Son corps, dans quoi l’a-t-il usé ? Et quant à sa science, qu’en a-t-il fait ? Et pour sa richesse, d’où l’a-t-il acquise et dans quoi l’a-t-il dépensée ? (1)
Il a déjà été rapporté, de la part d’Ibn Mas‘ūd, quelque chose de similaire (2). Il en est également rapporté un récit proche d’Abū Dharr (3), et Dieu sait mieux.
Ibn Abī al-Dunyā a dit : « Suraïj ibn Yūnus nous a rapporté, d’après al-Walīd ibn Muslim, d’après al-Ghaḍawwar ibn ‘Utayq (4), d’après Makḥūl, que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : “Ô ‘Uwaymir, ô Abū al-Dardāʾ, qu’adviendra-t-il de toi, le Jour de la Résurrection, lorsqu’on te dira : ‘As-tu su ou as-tu ignoré ?’ Si tu réponds : ‘J’ai su’, on te demandera : ‘Qu’as-tu fait de ce que tu savais ?’ Et si tu réponds : ‘J’ignorais’, on te dira : ‘Quelle était donc ton excuse pour ton ignorance ? Ne pouvais-tu pas apprendre ?’” ». Il est également relaté, selon une autre chaîne, comme propos attribué à Abū al-Dardāʾ (5), et Dieu sait mieux.
[Chapitre] Al-Bukhārī (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit : « Chapitre : Le Jour de la Résurrection, on appellera les gens par le nom de leurs pères. » Puis il rapporta le ḥadīth de ‘Abd Allāh ibn ‘Umar, qui déclara que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Un étendard sera dressé, le Jour de la Résurrection, pour chaque traître, à hauteur de son postérieur, puis on dira : ‘Voilà la trahison d’untel, fils d’untel.’ » (6)
Certains savants ont dit : « Si un étendard est dressé pour le traître afin qu’il soit reconnu et exposé, qu’en sera-t-il de ceux qui s’adonnent à des choses bien plus graves que la trahison ? Comment ne leur érigerait-on pas, à eux aussi, des étendards ? Toutefois, le Seigneur voile et ne déshonore pas, comme cela a été mentionné dans les ḥadīths. »
Il est également rapporté, d’après Aḥmad selon Hushaym, d’après Abū al-Jahm, d’après al-Zuhrī, d’après Abū Salama, qui le tenait d’Abū Hurayra : le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Imruʾ al-Qays est celui qui portera la bannière de tous les poètes de la Jāhiliyyah vers le Feu, le Jour de la Résurrection. » (7) Ils ajoutèrent : « Si tel est le sort réservé à ceux-là, alors, a fortiori, on dressera des étendards pour les imams de la bonne direction et ceux qui appellent au bien, parmi les prophètes et leurs disciples. » Voilà qui est une parole juste. Et il en va de même pour les chefs de l’injustice et de l’arbitraire. Et Dieu sait mieux.
Abū Bakr ibn Abī al-Dunyā a dit : « ‘Alī ibn al-Ja‘d et Muḥammad ibn Bakkār nous ont tous deux rapporté, en disant : “Hushaym nous a rapporté, d’après Dāwūd ibn ‘Amr, et d’après ‘Abd Allāh ibn Abī Zakariyyā, d’après Abū al-Dardāʾ, qui déclara que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : …” »