Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ce hadith possède un témoin (sanad) authentique dans « Ṣaḥīḥ Muslim », par une autre chaîne, d’après Abū Hurayra, rapportant que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : « Le Feu s’enflammera pour la première fois, le Jour de la Résurrection, à cause de trois catégories de personnes : le savant, le généreux donateur et le combattant, qui, par leurs œuvres, ne recherchaient que les biens de ce bas-monde. » (1)

Ibn Abī al-Dunyā a rapporté : « [Muḥammad Ibn] ‘Uthmān Ibn Ma‘bad nous a transmis, il tient d’une chaîne remontant à Muḥammad Ibn Bakkār Ibn Bilāl, le qāḍī (juge) de Damas, qui tient de Sa‘īd Ibn Bishr, qui tient de Qatāda, qui tient de al-Ḥasan, qui tient de Ḥurayth Ibn Qabīṣa, qui tient d’Abū Hurayra, lequel a dit : “J’ai entendu le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dire : ‘La première chose au sujet de laquelle l’homme sera jugé, c’est sa prière : si elle est en bon état, tout le reste de son œuvre sera bon ; et si elle est défaillante, tout le reste de son œuvre le sera également. Puis Dieu – Exalté soit-Il – dira : Regardez si Mon serviteur a des prières surérogatoires. Si oui, la prière obligatoire en sera complétée. Puis il en est de même pour les autres obligations.’” » Al-Tirmidhī et an-Nasā’ī l’ont également rapporté d’après une chaîne passant par Hammām, d’après Qatāda. Al-Tirmidhī a estimé que ce hadith était « ḥasan gharīb » (bon et rare). An-Nasā’ī l’a aussi rapporté par une chaîne passant par ‘Imrān Ibn Dāwūd Abū al-‘Awwām, d’après Qatāda, d’après al-Ḥasan, d’après Abū Rāfi‘, d’après Abū Hurayra (2).

L’imām Aḥmad a dit : « Abū an-Naḍr nous a rapporté, il tient d’al-Mubārak – à savoir Ibn Faḍāla –, d’après al-Ḥasan, d’après Abū Hurayra – je pense qu’il le rapportait du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) – : “En vérité, l’esclave possédé sera interrogé au sujet de sa prière. S’il lui manque quelque chose, on lui dira : ‘Pourquoi te manque-t-il cela ?’ Il répondra : ‘Ô Seigneur, Tu m’as imposé un maître qui m’a accaparé loin de ma prière.’ Il lui sera répliqué : ‘Pourtant, Nous t’avons vu prendre de son bien pour toi-même ; pourquoi n’as-tu pas pris, pour toi-même, de son œuvre – ou de ton œuvre – au lieu de délaisser ta prière ?’ Dieu établira ainsi contre lui la preuve.” » (3)

Ibn Abī al-Dunyā a également rapporté : « ‘Alī Ibn al-Ja‘d (selon la version) nous a transmis, par l’intermédiaire de Mubārak Ibn Faḍāla, d’après al-Ḥasan, qui a dit : Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : “Au Jour de la Résurrection, la première chose sur laquelle la femme sera interrogée est sa prière, puis sur son époux et la façon dont elle s’est comportée avec lui.” » Il s’agit d’un ḥadith mursal (dont la chaîne présente une rupture) jugé fiable.

Aḥmad a dit encore : « Abū Sa‘īd, le mawlā des Banū Hāshim, nous a rapporté, il tient de ‘Abbād Ibn Rāshid, qui tient de al-Ḥasan. Ce dernier raconta qu’il se trouvait alors avec Abū Hurayra à Médine et qu’Abū Hurayra leur transmit ce propos du Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) : “Les œuvres se présenteront, le Jour de la Résurrection. La prière viendra et dira : ‘Ô Seigneur, je suis la prière.’ Il lui sera répondu : ‘Tu es en bien.’ Puis la ṣadaqa (aumône) se présentera et dira : ‘Ô Seigneur, je suis la ṣadaqa.’ Il lui sera répondu : ‘Tu es en bien.’ Ensuite, le jeûne sera introduit et dira : ‘Ô Seigneur, je suis le jeûne.’ Il lui sera répondu : ‘Tu es en bien.’ Ainsi en sera-t-il pour toutes les œuvres, à chaque fois on lui répondra : ‘Tu es en bien.’ Puis l’islam se présentera et dira : ‘Ô Seigneur, Tu es la Paix. Et moi, je suis l’islam.’ Dieu dira alors : ‘Tu es en bien. C’est par toi qu’aujourd’hui Je prends [Mon serviteur], et c’est par toi…’” »

(1) Rapporté par Ibn Abī al-Dunyā dans "al-Ahwāl" (235) et attesté dans Sahīh Muslim (1905). (2) Rapporté par Ibn Abī al-Dunyā dans "al-Ahwāl" (238), at-Tirmidhī (413) et an-Nasāʾī (1/232-233) ; il s'agit d'un hadith authentique. (3) Rapporté par Ahmad dans al-Musnad (2/328), dont la chaîne de transmission est faible.
وهذا الحديث له شاهد صحيح في "صحيح مسلم" من طريق أخرى عن أبي هريرة عن النبيّ ﷺ : "أول ما تُسعَّر النار يوم القيامة بثلاثة، بالعالم، والمتصدق، والمجاهد، الذين أرادوا بأعمالهم الدنيا" (١) . وقال ابن أبي الدنيا: حدَّثنا [محمد بن] عثمان بن معبد، حدَّثنا محمد بن بكَّار بن بلال، قاضي دمشق، حدَّثنا سعيدُ بن بشير، عن قتادةَ، عن الحسن، عن حريث بن قبيصة، عن أبي هريرة، قال: سمعتُ رسول اللَّه ﷺ ، يقول: "أول ما يُحاسب به الرجل صلاتُه، فإن صلحت صلح سائر عمله، وإن فسدت فسد سائرُ عمله، ثم يقول اللَّه – Exalté soit-Il – : انظروا هل لعبدي نافلة، فإن كانت له نافلة، أُتِمَّت بها الفريضةُ، ثم الفرائض كذلك" . ورواه الترمذي، والنسائي، من حديث همَّامٍ، عن قتادة، وقال الترمذي: حسن غريب. ورواه النسائى أيضًا، من حديث عِمْران بن داود أبي العوَّام، عن قتادةَ، عن الحسن، عن أبي رافع، عن أبي هريرة (٢) . وقال الإمام أحمد: حدَّثنا أبو النضر، حدَّثنا المبارك، هو ابن فضالة، عن الحسن، عن أبي هريرة، أُراه ذكره عن النبيّ ﷺ : "إنَّ العبد المملوك لَيُحَاسبُ بصَلاتهِ، فإذا نَقصَ منها قيل: لم نَقَصْتَ منها؟ فيقول: يا ربّ سلّطتَ عليَّ مَليكًا شغلني عن صلاتي، فيقول له: قد رأيتُك تسرق من مالِهِ لِنَفْسِك، فهَلَّا سَرَقْتَ لِنَفْسِك من عَمِلك، أو عمله؟ قال: فيَتَّخذُ اللَّهُ عليه الحُجَّةَ" (٣) . وقال ابن أبي الدُّنيا: حدَّثنا [عليّ بن الْجَعْد، أنبأنا] مُبَارك بن فَضَالَة، حدَّثنا الحسنُ، قال: قال رسول اللَّه ﷺ : "أَوَّل ما تُسْألُ عنه المرأةُ يومَ القيامةِ، عن صلاتِها، ثم عن بَعْلِها كيف فعلت إليه؟ " . وهذا مرسل جَيّد. وقال أحمد: حدَّثنا أبو سعيد، مولى بني هاشم، حدَّثنا عبّاد بن راشد، قال: حدَّثنا الحسن، حدَّثنا أبو هريرة إذ ذاك ونحن بالمدينة، قال: قال رسول اللَّه ﷺ : "تَجيءُ الأعمالُ يومَ القيامة، فتَجِيءُ الصلاةُ فتقول: يا ربّ، أنا الصلاةُ، فيقول: إنّكِ على خير، ثم تَجِيءُ الصدقةُ، فتقول: يا رَبّ، أنا الصدقةُ، فيقول: إنكِ على خَيْر، ثم يجيءُ الصيامُ، فيقول: يا رَبِّ، أنا الصيامُ، فيقول: إنّكَ على خير، ثم تجيء الأعمال، كل ذلك يقول: إنك على خير، ثم يَجيء الإسلامُ فيقول: يا رَب، أنتَ السَّلامُ، وأنا الإسلام، فيقول اللَّه: إنّكَ على خير، بكَ اليومَ آخُذ، وبِكَ
(١) رواه ابن أبي الدنيا في "الأهوال" (٢٣٥) والشاهد في صحيح مسلم (١٩٠٥). (٢) رواه ابن أبي الدنيا في "الأهوال" (٢٣٨) والترمذي (٤١٣) والنسائي (١/ ٢٣٢ - ٢٣٣) وهو حديث صحيح. (٣) رواه أحمد في المسند (٢/ ٣٢٨) وإسناده ضعيف.

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