Et Mouslim (1) l’a également rapporté d’après le hadith de Mâlik, ainsi que par d’autres chaînes de transmission, transmises par ‘Âmir ibn Sa‘d, selon la même version.
Moussa ibn Ismâ‘îl nous a rapporté : « Dâwud ibn Abî al-Furât nous a rapporté, d’après ‘Abd Allâh ibn Burayda, d’après Yahyâ ibn Ya‘mar, d’après ‘Â’isha, qui a dit : “J’ai interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) au sujet de la peste. Il m’informa : ‘C’est un châtiment qu’Allah envoie à qui Il veut parmi Ses serviteurs, et Allah en a fait une miséricorde (2) pour les croyants. Quiconque se trouve atteint par la peste et demeure dans sa contrée avec patience, comptant sur la récompense (divine), tout en sachant que rien ne pourra l’atteindre si ce n’est ce qu’Allah lui a prescrit, obtiendra une récompense égale à celle d’un martyr.’” » Al-Boukhârî (3) est le seul, par rapport à Mouslim, à l’avoir rapporté sous ce même angle.
Autre hadith : Al-Boukhârî (4) a déclaré : « Qutayba nous a rapporté - voici ce qu'il nous a dit : “Layth nous a rapporté, d’après Ibn Shihâb, relayé par ‘Urwa, d’après ‘Â’isha : ‘Les Quraychites furent préoccupés par l’affaire de la femme de la tribu Makhzûm qui avait volé. Ils dirent : ‘Qui donc parlera en sa faveur au Messager d’Allah (ﷺ) ?’ [Ils ajoutèrent : ‘Qui oserait s’adresser à lui hormis Usâma ibn Zayd, le bien-aimé du Messager d’Allah (ﷺ) ?’] (6). Usâma intercéda alors auprès de lui, mais le Prophète (ﷺ) répondit : ‘Intercèdes-tu pour une peine faisant partie des limites imposées par Allah ?!’ Puis il se leva, prononça un discours et dit : ‘Ce qui a causé la perte de ceux qui vous ont précédés, c’est qu’ils laissaient impuni celui qui volait lorsqu’il était de rang élevé, tandis qu’ils exécutaient la sanction dès lors qu’il s’agissait d’une personne faible. Par Allah ! Même si Fâtima, la fille de Muhammad, avait volé, je lui aurais coupé la main.’” » Les autres compilateurs de hadith ont également rapporté ce récit par différentes chaînes, ayant pour origine Layth ibn Sa‘d (8).
Autre hadith : Al-Boukhârî a également rapporté : « Adam nous a transmis, en disant : ‘Shu‘ba nous a transmis d’après ‘Abd al-Malik ibn Maysara, qui a déclaré : “J’ai entendu al-Nazzâl ibn Sabra al-Hilâlî, d’après Ibn Mas‘ûd, dire : ‘J’ai entendu un homme réciter un verset (9) alors même que j’avais entendu le Messager d’Allah (ﷺ) le réciter autrement. Je l’amenai donc au Prophète (ﷺ) pour l’en informer. Je perçus sur son visage un signe de mécontentement, puis il déclara (10) : “Vous avez tous deux bien récité. Ne divergez pas.”’”’ »