Ibn Mājah a dit : « Nous a rapporté Abū Bakr ibn Abī Shaybah, qui tenait de Zayd ibn al-Ḥubbāb, lui-même tenant de Suhayl(1) ibn ʿAbd Allāh – le frère de Ḥazm al-Qaṭaʿī –, qui tenait de Thābit al-Bunānī, d’après Anas ibn Mālik. Le Messager de Dieu (ﷺ) récita ou rapporta ce verset : “Il est Celui qui mérite la crainte et le pardon” [al-Muddaththir, v. 56]. Il déclara : “Dieu – Exalté soit-Il – a dit : ‘Je suis Celui qui mérite d’être craint, et l’on ne doit point M’associer d’autre divinité. Quiconque Me craint au point de ne rien M’associer, Je suis Celui qui mérite de lui pardonner.’” » (2)
Ibn Mājah rapporta également : « Nous a rapporté Hishām ibn ʿAmmār, qui tenait d’Ibrāhīm ibn Aʿyan, qui tenait d’Ismāʿīl ibn Yaḥyā al-Shaybānī, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ibn Ḥafṣ, d’après Nāfiʿ, d’après Ibn ʿUmar, qui a dit : “Nous étions avec le Prophète (ﷺ) lors de l’une de ses expéditions. Il passa auprès d’un groupe de gens et leur demanda : ‘Qui êtes-vous ?’ Ils répondirent : ‘Nous sommes les musulmans.’ Une femme était en train de jeter des pierres dans son four. Elle avait un enfant ; dès que la chaleur du four augmentait, elle s’en éloignait avec lui. Elle vint alors trouver le Prophète (ﷺ) et lui dit : ‘Es-tu le Messager de Dieu ?’ Il répondit : ‘Oui.’ Elle s’exclama : ‘Que mon père et ma mère te soient sacrifiés ! Dieu n’est-Il pas le plus Miséricordieux des miséricordieux ?’ Il dit : ‘Certes.’ Elle reprit : ‘Et Dieu n’est-Il pas plus miséricordieux envers Ses serviteurs qu’une mère envers son enfant ?’ Il dit : ‘Certes.’ Elle ajouta : ‘Eh bien, jamais une mère ne jetterait son enfant dans le Feu !’ Le Messager de Dieu (ﷺ) se mit alors à pleurer, puis il releva la tête vers elle et déclara : ‘En vérité, Dieu – Puissant et Majestueux – ne châtie parmi Ses serviteurs que le rebelle obstiné, celui qui se révolte contre Dieu et refuse de dire : “Il n’y a de dieu que Dieu.”’” » La chaîne de ce hadith présente une faiblesse, et sa narration est singulière (3).
Dieu – Exalté soit-Il – a dit : « Nul ne la brûlera hormis le plus misérable, celui qui traite (la vérité) de mensonge et s’en détourne » [al-Layl, v. 15-16]. Il dit aussi : « Or il ne crut pas et ne fit pas la ṣalāt (prière). Bien au contraire, il qualifia (la vérité) de mensonge et s’en détourna, puis il s’en alla vers les siens en se pavanant. Malheur à toi ! Oui, malheur à toi ! » [al-Qiyāmah, v. 31-34].
Al-Bukhārī a dit : « Nous a rapporté Saʿīd ibn Abī Maryam, qui tenait d’Abū Ghassān, lequel tenait de Zayd ibn Aslam, d’après son père, d’après ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb. Il raconta : ‘On amena devant le Messager de Dieu (ﷺ) des prisonniers. Parmi eux se trouvait une femme dont les seins laissaient couler du lait. Elle courait çà et là, et chaque fois qu’elle trouvait un enfant parmi les captifs, elle le prenait, le pressait contre son ventre et l’allaitait. Le Prophète (ﷺ) nous dit alors : “Pensez-vous que cette femme pourrait jeter son enfant dans le Feu ?” Nous répondîmes : “Non, si elle peut l’en empêcher.” Il dit : “Par Dieu, Dieu est plus Miséricordieux envers Ses serviteurs que cette femme envers son enfant.”’ » Muslim le rapporte également, par la voie de Ḥasan al-Ḥulwānī et Muḥammad ibn Sahl ibn ʿAskar, tous deux tenant de Saʿīd ibn Abī Maryam et d’Abū Ghassān Muḥammad ibn Muṭarrif (4). Dans une autre version, on lit : « Par Dieu, Dieu est plus Miséricordieux envers Ses serviteurs que cette femme envers son enfant » (5).
Puis Ibn Mājah poursuivit : « Nous a rapporté al-ʿAbbās ibn al-Walīd al-Dimashqī, qui tenait de ʿAmr ibn Hāshim, qui tenait d’Ibn Lahīʿah… »