Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Abou Sâlih rapporte d’après Abou Hourayra qui a dit : « Le Messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) sortit pour rendre visite à un homme parmi ses Compagnons, qui était souffrant, et j’étais avec lui. Puis il déclara :

“En vérité, Dieu – Exalté soit-Il – dit : ‘C’est Mon Feu ; Je l’impose à Mon serviteur croyant afin qu’il ait, par là, sa part du Feu dans l’au-delà.’” »

Ceci est une chaîne de transmission jugée bonne (1).

L’imam Ahmed a dit : « Nous a rapporté ‘Abd ar-Rahmân, d’après Isra’îl, d’après as-Suddî, d’après Murra, d’après ‘Abd Allah ibn Mas’oud : au sujet du verset “Il n’y aura personne parmi vous qui ne passera par elle” [Coran 19:71], le Messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit : “Toutes les gens passeront (par le Feu), puis ils s’en éloigneront en fonction de leurs œuvres.” »

Ainsi, at-Tirmidhî rapporte également ce hadith par la voie d’Isra’îl, d’as-Suddî, avec la même chaîne, en l’attribuant au Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) ; puis il le rapporte par la voie de Shu‘ba, d’as-Suddî, avec la même chaîne, à l’état maqtou‘ (c’est-à-dire qu’il s’arrête au Compagnon) (2).

De même, Asbât rapporte d’as-Suddî, d’après Murra, d’après Ibn Mas’oud : il dit que les gens passeront tous sur le Sirât, et que leur “passage” consiste à se tenir autour du Feu ; ensuite, ils s’écarteront du Sirât selon leurs œuvres : certains le traverseront aussi rapidement que l’éclair, d’autres comme le vent, d’autres à la manière de l’oiseau, d’autres comme les meilleurs chevaux, d’autres comme les meilleurs chameaux, d’autres encore aussi vite qu’un homme courant, jusqu’à ce que le dernier à le franchir soit un homme dont la lumière n’éclaire que la place de ses deux orteils ; il avance en vacillant sur le Sirât. Or le Sirât est un pont instable et glissant, couvert de pointes semblables à celles du cactus (al-qatâd), et à ses deux bords se tiennent des anges munis de crochets de feu, avec lesquels ils happent les gens… » Puis il mentionna la suite du hadith. Ce récit possède des témoignages semblables dans ce qui précède et dans ce qui suivra, si Dieu le veut.

Sufyân ath-Thawrî rapporte, d’après Salama ibn Kuhayl, d’après Abou az-Za‘râ’, d’après Ibn Mas’oud, qui a dit : « Dieu ordonnera qu’un pont (Sirât) soit dressé au-dessus de la Géhenne. Les gens y passeront en fonction de leurs œuvres : les premiers le franchiront tel l’éclair, puis comme le vent, puis à la vitesse des bêtes les plus rapides, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’un homme passe au pas de course, un autre en marchant. Enfin, le dernier d’entre eux avancera en rampant sur son ventre. Alors il dira : “Ô mon Seigneur, pourquoi suis-je si lent ?” Et Il dira : “Je ne t’ai pas retardé ; c’est ton œuvre qui t’a retardé.” »

Un récit similaire est rapporté d’une autre chaîne, d’après Ibn Mas’oud, avec élévation (marfou‘) jusqu’au Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) (3). Mais la version mentionnant la parole de Ibn Mas’oud sans remonter au Prophète (mawqouf) est plus solide, et Dieu sait mieux.

Le hafiz Abou Nasr al-Wâ’ilî déclare dans son livre Al-Ibâna : « Nous a informés Muhammad ibn Muhammad ibn al-Hajjâj, qui nous a rapporté de Muhammad ibn ‘Abd ar-Rahmân ar-Rab‘î, qui a dit : ‘Alî ibn al-Husayn Abou ‘Ubayd nous a dit (4), nous a rapporté Zakariyyâ ibn Yahyâ Abou as-Sukayn, qui a dit avoir reçu de ‘Abd Allah ibn Sâlih, qui a reçu d’Abou Hammâm al-Qurashî, d’après Sulaymân ibn al-Mughîra, d’après… »

(1) Je dis : Dans sa chaîne de transmission figure al-Raḥmān ibn Yazīd ibn Tamīm, considéré comme faible chaque fois que l'imam Ibn Ḥajar l'a mentionné dans "at-Taqrīb". (2) Rapporté par Aḥmad dans son Musnad (1/435) ainsi que par at-Tirmidhī (3159) et (3160), et c'est un ḥadīth ḥasan. (3) Rapporté par al-Ṭabarānī dans al-Kabīr (9763) avec une attribution directe au Prophète (marfūʿ). (4) Dans (A) : Abū ʿUbayd Allāh, et la correction provient des ouvrages de science des riwāyāt (rijāl).
أبي صالح، عن أبي هريرة، قال: خرج رسول الله ﷺ يعودُ رَجُلاً من أصْحابِه وَعِكاً، وأنا معه، ثم قال: " إنَّ الله تعالى يقول: هي ناري أُسَلِّطُها على عبدي المُؤمن لتكون حَظَّهُ من النَّارِ في الآخرة " . وهذا إسناد حسن (١) . وقال الإمام أحمد: حدّثنا عبد الرحمن، عن إسرائيل، عن السُّدِّيّ، عن مُرة، عن عبد الله بن مسعود ﴿وَإِنْ مِنْكُمْ إِلَّا وَارِدُهَا﴾ [مريم: ٧١] قال رسول الله ﷺ : "يَرِدُ الناسُ [النارَ] ، كلُّهم، ثُمَّ يَصْدُرونَ عنها بأعمالهم " . وهكذا رواه الترمذي من حديث إسرائيل، عن السُّدّيّ، به، مرفوعاً، ثم رواه من حديث شُعْبَة، عن السُّديّ، به، فوقَفهُ (٢) . وهكذا رواه أسْباطٌ عن السُّدِّيّ، عن مُرَّةَ، عن ابن مسعود، قال: يرد الناس جميعاً الصراط، وورُودهم قيامُهم حَوْلَ النار، ثم يَصْدُرون عن الصِّراطِ بأعْمالِهمْ، فمنهم منْ يَمُرّ كمَرّ البرْقِ، ومنْهُمْ منْ يَمُرُّ مِثْلَ الرِّيح، ومنهم من يَمُرُّ مثل الطير، ومنهم من يمُرُّ كأجْوَدِ الخَيْل، ومنهم من يَمُر كأجْودِ الإبل، ومنهم من يمُرّ كعَدْوِ الرَّجُل، حتَّى إنَّ آخِرَهُم مَرّاً رَجُلٌ نورُه على موضع إبهامَيْ قَدَميه، يَمُرّ يَتَكفّأُ به الصِّراطُ، والصراط دَحْضٌ مَزِلَّةٌ عليه حَسَكٌ كحَسَكِ القَتاد، حافتاه ملائكةٌ معهم كلاليبُ من نارٍ يَخْتطفُون بها الناس … " وذكر تمام الحديث. وله شواهد مما مضى، ومما سيأتي إن شاء الله تعالى. وقال سفيان الثوريّ، عن سلمةَ بن كُهَيْل، عن أبي الزّعْراء، عن ابن مسعود، قال: يأمُرُ اللهُ بالصِّراط فَيُضْرَبُ على جهنّم، فيَمُرّ الناس عليه على قَدْرِ أعمالهم، أوَّلُهمْ كلْمحِ البَرْقِ، ثم كمَرّ الرّيح، ثم كأسرع البهائم، ثم كذلك، حتى يَمُرّ الرَّجُلُ سَعْياً، حتى يمُرّ الرَّجل ماشياً، ثم يكون آخرُهُمْ يَتَلبَّطُ على بَطنه، ثم يقول: يا رَبّ، لِمَ أبْطأتَ بي؟ فيقول: لم أُبْطئ بك، إنما أبْطأ بكَ عملُك. ورُوي نحوهُ من وجهٍ آخرَ عن ابن مسعود مرفوعاً (٣) والموقوف أصحّ، والله أعلم. وقال الحافظ أبو نَصْر الوائليُّ في كتاب " الإبانة ": أخبرنا محمد بن محمد بن الْحَجَّاج، أنبأنا محمد بن عبد الرحمن الرَّبَعيّ، حدّثنا عليّ بنُ الحُسَيْن، أبو عُبَيْد (٤) ، حدثنا زكريّا بنُ يحيى أبو السُّكَين، حدّثنا عبدُ الله بنُ صالح، حدّثنا أبو هَمَّامٍ القُرَشيّ، عن سُليمان بن المُغيرة، عن
(١) أقول: في سنده عد الرحمن بن يزيد بن تميم، ضعيف كلما قال الحافظ ابن حجر في "التقريب". (٢) رواه أحمد في المسند (١/ ٤٣٥) والترمذي (٣١٥٩) و (٣١٦٠) وهو حديث حسن. (٣) رواه الطبراني في الكبير (٩٧٦٣) مرفوعاً. (٤) في (آ): أبو عبيد الله، والتصحيح من كتب الرجال.

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