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Il est rapporté dans le hadith concernant la Trompe (as-Sûr) : « Ensuite, Dieu jugera entre les serviteurs, et la première chose au sujet de laquelle Il jugera sera le sang. » Telle est la réalité au Jour de la Résurrection : après que Dieu – exalté soit-Il – aura achevé de régler le différend entre les bêtes, Il commencera à juger entre les hommes, ainsi qu’Il le dit : « Pour chaque communauté, un Messager. Quand vient leur Messager, il est statué entre eux en toute justice ; ils ne seront point lésés » (Yûnus, 47).
La première des nations à être jugée sera donc cette communauté, en raison de la noblesse de son Prophète (que Dieu lui accorde bénédiction et salut) et de sa supériorité. De même, ils seront les premiers à traverser le pont (aṣ-Ṣirâṭ) ainsi que les premiers à entrer au Paradis, comme cela est établi dans les Deux Sahîh (al-Bukhârî et Muslim) d’après le hadith transmis par ‘Abd ar-Razzâq, rapporté de Ma‘mar, d’après Hammâm, d’après Abû Hurayra, disant que le Messager de Dieu (que Dieu lui accorde bénédiction et salut) a dit : « Nous sommes les derniers (venus), mais les premiers au Jour de la Résurrection. » (1) Dans une autre version : « Ceux en faveur desquels il est jugé avant le reste des créatures. » (2)
Selon Ibn Mâjah, Muḥammad ibn Yaḥyâ a rapporté : Abû Salama nous a transmis, lui-même l’ayant reçu d’Hammâd ibn Salama (3), d’après Sa‘îd ibn Iyâs al-Jurayrî, d’après Abû Naḍra, d’après Ibn ‘Abbâs, que le Prophète (que Dieu lui accorde bénédiction et salut) a dit : « Nous sommes la dernière des nations et les premiers à être jugés. On dira : “Où est la communauté illettrée et son Prophète ?” Nous sommes ainsi les derniers et en même temps les premiers. » (4)
Mention au sujet de la première chose réglée entre les gens au Jour de la Résurrection, de ceux dont on examinera le compte de manière pointilleuse et de ceux à qui l’on accordera l’indulgence
Il a déjà été cité dans le hadith : « Les droits seront assurément rendus à leurs ayants droit au Jour de la Résurrection, au point qu’on fera justice à la brebis sans cornes envers la brebis cornue. » (5) Dans la version rapportée d’Abû Hurayra : « Et même à la fourmi envers une autre fourmi. » (6) Par “fourmi” (dharra) on entend ici la petite fourmi, Dieu est plus savant.
Si tel est le jugement pour les bêtes qui ne sont pas responsables (mukallafa), a fortiori la restitution des droits entre les humains et les jinns les uns envers les autres, au Jour de la Résurrection, est d’autant plus considérable et certaine. En effet, il est rapporté dans les Deux Sahîh ainsi que dans le Musnad de l’Imam Aḥmad et les Sunan