Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Je ne pense pas que cela relève du jugement du roi. Le juge dit alors :
« Accepteriez-vous, tous les deux, une solution plus équitable que celle pour laquelle vous m’avez sollicité ? »
Ils répondirent : « Oui. »
Le juge interrogea le plaignant : « As-tu un fils ? »
Il répondit : « Oui. »
Puis il s’adressa à l’autre partie : « As-tu une fille ? »
Il répondit : « Oui. »
Le juge déclara : « Allez donc, mariez ta fille au fils de cet homme, pourvoyez-les (1) à partir de cet argent et remettez-leur le surplus afin qu’ils puissent en vivre. Ainsi, vous vous serez tous deux chargés (2) de ses conséquences, pour le meilleur comme pour le pire. »

Lorsque Dhû al-Qarnayn entendit ces propos, il en fut très étonné, puis il dit au juge : « Je ne pensais pas qu’il existerait sur terre quelqu’un prêt à agir ainsi, ni de juge qui puisse rendre un tel jugement. »
Le juge, qui ne connaissait pas l’identité de son interlocuteur, répondit : « Y a-t-il vraiment des gens qui feraient autrement ? »
Dhû al-Qarnayn répliqua : « Oui. »
Le juge demanda : « Est-ce qu’il pleut dans leur contrée ? »
Dhû al-Qarnayn s’en étonna et déclara : « C’est précisément de telles actions qui maintiennent les cieux et la terre. »

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Une autre histoire :
Al-Bukhârî (3) a rapporté : « Nous ont informés : Muhammad ibn Bashâr, Muhammad ibn Abî ‘Adî, d’après Shu‘bah, d’après Qatâdah, d’après Abû as-Siddîq (4) an-Nâjî, d’après Abû Sa‘îd al-Khudrî, que le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit :

“Il y avait, parmi les Enfants d’Israël, un homme qui avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes. Puis il se mit en quête (du moyen) de se repentir. Il alla trouver un moine et lui demanda : ‘Y a-t-il pour moi une possibilité de repentir ?’ Le moine lui répondit : ‘Non.’ Alors il le tua. Il poursuivit ensuite sa recherche, et un homme lui indiqua d’aller dans tel et tel village. En route, la mort le surprit. Il s’effondra, la poitrine dirigée vers ce village. Les anges de la miséricorde et les anges du châtiment se disputèrent alors à son sujet. Dieu révéla à ceux-ci de s’éloigner, et à ceux-là de s’approcher, et Il leur enjoignit : ‘Mesurez la distance qui sépare les deux lieux.’ On constata qu’il était plus près (de sa destination) d’une coudée, et il fut alors absous.” »

C’est sous cette forme abrégée que le hadith nous est parvenu. Muslim (5) le rapporte également par l’intermédiaire de Bundâr, d’après Shu‘bah, ainsi que par une autre chaîne remontant à Qatâdah, sous une forme plus développée.

(1) N'existe pas dans la copie Ṭ. (2) Ainsi dans les copies B et dans A : « Et préparez-les tous les deux ». Dans Ṭ : « Et prépare-les tous les deux ». (3) Dans Ṭ : « Alors ils seront complets. » (4) Ṣaḥīḥ al-Bukhārī n° 3470, dans les hadiths sur les prophètes, chapitre 54. (5) Dans B : « Abū Bakr aṣ-Ṣiddīq », et c’est une erreur. Abū aṣ-Ṣiddīq est Bakr ibn ʿAmr an-Nājī, fiable, de la troisième génération, mort en 108 H. Voir Taqrīb at-Tahdhīb (1/106). (6) Ainsi dans B et Ṭ ainsi que dans al-Bukhārī et Muslim. Dans A il y a le mot ajouté : « qad ». (7) Ainsi dans B, Ṭ et al-Bukhārī. Dans A : « Il lui demanda : A-t-il un repentir ? » (8) Ṣaḥīḥ Muslim n° 2766, dans le livre de la repentance, chapitre sur l’acceptation du repentir du meurtrier même s’il a tué plusieurs personnes.
وما أظن هذا في قضاء الملك. فقال القاضي: هل لكما في (١) أمرٍ أنصف مما دعوتماني إليه؟ قالا: نعم. قال للمدعي: ألكَ ابنٌ؟ قال: نعم. وقال للآخر: ألك ابنة؟ قال: نعم. قال: اذهبا فزوّج ابنتك من ابن هذا وجهزاهما (٢) من هذا المال وادفعا فضل ما بقي إليهما يعيشان به فتكونا قد حمِّلتما (٣) بخيره وشره. فعجب ذو القرنين حين سمع ذلك، ثم قال للقاضي: ما ظننت أن في الأرض أحدًا يفعل مثل هذا، أو قاضٍ يقضي بمثل هذا؟ فقال القاضي وهو لا يعرفه: وهل أحد يفعل غير هذا؟ قال ذو القرنين: نعم. قال القاضي: فهل يُمطَرُون في بلادهم؟ ! فعجب ذو القرنين من ذلك وقال: بمثل هذا قامت السموات والأرض. * * * قصّة أخرى قال البخاري (٤) : حدّثنا محمد بن بشار، حدّثنا محمد بن أبي عدي، عن شعبة، عن قتادة، عن أبي الصّدِّيق (٥) الناجي، عن أبي سعيد الخدري، عن النبي- ﷺ قال: "كان في بني إسرائيل رجلٌ قتل (٦) تسعةً وتسعين إنسانًا، ثمّ خرج يسأل، فأتى راهبًا، فسأله، فقال: هل من توبةٍ (٧) ؟ قال: لا. فقتله. فجعل يسأل، فقال له رجل: ائت قرية كذا وكذا، فأدركه الموتُ فناءَ بصدره نحوها، فاختصمت فيه ملائكة الرحمة وملائكة العذاب، فأوحى الله إلى هذه أن تقرَّبي، وأوحى إلى هذه أن تَبَاعدي، وقال: قيسوا ما بينهما، فوُجد إلى هذه أقرب بشبرٍ، فغُفر له" . هكذا رواه هاهنا مختصرًا. وقد رواه مسلم (٨) عن بندار، به. ومن حديث شعبة، ومن وجه آخر عن قتادة، به مطولًا. * * *
(١) ليست في ط. (٢) كذا في ب، وفي أ: وجهزوهما. وفي ط: وجهزهما. (٣) في ط: فتكونا مليًا. (٤) صحيح البخاري رقم (٣٤٧٠) في أحاديث الأنبياء، باب (٥٤). (٥) في ب: أبي بكر الصديق وهو سهو. وأبو الصدّيق هو بكر بن عمرو الناجي، ثقة من الطبقة الثالثة، مات سنة (١٠٨ هـ). تقريب التهذيب (١/ ١٠٦). (٦) كذا في ب وط. والبخاري ومسلم. وفي أ زاد: قد. (٧) كذا في ب وط والبخاري. وفي أ فسأله هل له توبة. (٨) صحيح مسلم رقم (٢٧٦٦) في التوبة، باب قبول توبة القاتل وإن كثر قتله.

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