Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il est rapporté dans le hadith quelque chose qui appuie ce sens, et Dieu est plus savant.

Abou Bakr Aḥmad Ibn Mūsā Ibn Mardawayh a dit : « ʿAbd Allāh Ibn Khālid Ibn Muḥammad Ibn Rustam nous a rapporté, disant : “Muḥammad Ibn Ṭāhir Ibn Abī ad-Dumayk (1) nous a rapporté, disant : ‘Ibrāhīm Ibn Ziyād, surnommé Sablān, nous a rapporté, disant : ‘ʿAbbād Ibn ʿAbbād nous a rapporté, disant : ‘Rūḥ Ibn al-Musayyib nous a rapporté qu’il avait entendu Thābit al-Bunānī transmettre, d’après Anas Ibn Mālik, qui a dit : Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) a dit :

“Lorsqu’un croyant meurt, [les âmes des croyants] l’accueillent et l’interrogent : ‘Qu’est devenu untel ? Qu’est devenue unetelle ?’ Si la personne en question est décédée sans être venue à leur rencontre, ils disent : ‘On l’a conduit à sa mère, l’abîme ? Quelle mauvaise mère et quel mauvais lieu d’éducation !’ jusqu’à ce qu’ils demandent : ‘Qu’est devenu untel ? S’est-il marié ? Qu’est devenue unetelle ? S’est-elle mariée ?’ Puis ils disent enfin : ‘Laissez-le se reposer, car il vient de sortir d’une grande affliction.’” (2)

Ibn Jarīr a rapporté : « Ibn ʿAbd al-Aʿlā nous a rapporté, disant : Ibn Thawr (3), d’après Maʿmar, d’après al-Ashʿath Ibn ʿAbd Allāh l’aveugle, a dit : ‘Lorsque le croyant décède, son âme est emmenée parmi les âmes des croyants, et ils disent : “Faites prendre l’air à votre frère, car il était accablé par les peines de ce monde.” Puis ils l’interrogent : “Qu’est devenu untel ?” Il répond : “Il est mort. Ne vous est-il pas parvenu ?” Ils s’écrient alors : “On l’a conduit à sa mère l’abîme.”’ »

Al-Ḥāfiẓ Ḍiyāʾ a rapporté, d’après la chaîne de transmission de Sharīk le cadi, d’après al-Aʿmash, d’après ʿAbd Allāh Ibn as-Sāʾib, d’après Zādhān, d’après ʿAbd Allāh Ibn Masʿūd, qui a dit : « Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) a déclaré : “Être tué dans le sentier de Dieu expie tous les péchés” – ou il a dit : “ex­pie tous les péchés” – “sauf l’amāna (l’objet d’un dépôt ou la confiance). Alors on fera venir celui à qui une amāna avait été confiée, et on lui dira : ‘Rends ton dépôt !’ Il répondra : ‘Ô Seigneur, comment le rendre alors que la vie d’ici-bas est finie ?’ – et il le répétera trois fois. On dira alors : ‘Emmenez-le dans l’abîme !’ On l’y précipitera et il y tombera jusqu’au fond, où il retrouvera son dépôt dans l’état où il était ; il le chargera sur ses épaules et remontera avec dans le Feu de l’Enfer. Quand il pensera en sortir, le dépôt glissera et il retombera à sa suite, et ainsi de suite pour l’éternité.” Puis il ajouta : “Quant à l’amāna, elle concerne aussi la prière, le jeûne, les ablutions et la parole donnée, et la plus lourde d’entre elles est le dépôt qu’on confie. »” Zādhān a dit : “J’ai alors rencontré al-Barāʾ et lui ai demandé : ‘Ne sais-tu pas ce que dit ton frère ʿAbd Allāh ?’ Il a dit : ‘Il dit vrai.’” Ce hadith ne figure pas dans le Musnad ni dans aucun des six recueils de hadith (4).

(1) Dans (A) : « al-rashk » (la jalousie), ce qui est une erreur. (2) Dans sa chaîne de transmission : Rūḥ ibn al-Musayyib al-Kalbī al-Baṣrī ; Ibn ʿAdī a dit : « Ses hadiths ne sont pas fiables », et Ibn Ḥibbān a déclaré : « Il rapporte des hadiths fabriqués de la part de narrateurs dignes de confiance, il n’est donc pas permis de rapporter de lui. » (3) Dans al-Uṣūl : Abū Thawr, ce qui est une erreur. (4) Et dans sa chaîne de transmission, il y a une faiblesse.
وقد ورد الحديثُ بما يُقَوِّي هذا المعنى، والله أعلم. قال أبو بكر أحمد بن موسى بن مَرْدَوَيهِ: حدّثنا عبد الله بن خالد بن محمد بن رستم، حدّثنا محمد بن طاهر بن أبي الدُّمَيْك (١) ، حدّثنا إبراهيم بن زياد، سبلان، حدّثنا عبَّاد بن عباد، حدّثنا روْح بن المسيب: أنه سمع ثابتًا البُنَانيّ يُحدّث، عن أنس بن مالك، قال: قال رسول الله ﷺ : "إذا مات المُؤمنُ [تلقته أرواح المؤمنين] يَسْألونَه: ما فعلَ فلان؟ ما فعلتْ فلانةُ؟ فإن كان قد مات ولم يأتهم، قالوا: خُولفَ به إلى أُمِّهِ الهاوية؟ فبئستِ الأمّ، وبئْسَتِ المرَبِّية، حتى يقولوا: ما فعل فلان؟ هل تزوّج؟ ما فعلت فلانةُ؟ هل تزوجت؟ فيقولون: دعوه يستريح، فقد خرج من كرب عظيم" (٢) . وقال ابن جرير: حدّثنا ابن عبد الأعلى، حدّثنا ابن ثَوْر (٣) ، عن مَعْمَر، عن الأشعث بن عبد الله الأعمى، قال: إذا مات المؤمنُ ذُهِبَ برُوحِه إلى أرواح المؤمنين، فيقولون: رَوّحوا أخاكم، فإنَّه كان في غم الدُّنيا، قال: ثم يسألونه: ما فعل فلان، فيقول: مات، أوَ ما جاءكم؟ فيقولون: ذُهِبَ به إلى أُمّه الهاوية. وروى الحافظُ الضياءُ من طريق شَرِيك القاضي، عن الأعمش، عن عبد الله بن السائب، عن زَاذَانَ، عن عبد الله بن مسعود، قال: قال رسول الله ﷺ : "القتلُ في سبيل الله يُكَفِّر الذُّنوبَ كُلَّها-" أو قال: " يُكَفرُ كُلّ ذَنْبٍ- إلا الأمانة، يؤتى بصاحب الأمانة فيقال له: أدِّ أمانَتَك، فيقول: أنَّى يارَبّ وقد ذَهبتِ الدّنيا، ثلاثَ مَرَّات، فيقال: اذهَبُوا به إلى الهاوية، فيُذْهبُ به إلَيها، فيْهوي فيها حتَّى يَنْتَهيَ إلى قَعْرها، فيَجِدَهَا هناك كَهَيْئتها، فيَحْمِلُها فيضَعُها على عاتِقِه، ثُمَّ يَصْعدُ بها في نار جهنَّم حتى إذا رأى أنّه قد خرج منها زَلّت، فَهَوى في أثَرِها كذلك أبد الآبدين" قال: "والأمانةُ في الصلاة، والأمانةُ في الصوم، والأمانةُ في الوضوء، والأمانةُ في الحديث، وأشدُّ ذلك الودائعُ، قال يعني زَاذَان: فلقيتُ البَرَاءَ، فقلت: ألا تسمعُ ما يقول أخوك عبد الله؟ فقال: صدق. وهذا الحديث ليس هو في " المسند" ولا في شيء من الكتب الستة (٤) .
(١) في (آ): الرشك، وهو خطأ. (٢) في سنده: روح بن المسيب الكلبي البصري، قال ابن عدي: أحاديثه غير محفوظة، وقال ابن حبان: يروي الموضوعات عن الثقات لا تحل الرواية عنه. (٣) في الأصول: أبو ثور، وهو خطأ. (٤) وفي إسناده ضعف.

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