Il fut accordé. Dieu — Exalté soit-Il — a dit : « Et quiconque recherche une religion autre que l’Islam, cela ne sera point accepté de lui, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants » (Al ‘Imrân, 85). (1)
Ibn Abî al-Dunyâ a dit : « ‘Abda ibn ‘Abd ar-Rahîm al-Marwazî nous a rapporté, Baqiyya ibn al-Walîd al-Kalâ‘î nous a informés, Salama ibn Kulthûm nous a transmis, d’après Anas ibn Mâlik, qui a dit : “J’ai entendu le Messager de Dieu (ﷺ) dire : ‘Le Jour de la Résurrection, on fera venir les gouvernants qui ont fait preuve de laxisme et ceux qui ont outrepassé la mesure. Alors Dieu — Exalté soit-Il — dira : “Vous êtes les gardiens de Ma terre et les bergers de Mon troupeau, et vous déteniez ce que Je convoitais.” Il dira ensuite à celui qui fut négligent : “Qu’est-ce qui t’a poussé à agir ainsi ?” Il répondra : “La miséricorde.” Et Dieu (– glorifié soit Sa majesté –) dira : “Es-tu plus miséricordieux envers Mes serviteurs que Moi ?” Puis Il dira à celui qui a outrepassé : “Qu’est-ce qui t’a poussé à agir ainsi ?” Il répondra : “Je me suis mis en colère pour Toi.” Et Dieu dira : “Es-tu plus en colère que Moi ?!” Puis Il dira : “Allez-y, et bouchez avec eux un coin de l’Enfer.”’” » (2)(3)
Ibn Abî al-Dunyâ — qu’Allah lui fasse miséricorde — a également dit : « Ishâq ibn Ibrâhîm nous a rapporté, Yahyâ ibn Sulaym nous a rapporté, d’après Ibn Khuthaym, d’après Abû az-Zubayr, d’après Jâbir, qui a dit : “Lorsque les émigrés d’Abyssinie revinrent vers le Messager de Dieu (ﷺ), il leur dit : ‘Ne souhaiterez-vous pas me faire part de la chose la plus étonnante que vous ayez vue en terre d’Abyssinie ?’ Quelques jeunes parmi eux répondirent : ‘Oui, ô Messager de Dieu. Un jour, alors que nous étions assis, une vieille femme de chez eux passa, portant sur sa tête une cruche d’eau. S’approcha d’elle un jeune homme de chez eux qui, d’une main placée entre ses épaules, la poussa. Elle tomba à genoux et sa cruche se brisa. Quand elle se releva, elle se tourna vers lui et s’écria : “Tu verras, fourbe, lorsque Dieu installera le Trône pour le Jugement, qu’Il rassemblera les premiers et les derniers, et que les mains et les pieds parleront de ce qu’ils ont commis : tu verras ce qu’il en sera de moi et de toi devant Lui, demain.”’” Le Messager de Dieu (ﷺ) dit alors : ‘Elle a dit vrai ! Comment Dieu purifierait-Il un peuple chez lequel on ne prend pas du fort pour rendre au faible son dû ?’” » (4)
Il a été mentionné auparavant dans le hadith d’‘Abdallâh ibn Unays que Dieu — Exalté soit-Il — appellera les serviteurs au Jour de la Résurrection en disant : « Je suis le Roi, Je suis le Justicier (ad-Dayyân). Il ne convient pas qu’un habitant du Paradis entre au Paradis alors qu’une personne de l’Enfer a une injustice à lui réclamer, ni qu’une personne de l’Enfer entre en Enfer alors qu’un habitant du Paradis a une injustice à lui réclamer, jusqu’à ce que Je la règle, fût-ce une gifle. » Rapporté par Ahmad, et cité en commentaire par al-Bukhârî dans son “Ṣaḥîḥ”. (5)
L’imam Mâlik a rapporté, d’après Sa‘îd ibn Abî Sa‘îd al-Maqburî, d’après son père, d’après Abû Hurayra, d’après le Prophète (ﷺ)