« Dans quoi l’as-tu usé ? Et pour tes biens, d’où les as-tu acquis ? Dans quoi les as-tu dépensés ? Et qu’as-tu fait de ce que tu savais ? » (1)
Al-Bayhaqī rapporta, par la chaîne de transmission allant de ʿAbd Allāh ibn al-Mubārak, d’après Šarīk ibn ʿAbd Allāh, d’après Hilāl, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿUkaym, qui a dit : « Lorsque ʿAbd Allāh ibn Masʿūd relatait ce ḥadīth, il disait : “Il n’est personne parmi vous sans que Dieu ne s’isole avec lui, comme l’un de vous s’isolerait avec la lune la nuit de la pleine lune. Alors le Seigneur – exalté soit-Il – dira : ‘Ô Mon serviteur, qu’est-ce qui t’a trompé à Mon sujet ? Ô Mon serviteur, qu’as-tu fait de ce que tu savais ? Qu’as-tu répondu aux Messagers ?’” » C’est ainsi qu’Al-Bayhaqī l’a cité après le ḥadīth qu’il transmit par la voie de Muḥall ibn Khalīfa, d’après ʿAdī ibn Ḥātim, rapporté du Messager de Dieu (ﷺ) :
« Il a dit : “Certes, chacun de vous se tiendra devant Dieu – exalté soit-Il – sans qu’il y ait entre lui et son Seigneur ni voile pour l’intercepter ni interprète pour traduire. Dieu lui dira : ‘Ne t’ai-Je pas accordé des biens ?’ Il répondra : ‘Oui.’ Il dira : ‘Ne t’ai-Je pas envoyé un Messager ?’ Il répondra : ‘Oui.’ Puis il regardera à sa droite et ne verra que le Feu ; il regardera à sa gauche et ne verra que le Feu. Que chacun de vous se préserve donc du Feu, ne serait-ce qu’en faisant aumône de la moitié d’une datte ; s’il n’en trouve pas, alors qu’il le fasse par une bonne parole.” » Al-Bukhārī l’a également rapporté dans son Ṣaḥīḥ. (2)
L’imam Aḥmad rapporta : « Bahz et ʿAffān nous dirent : ‘Hammām nous a rapporté, d’après Qatāda, d’après Ṣafwān ibn Muḥriz, qui raconta : “J’étais en train de tenir la main d’Ibn ʿUmar quand un homme arriva et demanda : ‘Comment as-tu entendu le Messager de Dieu (ﷺ) parler de la confidence (an-najwā) au Jour de la Résurrection ?’ Ibn ʿUmar répondit : ‘J’ai entendu le Messager de Dieu (ﷺ) dire : “Certes, Dieu rapproche le croyant et le recouvre de Son voile, à l’abri du regard des gens, et Il le confronte à ses fautes en lui disant : ‘Reconnais-tu telle faute ? Reconnais-tu telle faute ? Reconnais-tu telle faute ?’ Jusqu’à ce qu’il admette ses péchés et se dise en lui-même qu’il est perdu. Alors Dieu lui déclare : ‘Je t’en ai préservé en ce monde, et aujourd’hui Je te les pardonne.’ Puis on lui remettra le registre de ses bonnes actions dans sa main droite. Quant aux mécréants et aux hypocrites, les témoins diront : ﴿هَؤُلَاءِ الَّذِينَ كَذَبُوا عَلَى رَبِّهِمْ أَلَا لَعْنَةُ اللَّهِ عَلَى الظَّالِمِينَ﴾ [Hūd : 18], c’est-à-dire : ‘Voilà ceux qui ont menti au sujet de leur Seigneur ! Que la malédiction d’Allah soit sur les injustes.’”’” » Ils (al-Bukhārī et Muslim) l’ont tous deux rapporté dans leurs recueils (Aṣ-Ṣaḥīḥayn) d’après Qatāda. (3)
Aḥmad dit également : « Bahz et ʿAffān nous ont rapporté : ‘Ḥammād nous a rapporté d’après Isḥāq ibn ʿAbd Allāh, d’après Abū Ṣāliḥ, d’après Abū Hurayra, d’après le Prophète (ﷺ), qui a dit : “Dieu dira au Jour de la Résurrection : ‘Ô fils d’Adam, Je t’ai fait transporter par les chevaux et les chameaux. Je t’ai marié aux femmes. Je t’ai fait vivre dans l’aisance et t’ai accordé un statut. Où est donc la reconnaissance de tout cela ?’”’ » (4)
Muslim rapporta un ḥadīth similaire par la voie de Suhayl ibn Abī Ṣāliḥ, d’après son père, d’après Abū Hurayra, au sujet des paroles du Prophète (ﷺ) dans un autre récit.