« Si une seule goutte de Zaqqûm tombait dans les mers de ce monde, elle corromprait leurs moyens de subsistance. Que dire alors de celui qui en fait sa nourriture ?»
Rapporté par at-Tirmidhî, d’après Maḥmûd ibn Ghaylân, d’après Abû Dâwud. Il a dit : « Hadith ḥasan ṣaḥîḥ. » Également rapporté par an-Nassâ’î et Ibn Mâjah, d’après le ḥadith de Shuʿbah, selon la même chaîne de transmission (1).
Abû Yaʿlâ al-Mawṣilî a dit : « Zuhayr nous a rapporté ; al-Ḥasan ibn Mûsâ al-Ashyab nous a rapporté ; Ibn Lahîʿah nous a rapporté ; Darrâj Abû as-Samḥ nous a rapporté, qu’Abû al-Haytham lui a transmis d’après Abû Saʿîd, d’après le Messager de Dieu (ﷺ) : “Si l’on répandait un seau de Ghassâq dans le bas monde, il empesterait les habitants de la terre.” » Également rapporté par at-Tirmidhî d’après le ḥadith de Darrâj (2).
D’après Kaʿb al-Aḥbâr, il a dit : « Dieu pose Son regard sur Son serviteur le Jour de la Résurrection alors qu’Il est en colère, et Il dit : “Saisissez-le !” Cent mille anges ou plus encore s’emparent alors de lui et rapprochent son front de ses pieds, par colère pour la colère de Dieu – exalté soit-Il. Ils le traînent sur son visage jusqu’au Feu. Celui-ci est plus en colère contre lui, et de soixante-dix fois plus, que ne le sont les anges. Le serviteur implore alors une gorgée d’eau ; on lui en donne une telle que sa chair et ses tendons en tombent, puis on le jette dans le Feu. Malheur à lui à cause du Feu !»
Et selon lui (Kaʿb) également : « Savez-vous ce qu’est le Ghassâq ? » Ils répondirent : « Non. » Il dit : « C’est une source en Géhenne où s’écoule le venin de toute créature venimeuse, que ce soit d’un serpent, d’un scorpion ou d’autres. Il y stagne, puis l’on amène l’être humain et on le plonge d’un seul coup dans cette source. Lorsqu’il en sort, sa peau est tombée de ses os ; sa peau et sa chair se trouvent suspendues à ses chevilles, et il se met à traîner sa peau et sa chair comme un homme traîne son vêtement. »
[Évocation de lieux en Enfer dont les noms ont été rapportés dans des hadiths, avec rappel de ce qui en est authentique ou faible]
Dieu – exalté soit-Il – dit : « Et quant à celui dont les balances seront légères (8), sa mère sera le précipice » (sourate al-Qâriʿah, v. 8-9). On a dit : « Cela signifie que sa tête bascule, c’est-à-dire qu’il tombe (yahuî) dans le Feu. » Ibn Jurayj a dit : « Al-Hâwiyah : c’est le fond de l’Enfer. » Ainsi qu’il est rapporté dans le ḥadith : « En vérité, un homme prononce parfois une parole qui suscite la colère de Dieu, et il tombe dans le Feu plus loin que la distance séparant l’Orient de l’Occident » (3). Dans une autre version : « pendant soixante-dix automnes » (4). On a encore dit que le sens de « fa-ummuhu hâwiyah » est qu’il sera précipité dans les tréfonds de l’Enfer, ou que cela décrit tout simplement l’Enfer ainsi nommée. »