Il le saisit alors par son col en disant : « Ô Seigneur, interroge celui-ci : pour quelle raison m’a-t-il tué ? » Il répondra : « C’est Untel qui me l’a ordonné. » Alors on saisira celui qui a donné l’ordre et le meurtrier, et on les jettera tous deux en Enfer (1).
D’après Ibn Mas‘ûd, le Messager d’Allah (que la prière et la paix soient sur lui) a dit : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, la ruine des cieux et de la terre – et selon une autre version : la disparition du monde – est moins grave aux yeux d’Allah que de tuer un croyant » (2).
Il a également dit dans le Hadith des Trompes (Ḥadîth aṣ-Ṣûr) : « Ensuite, Allah jugera Ses créatures, [de sorte qu’il ne restera aucune injustice d’autrui sur personne sans qu’Il ne la lui fasse rendre], au point où Celui qui mélangeait du lait avec de l’eau pour le vendre se verra ordonner de séparer le lait de l’eau. » Par ailleurs, Allah – Exalté soit-Il – dit : « Et quiconque détourne [une partie du butin], viendra le Jour de la Résurrection chargé de ce qu’il aura dérobé. Alors chaque âme sera pleinement rétribuée de ce qu’elle aura acquis, et ils ne subiront aucune injustice » (Coran 3 : 161).
Dans les deux Ṣaḥîḥ (al-Bukhârî et Muslim), d’après Sa‘îd ibn Zayd et d’autres, le Messager d’Allah (que la prière et la paix soient sur lui) a dit : « Celui qui lèse autrui ne serait-ce que d’un empan de terre se verra passer autour du cou, le Jour de la Résurrection, sept [strates de] terres » (3).
Également dans les deux Ṣaḥîḥ : « Quiconque crée une image [dans ce monde] se verra imposer, au Jour de la Résurrection, de lui insuffler la vie, mais il ne pourra pas le faire » (4). Dans une autre version : « Les auteurs de ces images seront châtiés, et on leur dira : “Faites vivre ce que vous avez créé.” » (5)
Il est encore rapporté dans un ḥadîth authentique : « Celui qui prétend avoir fait un rêve qu’il n’a pas vu sera chargé, au Jour de la Résurrection, de nouer deux grains d’orge sans jamais y parvenir » (6). Il a déjà été fait mention du ḥadîth rapporté par Abû Zur‘a, d’après Abû Hurayra, au sujet du détournement de butin, où le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) déclare : « Que je ne vous retrouve pas, l’un de vous arrivant le Jour de la Résurrection avec sur sa nuque un chameau qui brait, une vache qui mugit, une brebis qui bêle, ou un cheval qui hennit. Il dira : “Ô Muhammad, secoure-moi !” et je lui répondrai : “Je ne peux rien pour toi, je t’ai déjà averti.” » Ce ḥadîth est rapporté dans son intégralité par les deux Ṣaḥîḥ (7).
Le ḥâfiẓ Abû Ya‘lâ a relaté : « Muḥammad ibn Bakkâr al-Baṣrî nous a rapporté, d’après Abû Miḥṣan Ḥuṣayn ibn Numayr, d’après Ḥusayn ibn Qays, d’après ‘Aṭâ’, d’après Ibn ‘Umar, d’après Ibn Mas‘ûd, que le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) a dit : “Le fils d’Adam ne bougera pas de sa place, le Jour de la Résurrection, avant qu’il ne soit interrogé sur cinq choses : sur sa vie, comment l’a-t-il consumée ? Sur sa jeunesse…”.”