Il dit : « Je suis Celui qui est le plus à même de t’absoudre en ce jour », de sorte que ses bonnes actions l’emportent sur ses mauvaises, et on lui ordonne alors d’entrer au Paradis. (1)
Il est établi dans le « Ṣaḥīḥ Muslim », d’après Abū Dharr, que le Prophète (ﷺ) a relaté l’histoire d’un homme au sujet duquel Dieu – Exalté soit-Il – dit : « Présentez-lui ses péchés mineurs et laissez de côté ses péchés majeurs. » On lui demande : « Renies-tu quoi que ce soit de tout cela ? » Il répond : « Non », tout en redoutant que ses péchés majeurs ne soient ensuite présentés. Dieu ajoute : « Nous avons remplacé chacune de tes mauvaises actions par une bonne action. » L’homme dit alors : « Ô Seigneur, j’ai commis des péchés que je ne vois pas ici ? » Et le Messager de Dieu (ﷺ) de rire jusqu’à ce que l’on voie ses molaires. (2)
Il est aussi rapporté dans le ḥadīth d’Abd Allāh ibn ‘Umar, dans l’histoire du tête-à-tête (entre Dieu et Son serviteur), que Dieu rapprochera Son serviteur le Jour de la Résurrection, le couvrira de Sa protection et lui fera reconnaître ses péchés, au point que l’homme se croira perdu. Dieu lui dira : « Je les ai protégés (de la vue des autres) pour toi dans la vie d’ici-bas, et Je te les pardonne aujourd’hui. » Puis il recevra le registre de ses bonnes actions dans sa main droite. (3)
Ibn Abī al-Dunyā rapporte : « Hārūn ibn ‘Abd Allāh nous a dit : Siyyār ibn Ḥātim nous a dit : Ja‘far ibn Sulaymān nous a dit : Abū ‘Imrān al-Jawnī, d’après Abū Hurayra, a dit : “Le Jour de la Résurrection, Dieu rapprochera Son serviteur et fera descendre sur lui Son voile, afin de le dissimuler à la vue de toutes les créatures. C’est alors qu’Il lui remettra son Livre dans ce voile. Puis Il dira : ‘Lis ton Livre, ô fils d’Adam.’ L’homme lit donc une bonne action, son visage s’illumine et son cœur se réjouit. Dieu lui dira : ‘Reconnais-tu cela, ô Mon serviteur ?’ Il répond : ‘Oui, ô Seigneur, je reconnais.’ Dieu lui dira : ‘Je l’ai acceptée de toi.’ Alors le serviteur tombe en prosternation. Dieu dira : ‘Relève la tête et poursuis la lecture de ton Livre.’ Il passe ensuite sur une mauvaise action : elle l’afflige, noircit son visage et fait trembler son cœur au point qu’il est saisi d’une très grande honte devant son Seigneur. Dieu lui dira : ‘Reconnais-tu cela, ô Mon serviteur ?’ Il répond : ‘Oui, ô Seigneur, je reconnais.’ Dieu – Exalté soit-Il – dira : ‘Je te l’ai pardonnée.’ Le serviteur tombe à nouveau en prosternation, et Dieu dira : ‘Relève la tête.’ Ainsi, il ne cesse de voir ses bonnes actions acceptées et ses mauvaises effacées, tout en se prosternant après chacune d’entre elles. Les créatures présentes ne perçoivent rien de lui si ce n’est ces prosternations successives, jusqu’à ce qu’elles disent les unes aux autres : ‘Heureux soit ce serviteur qui n’a jamais désobéi à Dieu !’ Mais elles ignorent tout de ce qui s’est effectivement passé entre lui et Dieu, et de ce dont Dieu l’a informé.” »
Ibn Abī al-Dunyā rapporte également : « Abū Yāsir (c’est-à-dire ‘Ammār ibn Naṣr) nous a dit : “Al-Walīd ibn Muslim nous a dit : ‘Uthmān ibn Abī al-‘Ātika – ou quelqu’un d’autre – nous a dit : ‘Celui à qui son Livre est remis dans sa main droite se présente avec un Livre dont l’intérieur renferme ses mauvaises actions et dont l’extérieur comporte ses bonnes actions. On lui dira : ‘Lis ton Livre.’ Lorsqu’il en lit la partie intérieure, il est affecté par ce qu’il y voit de ses péchés. Mais une fois arrivé à la fin, il y lit : ‘Voici tes mauvaises actions ; Je les ai dissimulées pour toi dans la vie d’ici-bas et Je te les pardonne aujourd’hui.’ Alors ceux qui assistent à la scène – ou l’assemblée – l’en félicitent, car ils ne voient, sur la face apparente de son Livre, que ses bonnes actions. Ils disent : ‘Qu’il est heureux !’ Puis on lui ordonne de poursuivre.” »