Al-Bayhaqī rapporte : « Abū al-Ḥasan ʿAlī ibn Muḥammad ibn ʿAlī al-Muqriʾ nous a rapporté, al-Ḥasan ibn Muḥammad ibn Isḥāq nous a informés, Yūsuf ibn Yaʿqūb al-Qāḍī nous a rapporté, Muḥammad ibn Minhāl nous a rapporté, Yazīd ibn Zurayʿ nous a rapporté, Yūnus ibn ʿUbayd a transmis d’après al-Ḥasan : Aʿisha (qu’Allâh l’agrée) fit mention du Feu et se mit à pleurer. Le Messager de Dieu (que la paix et le salut soient sur lui) lui dit : « Qu’est-ce qui te fait pleurer, Aʿisha ? » Elle répondit : « J’ai évoqué le Feu et j’ai pleuré. Vous souviendrez-vous de vos proches le Jour de la Résurrection ? » Il répondit : « Il y a trois moments où personne ne se rappellera personne : lorsque les actions seront pesées sur la Balance, au point que l’on sache si le plateau s’alourdit ou s’allège ; puis au moment où l’on dira : ﴾“Tenez, lisez mon livre !”﴿ [69:19], lorsque les Feuillets seront distribués, jusqu’à ce que l’on sache si son livre sera reçu de la main droite, de la main gauche ou par-derrière ; et enfin lorsque le pont (aṣ-ṣirāṭ) sera placé au-dessus de la Géhenne.» »
Yūnus ajouta : « Je ne suis plus sûr si al-Ḥasan a précisé : “Ses deux bords sont pourvus de crochets et de pics par lesquels Dieu retient qui Il veut parmi Ses créatures, jusqu’à ce qu’il soit su qui sera sauvé et qui ne le sera pas.” »
Al-Bayhaqī dit ensuite : « Nous a également rapporté ar-Rūdhabārī, Ibn Dāsah nous a rapporté, Abū Dāwūd nous a rapporté, Yaʿqūb ibn Ibrāhīm et Ḥumayd ibn Masʿadah ont tous deux reçu le ḥadith d’Ismāʿīl ibn Ibrāhīm, qui dit : “Yūnus nous a rapporté, d’après al-Ḥasan, d’après ʿĀʾisha, qu’elle mentionna le Feu et se mit à pleurer…” et il rapporta le ḥadith en des termes proches, à ceci près qu’il dit : « Et lors de la distribution des Livres, quand on dira ﴾“Tenez, lisez mon livre !”﴿, jusqu’à ce que l’on sache où tombera son Livre : sera-t-il remis dans sa main droite, dans sa main gauche, ou derrière son dos ?Et au moment du pont (aṣ-ṣirāṭ), quand il sera installé entre les deux flancs de la Géhenne.” » Yaʿqūb rapporte de Yūnus cette formulation. (1)
(Autre chaîne de transmission d’après ʿĀʾisha) : L’imam Aḥmad rapporte : « Yaḥyā ibn Isḥāq nous a rapporté, Ibn Lahīʿah nous a informés, d’après Khālid ibn Abī ʿImrān, d’après al-Qāsim ibn Muḥammad, d’après ʿĀʾisha, qui a dit : “J’ai demandé : Ô Messager de Dieu, l’ami se rappellera-t-il de son bien-aimé le Jour de la Résurrection ?” Il répondit : “Ô ʿĀʾisha, à trois moments, non : premièrement auprès de la Balance, jusqu’à ce qu’elle se révèle lourde ou légère ; puis au moment du lancer des Feuillets, car on les remettra soit dans la main droite, soit dans la main gauche, soit derrière le dos ; et enfin lorsqu’un cou (du Feu) surgira, se resserrera sur eux et se mettra en fureur, en disant : ‘J’ai reçu pour mission de châtier trois catégories de gens : quiconque prétend associer d’autres dieux à Dieu, quiconque ne croit pas au Jour du Jugement, et tout tyran orgueilleux.’”” »
Il ajouta : « Ce cou s’élancera alors sur eux et les précipitera dans les profondeurs. De plus, la Géhenne est enjambée par un pont plus fin qu’un cheveu et plus aiguisé qu’une lame, sur lequel se trouvent des crochets et des pics qui saisissent qui Dieu veut. Les hommes y passeront à la vitesse d’un clin d’œil, de l’éclair, du vent, ou comme les plus rapides chevaux et montures. Les anges invoqueront : “Seigneur, sauve ! Seigneur, sauve !” Alors certains s’en sortiront indemnes, d’autres auront des égratignures mais seront sauvés, et d’autres tomberont la tête la première dans le Feu.” » (2)
Il est rapporté précédemment, selon la transmission de Ḥarb ibn Maymūn, d’après an-Naḍr ibn Anas, d’après Anas, que ce dernier dit : « Intercède pour moi, ô Messager de Dieu ! » Il répondit : « C’est ce que je ferai. » Je dis alors : « Où te chercherai-je (le Jour de la Résurrection) ? » Il dit : « Cherche-moi en premier lieu auprès du pont (aṣ-ṣirāṭ). » »