Il dit :
« Celui qui ment intentionnellement à mon sujet, qu’il prenne place en Enfer. »
Oui, j’ai entendu le Messager de Dieu (ﷺ) dire cela.
At-Tabarānī dit : « Ce propos n’a été transmis de Muʿarraf ibn Wāṣil que par Ṣāliḥ ibn Isḥāq al-Jihbaḏ (1). »
[Un récit rare et un contexte surprenant]
Abū Bakr ibn Abī ad-Dunyā rapporte :
« Abū ʿAbd ar-Raḥmān al-Qurashī nous transmit ; Ṭalḥa ibn Sinān nous transmit ; ʿAbd al-Malik ibn Abjar (2) nous transmit, d’après ash-Shaʿbī, d’après Abū Hurayra (qu’Allâh l’agrée), qui dit :
“Le Jour de la Résurrection, on amènera l’Enfer, tiré par soixante-dix mille rênes, et à chaque rêne soixante-dix mille anges y tiennent ferme. Il se penchera sur eux jusqu’à ce qu’on le place à la droite du Trône. Ce jour-là, Dieu fera peser l’humiliation sur lui. Alors Dieu s’adressera à lui en disant : « Qu’est-ce donc que cette humiliation ? » Et il dira : « Ô Seigneur, je crains qu’il y ait un châtiment de Ta part contre moi. » Dieu lui répondra : « Je ne t’ai créé qu’en guise de tourment, et Je n’ai pas de courroux contre toi. » Puis Dieu lui adressera (un ordre), alors il poussera un souffle si puissant qu’aucun œil ne restera sans larmes.
Ensuite, il poussera un autre souffle, et il ne restera aucun ange rapproché ni aucun prophète envoyé qui ne s’évanouisse, à l’exception de votre Prophète, le Prophète de la Miséricorde. Celui-ci dira : « Ô Seigneur, ma communauté ! Ma communauté ! »” (3)
[Un autre récit parmi les plus singuliers, rapporté de Kaʿb al-Aḥbār]
L’historien ḥāfiẓ Abū Nuʿaym al-Aṣbahānī rapporte :
« Mon père nous transmit ; Aḥmad ibn Muḥammad ibn al-Ḥusayn al-Baghdādī nous transmit ; Ibrāhīm ibn ʿAbd Allāh ibn al-Junayd nous transmit ; ʿUbayd Allāh ibn Muḥammad ibn ʿĀʾisha nous transmit ; Salm al-Khawwāṣ (4) nous transmit, d’après Furāt ibn as-Sāʾib, d’après Zādhān, qui dit :
“J’ai entendu Kaʿb al-Aḥbār dire : « Lorsque viendra le Jour de la Résurrection, Dieu rassemblera les premiers et les derniers en un même lieu, et les anges descendront pour former des rangs. Alors Dieu le Très-Haut dira : “Ô Jibrīl, amène-Moi l’Enfer.” Jibrīl l’amène, tiré par soixante-dix mille rênes. Lorsqu’il sera à une distance de cent années de marche des créatures, il poussera un souffle : l’effroi fera bondir les cœurs des créatures.
Il soufflera une seconde fois : il ne restera ni ange rapproché ni prophète envoyé sans tomber à genoux. Puis il soufflera une troisième fois : à ce moment, les cœurs monteront aux gorges et les esprits seront comme hébétés. Chaque personne aura alors recours à ses œuvres. Même Ibrāhīm al-Khalīl (que la paix soit sur lui) dira : “Au nom de mon rang d’ami intime (khalīl), je ne Te demande aujourd’hui que ma propre sauvegarde !” Mūsā (que la paix soit sur lui) dira : “En vertu de la faveur de T’avoir parlé, je ne Te demande que ma propre sauvegarde !” Et ʿĪsā (que la paix soit sur lui) dira : “Par les bienfaits dont Tu m’as honoré, je ne Te demande que ma propre sauvegarde ! Je ne demande même pas pour Maryam qui m’a enfanté.”
Quant à Muḥammad (ﷺ), il dira : “Ô Seigneur, ma Communauté ! Ma Communauté ! Je ne Te demande pas ma propre personne aujourd’hui, je ne Te demande que pour ma Communauté.” Et le Très-Haut répondra : “Mes élus issus de ta Communauté n’auront aucune crainte et ne seront point affligés. Par Ma Puissance et Ma Majesté…” »”