Il a été rapporté par Ahmad, selon (la chaîne de transmission allant) de lui à Sulaymân ibn al-Mughîra, d’après Thâbit, d’après Anas ibn Mâlik, au sujet du Messager de Dieu (ﷺ), qu’il a dit :
« Je me présenterai à la porte du Paradis le Jour de la Résurrection et je réclamerai l’autorisation d’entrer. Le gardien demandera : “Qui es-tu ?” Je répondrai : “Muhammad.” Il dira : “C’est à toi que l’ordre a été donné de ne l’ouvrir à personne avant toi.” » (1)
Muslim a dit : « Nous a rapporté Abû Kurayb, Muhammad ibn al-‘Alâ’, qui nous a rapporté le hadith de Mu‘âwiya ibn Hishâm, d’après Sufyân, d’après al-Mukhtâr ibn Fulful, d’après Anas ibn Mâlik, qui a dit : le Messager de Dieu (ﷺ) a déclaré : “Je serai le Prophète qui aura le plus de disciples au Jour de la Résurrection, et je serai le premier à frapper à la porte du Paradis.” » (2)
Dans le “Sahîh Muslim”, il est mentionné : « Dieu – exalté soit-Il – rassemblera les gens ; alors, quand le Paradis sera rapproché pour les croyants, ceux-ci se tiendront debout, ils iront trouver Adam (que la paix soit sur lui) et diront : “Ô notre père, intercède pour nous afin qu’on nous ouvre le Paradis.” Il leur dira : “Qu’est-ce qui vous a fait sortir du Paradis sinon la faute de votre père Adam ? Je ne suis pas celui qui puisse m’en charger…” » Il rapporta alors le reste du hadith comme mentionné plus haut (3). C’est là un témoignage fort en faveur de ce qui est rapporté dans le hadith du Cor, à savoir qu’ils se rendront auprès des Prophètes une seconde fois, pour leur demander d’intercéder auprès de Dieu afin d’entrer dans le Paradis. De ce fait, la possibilité se restreint à nouveau et la mission incombe inévitablement au Messager de Dieu (ﷺ), tout comme il lui avait été assigné la grande intercession, la première, pour séparer les créatures (lors du Jugement), comme évoqué précédemment.
‘Abd Allâh ibn l’imâm Ahmad a dit : « Nous a rapporté Suwayd ibn Sa‘îd, qui a dit : ‘Alî ibn Mushir nous a transmis, d’après ‘Abd al-Rahmân ibn Ishâq, selon lequel al-Nu‘mân ibn Sa‘d raconta : “Nous étions assis auprès de ‘Alî, il récita ce verset : ﴾Le jour où Nous rassemblerons les pieux, tels des hôtes d’honneur auprès du Tout-Miséricordieux (85), et pousserons les criminels en troupeau vers l’Enfer (86)﴿ [Maryam : 85-86]. Il dit : ‘Non, par Dieu, ils ne seront pas rassemblés à pied. Un convoi d’honneur ne se rend pas à pied. Bien au contraire, on leur amènera des chamelles dont aucune créature n’a jamais vu l’équivalent, avec des litières (rahâ’il) en or ; ils monteront dessus jusqu’à ce qu’ils frappent aux portes du Paradis.’” »
Ceci a aussi été rapporté par Ibn Jarîr et Ibn Abî Hâtim, d’après ‘Abd al-Rahmân ibn Ishâq. Le texte ajoute : « Ils arriveront en délégation (wafdan), des montures munies de litières d’or, leurs brides étant en émeraude, et pour le reste, le récit est identique » (4).
Ibn Abî Hâtim a rapporté : « Mon père nous a transmis, il nous a rapporté Abû Ghassân Mâlik ibn Ismâ‘îl al-Nahdî, qui nous a rapporté Maslamah ibn Ja‘far al-Bajalî, j’ai entendu Abû Mu‘âdh al-Basrî raconter : “Un jour, ‘Alî ibn Abî Tâlib se trouvait auprès du Messager de Dieu (ﷺ). Il récita ce verset : ﴾Le jour où Nous rassemblerons les pieux, tels des hôtes d’honneur auprès du Tout-Miséricordieux﴿ [Maryam : 85]. Il dit : ‘Je ne conçois le wafd (la délégation) que comme étant des cavaliers, ô Messager de Dieu !’” Le Messager de Dieu (ﷺ) répondit : “Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, lorsqu’ils sortiront de leurs tombes, ils seront accueillis…” – ou bien :”