Il fut demandé : « Cela s’adresserait-il à l’un d’entre eux tous ? » Il répondit :
« Oui, et j’espère que tu en feras partie, ô Abou Bakr. Lorsque ces gens entreront au Paradis, ils seront guidés vers leurs demeures et les connaîtront mieux que leurs demeures d’ici-bas. »
Ainsi qu’il sera expliqué dans le recueil authentique d’Al-Bukhârî (1).
At-Tabarânî a rapporté : Isḥâq ibn Ibrâhîm ad-Dabarî nous a relaté, d’après ‘Abd ar-Razzâq, d’après Sufyân ath-Thawrî, d’après ‘Abd ar-Raḥmân ibn Ziyâd ibn An‘um, d’après ‘Atâ’ ibn Yasâr, d’après Salmân al-Fârisî, qui dit : le Messager de Dieu (ﷺ) a dit :
« Nul n’entrera au Paradis si ce n’est avec un “passeport” portant “Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux”. Voici un écrit de Dieu pour un tel fils d’un tel : “Faites-le entrer dans un Paradis sublime, dont les fruits sont à portée de main.” »
Al-Ḥâfiẓ aḍ-Ḍiyâ’ l’a également rapporté, par la voie de Sulaymân at-Taymî, d’après Abû ‘Uthmân an-Nahdî, d’après Salmân al-Fârisî : le Messager de Dieu (ﷺ) a dit :
« Il sera remis au croyant un passeport pour traverser le ṣirâṭ : “Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Voici un écrit de Dieu, l’Infiniment Puissant, le Sage, pour un tel fils d’un tel : ‘Faites-le entrer dans un Paradis sublime, dont les fruits sont à portée de main.’” » (2)
L’imâm at-Tirmidhî a rapporté dans son “Jâmi‘” d’après al-Mughîra ibn Shu‘ba : le Messager de Dieu (ﷺ) a dit :
« La devise du croyant sur le ṣirâṭ : “Ô Seigneur, sauve ! Ô Seigneur, sauve !” »
Puis il dit : « Ḥadîth gharîb » (3). Quant au “Ṣaḥîḥ” de Muslim, on y lit : « Et votre Prophète dira : “Ô Seigneur, sauve ! Ô Seigneur, sauve !” » (4).
Il a déjà été mentionné que tous les Prophètes disent cela, de même que l’ensemble des anges. Par ailleurs, il est établi dans le “Ṣaḥîḥ” d’al-Bukhârî par la chaîne de transmission de Qatâda, d’après Abû l-Mutawakkil an-Nâjî, d’après Abû Sa‘îd al-Khudrî, que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit :
« Quand les croyants seront épargnés du Feu, ils seront retenus sur un pont entre le Paradis et l’Enfer, et l’on réglera alors les injustices qu’ils se sont faites dans ce monde. Lorsqu’ils auront été purifiés et épurés, on les autorisera à entrer au Paradis. Ils seront alors plus aptes à reconnaître leurs demeures au Paradis qu’ils ne l’étaient pour leurs demeures dans ce bas-monde. » (5)
L’imâm al-Qurtubî, dans “at-Tadhkira”, a commenté ce ḥadîth et a considéré que ce pont est un second ṣirâṭ réservé aux croyants, d’où personne ne tomberait en Enfer. J’ajoute : ce passage se situe après avoir dépassé le Feu ; il se peut donc que ce pont soit dressé sur une autre épreuve connue de Dieu seul et que nous ignorons. Dieu est plus savant.
Ibn Abî d-Dunyâ a rapporté : Suwayd ibn Sa‘îd nous a relaté, d’après Ṣâliḥ ibn Mûsâ, d’après Layth, d’après ‘Uthmân