Il est mentionné dans le « Musnad de l’imam Ahmad » qu’il l’a entendu de lui, et Dieu est plus savant (1). Il se peut aussi que ce hadith lui soit parvenu d’Abou Moussa et d’Abou Hurayra – et Dieu est plus savant.
Quant au ẖâfiẓ al-Bayhaqî, il le rapporta par la chaîne de transmission de Marwân al-Asfar, d’après Abou Wâ’il, d’après ‘Abdallah ibn Mas‘oud, selon ses propres propos, de manière identique.
Ibn Abî al-Dunyâ rapporta, d’après Ibn al-Mubârak, qu’il récita à ce propos des vers :
« Les feuillets furent emportés, déployés entre les mains,
Où se trouvent les secrets, tandis que l’Omnipotent observe.
Comment peux-tu être négligent quand l’annonce tombera bientôt,
Et tu ne sais pas ce qui adviendra ?
Soit le Paradis et un succès qui ne s’achève pas,
Soit la Fournaise sans merci ni répit.
Elle précipite un moment ses habitants et parfois les élève,
Et quand ils espèrent une issue à leur détresse, ils sont rejetés.
Que la science soit utile au savant avant la mort ;
Des gens ont déjà désiré retourner [dans ce monde], mais ne sont jamais revenus. »
Dieu – Exalté soit-Il – a dit dans Son Livre sacré :
« Ô homme ! Tu peines durement vers ton Seigneur et tu Le rencontreras. (6) Celui qui recevra son Livre en sa main droite (7) subira un compte facile (8) et regagnera les siens, tout heureux (9). Quant à celui qui recevra son Livre derrière son dos (10), il invoquera la ruine (11) et brûlera dans un Feu ardent (12), car il vivait dans la joie au milieu des siens (13). Il pensait qu’il ne reviendrait jamais (14). Mais si ! Son Seigneur l’observait constamment. (15) » (Sourate Al-Inshiqâq, 6-15).
Al-Bukhârî a déclaré dans son « Sahîh » : Ishâq ibn Mansour nous a rapporté ; Rawh ibn ‘Oubâda nous a rapporté ; Hâtim ibn Abî Saghîra nous a rapporté ; ‘Abdallah ibn Abî Mulaïka nous a transmis, en me disant que Al-Qâsim ibn Muhammad m’a informé ; Aïcha (qu’Allah soit satisfait d’elle) m’a dit : « Le Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : “Personne ne subira de compte le Jour de la Résurrection sans périr.” » Je demandai : « Ô Messager d’Allah, n’est-ce pas que Dieu – Exalté soit-Il – a dit : “Quant à celui qui recevra son Livre en sa main droite (7), il sera soumis à un compte facile (8)” ? » Il me répondit : « Cela ne concerne que l’exposition (des actes), et nul ne sera passé au crible de son compte au Jour de la Résurrection sans être châtié. » (2)
Il fait allusion au fait que si Dieu – Exalté soit-Il – discutait le compte de Ses serviteurs dans les moindres détails, Il les châtierait tous, sans pour autant être injuste envers eux. Mais Il efface, pardonne, absout et couvre [leurs fautes] ici-bas et dans l’au-delà, comme le montre le hadith d’Ibn ‘Oumar à propos de l’entretien intime :
« Dieu rapproche le serviteur de Lui au Jour de la Résurrection, au point de placer sur lui Son voile protecteur, puis Il l’interroge sur ses péchés, jusqu’à ce que l’homme pense être perdu, alors Dieu – Exalté soit-Il – lui dira : “Je les ai dissimulés pour toi dans la vie d’ici-bas, et aujourd’hui Je te les pardonne.” » (3)