Alif. Il dit : Alors, le Messager de Dieu (ﷺ) déclara : « Si Dieu le veut, cela inclura tous les Émigrés (Muhâjirîn) de ma communauté. » (1)
[Autre hadith]
Al-Bazzâr a dit : « Mahmoud ibn Bakr nous a rapporté, d’après son père, d’après ‘Isâ, d’après Ibn Abî Laylâ, d’après ‘Atiyya, d’après Abû Sa‘îd al-Khudrî, qui a dit : Le Messager de Dieu (ﷺ) a affirmé : “Soixante-dix mille de ma communauté entreront au Paradis sans qu’un compte ne leur soit demandé.” Aussitôt, ‘Ukkâsha se leva et s’exclama : “Ô Messager de Dieu, invoque Dieu pour qu’Il me place parmi eux.” Le Prophète (ﷺ) répondit : “Ô mon Dieu, place-le parmi eux.” Un autre homme dit alors : “Invoque Dieu pour qu’Il me place parmi eux.” Il répondit : “Ô mon Dieu, place-le parmi eux.” Les gens se turent un instant, puis certains dirent à d’autres : “Si nous avions dit : ‘Ô Messager de Dieu, invoque Dieu pour qu’Il nous place parmi eux…’” Alors le Prophète (ﷺ) dit : “Ukkâsha et son compagnon vous ont devancés à cela. Quant à vous, si vous l’aviez demandé, je l’aurais fait, et si je l’avais fait, cela vous serait devenu obligatoire.” » (2)
Un autre hadith est rapporté par Al-Bayhaqî dans son ouvrage « Al-Ba‘th wa-n-Nushûr », selon le récit d’Ad-Dahhâk ibn Nibrâs, qui dit : « Thâbit ibn Aslam al-Bunânî m’a rapporté d’après Abû Yazîd al-Madînî, d’après ‘Amr ibn Hazm al-Ansârî, qu’il a dit : “Le Messager de Dieu (ﷺ) s’absenta pendant trois jours, ne sortant que pour accomplir la prière prescrite, puis rentrant aussitôt. Le quatrième jour, il sortit enfin vers nous. Nous lui dîmes : ‘Ô Messager de Dieu, tu nous as manqué, au point que nous avons cru qu’il t’était arrivé quelque chose…’ Il répondit : ‘Il ne s’est produit que du bien. En vérité, mon Seigneur (– Exalté soit-Il –) m’a promis de faire entrer au Paradis soixante-dix mille personnes de ma communauté sans qu’on ne leur demande de compte. Durant ces trois jours, j’ai supplié mon Seigneur de m’accorder davantage, et j’ai trouvé mon Seigneur Magnanime, Majestueux et Généreux. Il m’a alors donné, pour chacun de ces soixante-dix mille, soixante-dix mille personnes supplémentaires.’ Il poursuivit : ‘J’ai dit : “Ô Seigneur, ma communauté atteint-elle ce nombre ?” Il répondit : “Je compléterai pour toi ce total grâce aux Bédouins (al-A‘râb).”’” »
Quant à Ad-Dahhâk (ce rapporteur), les savants ont émis des critiques à son égard, et An-Nassâ’î dit de lui qu’il est « abandonné » (matrûk). Il est fait mention plus haut, dans les hadiths relatifs au Bassin, d’un long hadith rapporté par Sa‘îd, d’après Hudhayfa, d’après le Prophète (ﷺ), où il est dit : « Il (Dieu) m’annonça la bonne nouvelle : il y aura avec moi soixante-dix mille (personnes), et avec chaque millier soixante-dix mille autres, sans qu’on ne leur demande de compte. » Ce hadith a été rapporté par Ahmad (3).
Ibn al-Athîr mentionne, dans la biographie de ‘Âmir ibn ‘Umayr – lequel a assisté au Pèlerinage d’Adieu –, qu’il a dit : « Le Messager de Dieu (ﷺ) a affirmé : “En vérité, j’ai trouvé mon Seigneur Majestueux, Il m’a accordé soixante-dix mille personnes qui entreront au Paradis sans qu’on leur demande de compte, et pour chacune de ces soixante-dix mille, soixante-dix…” »