Narration :
«Il s’enfuit de lui, alors qu’il le poursuit et cherche à s’en prémunir, puis il lui met sa main dans la bouche, ensuite il l’enserre.» Ensuite, il récita ce verset (1). Un propos similaire a été rapporté d’Ibn Mas’ud avec une chaîne de transmission remontant au Prophète (2).
Al-Aʿmash rapporta d’après ʿAbd Allah ibn Murrah, d’après Masrûq, d’après ʿAbd Allah ibn Masʿûd, au sujet de la parole du Très-Haut : «﴿الَّذِينَ كَفَرُوا وَصَدُّوا عَنْ سَبِيلِ اللَّهِ زِدْنَاهُمْ عَذَابًا فَوْقَ الْعَذَابِ بِمَا كَانُوا يُفْسِدُونَ﴾» [an-Nahl : 88]. Ibn Masʿûd dit : «On leur rajoute des scorpions qui ont des queues semblables aux grands palmiers.»
Al-Bayhaqî rapporta, d’après al-Hâkim, d’après al-Aṣamm, d’après Muḥammad ibn Isḥâq, d’après Aṣbaġ ibn al-Faraj, d’après Ibn Wahb, d’après ʿAmr ibn al-Ḥârith, que Darrâj Abû as-Samḥ raconta avoir entendu ʿAbd Allah ibn al-Ḥârith ibn Jazʾ az-Zubaydî dire, de la part du Prophète ﷺ :
«Il y a dans le Feu des serpents semblables aux cous des dromadaires ; ils mordent d’une morsure dont on ressent la brûlure quarante automnes durant. Et il s’y trouve aussi des scorpions comme des mules bâtées (3), qui piquent d’une piqûre dont on ressent la brûlure pendant quarante automnes.» (4)
Ibn Abî d-Dunyâ a rapporté : «Muḥammad ibn Idrîs al-Ḥanẓalî m’a transmis : “Muḥammad ibn ʿUthmân Abû al-Jumâhir nous a rapporté, d’après Ismâʿîl ibn ʿAyyâsh, d’après Saʿîd ibn Yûsuf, d’après Yaḥyâ ibn Abî Kathîr, d’après Abû Sallâm, qu’il a entendu Ḥajjâj ibn ʿAbd Allah ath-Thamâlî – qui avait vu le Prophète ﷺ et accompli à ses côtés le Pèlerinage d’adieu – dire : ‘Nufayr ibn Mujîb, qui faisait partie des Compagnons du Prophète ﷺ et de ses plus anciens disciples, raconta : “Il y a en Enfer soixante-dix mille vallées, dans chaque vallée soixante-dix mille ravins, dans chaque ravin soixante-dix mille demeures, dans chaque demeure soixante-dix mille maisons, dans chaque maison soixante-dix mille fissures, et dans chaque fissure soixante-dix mille serpents. Dans la gueule de chaque serpent résident soixante-dix mille scorpions, et le mécréant et l’hypocrite doivent passer par tout cela jusqu’à ce qu’ils y parviennent réellement.”’»
Ce hadith est rapporté de manière interrompue (mauqûf) et il est très étrange, voire clairement réprouvé. De plus, Saʿîd ibn Yûsuf, que Ismâʿîl ibn ʿAyyâsh cite ici, est un inconnu – et Dieu sait mieux. Même en supposant qu’Ismâʿîl l’ait entendu de Yaḥyâ ibn Abî Kathîr, un Hidjâzî, le ḥadith concernant les non-Châmî n’est pas accepté d’Ismâʿîl. Al-Bukhârî a d’ailleurs mentionné ce récit dans son “Târîkh al-Kabîr” d’une façon proche de celle-ci. Dieu est plus savant (5).
Certains commentateurs du Coran ont mentionné, à propos de «Ghayy» et «Athâm», qu’il s’agissait de deux vallées de l’Enfer (que Dieu nous en préserve). Quant à la parole de Dieu ﴿وَجَعَلْنَا بَيْنَهُمْ مَوْبِقًا﴾ [al-Kahf : 52], certains ont dit qu’il s’agit d’un fleuve de pus et de sang.