Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il (l’interlocuteur) demanda : « Et si je ne te rencontre pas ? » Il (l’autre) répondit : « Alors (retrouve-moi) au Bassin (al-Ḥawḍ). » Il demanda : « Et si je ne te rencontre pas ? » Il répondit : « Alors (ce sera) auprès de la Balance, car je ne manquerai pas ces trois stations le Jour de la Résurrection. » Rapporté par Aḥmad et al-Tirmidhī (1).

Le ḥāfiẓ [Abū Bakr] al-Bayhaqī a dit : Abū Sahl Aḥmad ibn Muḥammad ibn Ibrāhīm al-Mihrānī nous a informés, Aḥmad ibn Salmān, le juriste de Bagdad, nous a rapporté, al-Ḥārith ibn Muḥammad nous a rapporté, Dāwūd ibn al-Muḥabbir nous a rapporté, d’après Ṣāliḥ al-Murrī, d’après Jaʿfar ibn Zayd, d’après Anas ibn Mālik, d’après le Prophète (ﷺ), qui a dit : « On amène le fils d’Adam le Jour de la Résurrection et on le place entre les deux plateaux de la Balance ; un Ange est alors chargé de lui. Si sa Balance pèse lourd, l’Ange proclame d’une voix audible par toutes les créatures : “Sachez qu’untel a atteint un bonheur dont il ne sera plus jamais privé.” Et si sa Balance est légère, l’Ange proclame d’une voix audible par l’ensemble des créatures : “Sachez qu’untel est voué à un malheur dont il ne se relèvera plus jamais.” » Al-Bayhaqī ajouta : « Son isnād (chaîne de transmission) est extrêmement faible. »

Les ḥāfiẓ al-Bazzār et Ibn Abī al-Dunyā l’ont également rapporté d’après Ismāʿīl ibn Abī al-Ḥārith, d’après Dāwūd ibn al-Muḥabbir, qui a dit : « Ṣāliḥ al-Murrī nous a rapporté, d’après Thābit al-Bunānī et Jaʿfar ibn Zayd – al-Bazzār ajoute : “et Manṣūr ibn Zādhān” –, d’après Anas ibn Mālik, qui l’attribue (au Prophète), dans un récit semblable » (2).

ʿAbd Allāh ibn al-Mubārak a dit : « Mālik ibn Mighwal nous a rapporté, d’après ʿUbayd Allāh ibn al-ʿAyzār (3), qui a dit : “Auprès de la Balance se tient un Ange. Quand on pèse les actions d’un serviteur, il proclame : ‘Sachez qu’untel fils d’untel a vu ses balances s’alourdir et a été doté d’un bonheur dont il ne connaîtra plus jamais la tristesse.’ Puis, si la Balance est légère, il proclame : ‘Sachez qu’untel fils d’untel a vu ses balances s’alléger et il est frappé d’un malheur dont il ne connaîtra plus jamais le bonheur.’” » (4)

Ibn Abī al-Dunyā a dit : « Yūsuf ibn Mūsā nous a rapporté, al-Faḍl ibn Dukayn nous a rapporté, Yūsuf ibn Ṣuhayb nous a rapporté, Mūsā ibn Abī al-Mukhtār nous a rapporté, d’après Bilāl al-ʿAbsī, d’après Ḥudhayfah, qui a dit : “Celui qui se tient à la Balance le Jour de la Résurrection est Jibrīl (Gabriel), qui fera répliquer les uns aux autres. Et ce jour-là, il n’y aura ni or ni argent. On prendra alors des bonnes actions de l’oppresseur ; s’il n’en a plus, on prendra les mauvaises actions de l’opprimé pour les mettre à la charge de l’oppresseur.””

Abū Bakr ibn Abī al-Dunyā a également dit : « Muḥammad ibn al-ʿAbbās ibn Muḥammad nous a rapporté, ʿAbd Allāh ibn Ṣāliḥ al-ʿIjlī nous a rapporté, Abū al-Aḥwaṣ nous a rapporté, qui a dit : “Les Qurayshites se vantèrent devant Salmān, et Salmān dit : ‘Pour ma part, j’ai été créé d’une goutte impure, puis je redeviendrai une dépouille putride, puis l’on me conduira à la Balance : si elle est lourde, je serai alors noble ; si elle est légère, je serai alors ignoble.’ Abū al-Aḥwaṣ dit : ‘Sais-tu ce qu’on redoute le plus ? C’est que, lorsque la Balance d’un serviteur pèse lourd, on proclame dans une assemblée à laquelle assistent les premiers et les derniers : “Sachez qu’untel fils d’untel a obtenu un bonheur dont il ne sera plus jamais privé.” Et si sa Balance est légère, on proclame devant toute la création : “Sachez qu’untel fils d’untel est voué à un malheur dont il ne se relèvera plus jamais.”’”

(1) Rapporté par Ahmad dans le Musnad (3/178) et par Al-Tirmidhī, n° 2433, c’est un hadith ḥasan. (2) Rapporté par Al-Bazzār (3445 - Kashf al-Astar) dont la chaîne de transmission est faible. (3) Dans les Aṣūl : ʿUbayd Allāh ibn Abī al-ʿIyār, avec une vérification issue des ouvrages de ʿilm al-rijāl. (4) Rapporté par Ibn al-Mubārak dans le Zuhd (372 - Zawāʾid Naʿīm).
قال: فإنْ لم ألْقَكَ؟ قال: "فعند الحوض" ، قال: فإن لم ألقك؟ قال: "فعند الميزانِ، فإنِّي لا أخطئ هذه الثَّلاثةَ مَواطن يَوْمَ القيامة" . رواه أحمد والترمذيّ (١) . وقال الحافظ [أبو بكر] البَيْهقيّ: أخبرنا أبو سَهْل، أحمد بن محمد بن إبراهيم المِهْرَانيّ، حدَّثنا أحمد بنُ سَلْمان الفقيهُ بِبَغدادَ، حدَّثنا الحارث بن محمَّد، حدَّثنا داود بن المُحَبَّر، حدَّثنا صالح المُرِّيّ، عن جعفر بن زيد، عن أنس بن مالك، عن النَّبِيّ ﷺ ، قال: "يُؤْتَى بابن آدمَ يومَ القيامة، فيُوقفُ بين كِفَّتَي المِيزانِ، ويُوكَّل به مَلَك، فإنْ ثَقُل ميزانُهُ نادى المَلكُ بصوتٍ يُسْمعُ الخلائقَ: ألا إن فلانًا سَعد سعادةً لا يَشْقَى بَعْدَها أبدًا، وإنْ خف ميزانُه نادَى المَلكُ بصَوْتٍ يُسْمعُ الْخَلائقَ: شَقيَ فُلانٌ شقاوة لا يَسْعد بعدَها أبدًا" ثم قال البيهقيّ: إسنادُه ضعيف بمرة. وقد رواه الحافظان البزار، وابن أبي الدنيا، عن إسماعيل بن أبي الحارث، عن داود بن المُحَبَّر، حدَّثنا صالح المُرِّيّ، عن ثابت البُنَانيّ، وجعفر بن زَيْد - زاد البزَّار: ومنصور بن زاذان-، عن أنس بن مالك، يرفعه، بنَحْوه (٢) . وقال عبد اللَّه بن المُبارك: حدَّثنا مالك بن مِغْوَل، عن عُبَيْد اللَّه بن العَيْزَار (٣) ، قال: عند الميزان ملَكٌ إذا وُزِنَ العَبدُ نادى: ألا إنَّ فلانَ ابنَ فُلانٍ ثَقُلَتْ موازينه، وسَعِدَ سَعادَةً لا يَشْقَى بَعْدها أبدًا، ألا إنَّ فُلان ابنَ فلانٍ خَفَّتْ مَوازينُه، وشَقيَ شَقاوةً لا يَسْعدُ بَعْدها أبدًا (٤) . وقال ابن أبي الدنيا: حدَّثنا يوسفُ بن موسى، حدَّثنا الفَضْل بن دُكَيْن، حدَّثنا يوسُف بن صُهَيْبٍ، حدَّثنا موسى بن أبي المُخْتارِ، عن بلالٍ العَبْسيّ، عن حُذَيْفَةَ، قال: صاحبُ الميزان يوم القيامة جبريلُ يَرُدُّ بعضُهم على بعض، ولا ذَهَب يَوْمئذٍ ولا فِضَّة، قال: فيُؤخذُ من حَسَنات الظّالِم، فإنْ لم يكن له حسناتٌ أخِذَ من سيئَاتِ المظلوم، فرُدّت على الظالم. وقال أبو بكر بن أبي الدّنيا: حدَّثنا محمد بن العبَّاس بن محمد، حدَّثنا عبد اللَّه بن صالح العِجْليّ، حدَّثنا أبو الأحوص، قال: افتخَرتْ قريشٌ عند سَلْمان، فقال سلمان: لكنِّي خُلِقْتُ منْ نُطْفَةٍ قذرَةٍ، ثم أعود جيفةً مُنْتنةً، ثم يُؤتى بي إلى الميزان، فإن ثَقُلَتْ فأنا كريم، وإن خَفَّتْ فأنا لَئيمٌ، وقال أبو الأحوص: تدري من أيِّ شيء يُخافُ؟ إذا ثَقُلتْ ميزانُ عَبْدٍ نُودي في مَجْمع فيه الأولون والآخرُون: ألّا إنّ فلانَ ابن فلان قد سَعِد سعادةً لا يَشْقَى بعدها أبدًا، وإذا خَفَّت ميزانُه نودي على رؤوس الخلائق: ألا إنّ فلانَ ابن فلانٍ قد شَقيَ شقاوة لا يَسْعدُ بَعدها أبدًا.
(١) رواه أحمد في المسند (٣/ ١٧٨) والترمذي رقم (٢٤٣٣) وهو حديث حسن. (٢) رواه البزار (٣٤٤٥ - كشف الأستار) وإسناده ضعيف. (٣) في الأصول: عبيد اللَّه بن أبي العيزار، والتصحيح من كتب الرجال. (٤) رواه ابن المبارك في الزهد (٣٧٢ - زوائد نعيم).

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