّاسِ تَكْذِيبًا بالشَّفَاعَةِ، حتَّى لَقيتُ جَابرَ بن عَبْدِ اللهِ، فَقَرَأْتُ عَلَيْهِ كلَّ آيةٍ أقْدِرُ عَلَيْها في الشفاعة، وكل آية فيهَا ذِكْرُ خُلودِ أهْلِ النَّارِ، فقالَ لي: يا طَلْق (٣) أتُرَاكَ أقْرَأَ لِكتابِ اللهِ وَأعْلَم بِسُنَّة نَبيِّه منِّي؟ قُلْتُ: لا، قال: إنَّ الَّذي قَرَأْتَه هُمُ المُشْركُونَ، وَلَكن هَؤلاءِ قَوْم أصَابُوا ذُنوبًا عُذبُوا بها، ثُمَّ أخْرِجُوا منَ النَّارِ، ثمَّ أوْمأ بِيَديه إلى أُذُنَيْه، ثُمَّ قالَ: صَمَّتا، إنْ لمْ أكُنْ سَمِعْتُ رسولَ اللهِ ﷺ يَقُولُهُ وَنَحْنُ نَقْرَأ الَّذي تَقْرأ (٤) . [حديث عبادة بن الصامت (رضي الله عنه) ] قال أحمد: حدّثنا الحَكَم بنُ نافعٍ (٥) ، حدّثنا إسماعيلُ بنُ عَيَّاشٍ، عن رَاشدِ بن دَاودَ الصَّنْعَانيّ، عن عَبْدِ الرَّحْمنِ بن حَسَّانَ، عن رَوْحِ بنِ زِنْباعٍ، عن عُبادةَ بنِ الصَّامِتِ، قالَ: فَقَدَ النبيَّ ﷺ لَيْلةً أصْحَابُهُ، وكانُوا إذا نَزَلوا أنْزَلوهُ وسْطَهُمْ، ففَزِعُوا وَظنُوا أنَّ الله (تعالى) اختار له أصحابًا غيْرَهُمْ، فإذا هُمْ بِخَيالِ النبيِّ ﷺ ، فَكَبَّرُوا حينَ رَأَوْهُ، وقَالُوا: يا رَسُولَ اللهِ، أشْفَقْنا أنْ يَكُونَ اللهُ (تعالى) اخْتارَ لَكَ أصحابًا غَيْرنا، فقالَ رسولُ الله ﷺ : "لا، بَلْ أنْتُمْ أصْحَابي في الدُّنْيا وَالآخِرَةِ، إنَّ الله تعالى أيْقَظَني، فقال: يا مُحمَّدُ، إني لمْ أَبْعثْ نَبيًا، ولا رَسُولًا إلَّا وقدْ سَألَني مَسْألةً أعْطَيْتُها إيَّاهُ، فَسَلْ يا مُحمَّدُ تُعْطهْ، فَقُلْتُ: مَسْألَتي شفاعة لأمَّتي [يوم القيامة] " فقال أبو بَكْرٍ: يا رَسُولَ اللهِ، ومَا الشَّفَاعةُ؟ قال: " أقولُ: يا رَبِّ شَفَاعَتي الَّتي اخْتَبَأتُ عِنْدَكَ، فيَقُولُ
(١) رواه أحمد في المسند (٣/ ٣٢٥ - ٣٢٦) وهو حديث صحيح. (٢) في (آ): الحراني، وهو خطأ. (٣) رواه البخاري في الأدب المفرد (٨١٨) باب من دعا آخر بتصغير اسمه بلفظ (يا طُلَيق). (٤) وأخرجه أحمد (٣/ ٣٣٠) من طريق القاسم، به، والبخاري في "الأدب المفرد" رقم (٨١٨) وهو حديث صحيح لغيره. (٥) في الأصول: إبراهيم بن نافع، وهو خطأ.

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