Et l’Imam Aḥmad a dit : « Muhammad ibn Jaʿfar nous a rapporté, puis Šuʿba nous a rapporté, d’après Sulaymān – qui est al-Aʿmaš –, d’après Mundhir aṯ-Ṯawrī, d’après certains de leurs aînés, d’après Abū Ḏarr : que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit. » (H) Et Abū Muʿāwiya nous rapporta, d’après al-Aʿmaš, d’après Mundhir ibn Yaʿlā, d’après ses aînés, d’après Abū Ḏarr, puis il énonça le même sens : le Messager de Dieu (ﷺ) vit deux brebis qui se heurtaient mutuellement. Il dit alors : « Ô Abū Ḏarr, sais-tu pourquoi elles se heurtent ? » Je répondis : « Non. » Il dit : « Mais Dieu sait, et Il tranchera entre elles. » Ceci est une chaîne de transmission bonne et fiable (1).
Al-Qurṭubī a dit : « Šuʿba l’a rapporté d’après al-Aʿmaš, d’après Ibrāhīm at-Taymī, d’après son père, d’après Abū Ḏarr, d’après le Prophète (ﷺ), dans le même sens. » Al-Qurṭubī a également dit : « Layṯ ibn Abī Sulaym a rapporté, d’après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Ṯarwān, d’après al-Huzyl, d’après Abū Ḏarr : que le Messager de Dieu (ﷺ) passa près de deux brebis qui se heurtaient, et dit : “Dieu fera assurément rendre justice au Jour de la Résurrection à cette brebis sans cornes contre celle qui en avait.” » (2)
Il poursuit : « Ibn Wahb a mentionné d’après Ibn Lahīʿa, et ʿAmr ibn al-Ḥārith, d’après Bakr ibn Sawāda, qu’Abū Sālim al-Jayšānī lui raconta que Ṯābit ibn Ṭarīf demanda la permission d’entrer auprès d’Abū Ḏarr et l’entendit hausser le ton. Abū Ḏarr dit alors : “Par Dieu, si ce n’était le Jour du règlement des comptes, je t’aurais châtiée !” Je suis donc entré et ai dit : “Que se passe-t-il, Abū Ḏarr ?” Il répondit : “C’est ceci.” Je lui dis : “Quelle importance si tu ne la frappes pas ?” Il dit : “Par Celui qui détient mon âme – ou il dit : ‘Par Celui qui détient l’âme de Muḥammad dans Sa main’ –, la brebis sera interrogée sur la raison pour laquelle elle a heurté sa compagne, et l’objet inanimé sera questionné sur la cause qui a fait trébucher l’orteil d’un homme.” »
Aḥmad a dit : « Ḥasan nous a rapporté, Ibn Lahīʿa nous a rapporté, Darraǧ nous a rapporté, d’après Abū l-Hayṯam, d’après Abū Saʿīd : que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : “Par Celui qui détient mon âme, la création se disputera bel et bien au Jour de la Résurrection, jusqu’à ce que deux brebis en viennent à débattre de la raison pour laquelle elles se sont heurtées.” » (3)
Et l’Imam Aḥmad a dit : « Ismāʿīl ibn ʿUlayya nous a rapporté, Abū Ḥayyān nous a rapporté, d’après Abū Zurʿa ibn ʿAmr ibn Ǧarīr, d’après Abū Hurayra, qui a dit : “Un jour, le Messager de Dieu (ﷺ) se leva parmi nous et évoqua la malversation (al-ġulūl), la jugea très grave et insista sur sa gravité. Puis il dit : ‘Que je ne vous voie pas, l’un de vous, se présenter le Jour de la Résurrection avec un chameau sur la nuque, qui brait, en disant : ‘Ô Messager de Dieu, sauve-moi !’ Je lui répondrai : ‘Je ne puis rien pour toi : je t’ai déjà informé.’ Que je ne vous voie pas, l’un de vous, se présenter le Jour de la Résurrection avec une brebis sur la nuque, qui bêle, en disant : ‘Ô Messager de Dieu, sauve-moi !’ Je lui répondrai : ‘Je ne puis rien pour toi : je t’ai déjà informé.’ Que je ne vous voie pas, l’un de vous, se présenter le Jour de la Résurrection avec un cheval sur la nuque, qui hennit, en disant : ‘Ô Messager de Dieu, sauve-moi !’ Je lui répondrai : ‘Je ne puis rien pour toi : je t’ai déjà informé.’ Que je ne vous voie pas, l’un de vous, se présenter le Jour de la Résurrection avec une personne sur la nuque, qui crie, en disant : ‘Ô Messager de Dieu, sauve-moi !’ Je lui répondrai…’” »