Muslim a rapporté ce que le Boukhârî avait seulement mentionné (mu‘allaq) d’après Abû Bakr Muhammad ibn Isḥâq, d’après Yaḥyâ ibn Bukayr… puis il l’a relaté (1).
On trouve également une autre chaîne de transmission remontant à Abû Hurayra. Ibn Abî Ḥâtim a dit : « Mon père nous a rapporté : Abû al-Walîd nous a rapporté : ‘Abd al-Raḥmân ibn Abî al-Zinâd nous a rapporté, d’après Ṣâliḥ, l’affranchi d’al-Taw’amah, d’après Abû Hurayra, qui a dit : “Le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : ‘On fait venir un homme qui mange et boit beaucoup, corpulent, puis on le pèse avec un grain, et il ne pèse même pas ce grain.’” Et il poursuivit : ‘Ensuite il récita : « Nous ne leur attribuons pas de poids au Jour de la Résurrection » (Al-Kahf, v. 105).’ » Ibn Jarîr a aussi rapporté ce hadith, d’après Abû Kurayb, d’après Ibn al-Ṣalt (2), d’après Ibn Abî al-Zinâd [d’après Ṣâliḥ], d’après Abû Hurayra, comme parole élevée au Prophète (marfû‘), avec le même libellé que chez al-Boukhârî.
Al-Bazzâr déclara : « Al-‘Abbâs ibn Muhammad nous a rapporté : ‘Awn ibn ‘Umârah nous a rapporté : Hishâm ibn Ḥassân nous a rapporté, d’après Wâṣil, d’après ‘Abd Allâh ibn Burayda, d’après son père, qui a dit : “Nous étions auprès du Messager de Dieu (ﷺ), quand un homme de Quraysh s’avança en se pavanant dans un somptueux vêtement (ḥulla). Lorsqu’il se tint devant le Prophète (ﷺ), celui-ci dit : ‘Ô Burayda, cet homme fait partie de ceux à qui Dieu ne donnera aucun poids au Jour de la Résurrection.’” » Al-Bazzâr ajouta : « Ce hadith est rapporté uniquement par ‘Awn ibn ‘Umârah, qui n’est pas un ḥâfiẓ, et personne ne corrobore sa chaîne de transmission. » (3)
L’imam Aḥmad a dit : « ‘Abd al-Ṣamad et Ḥasan ibn Mûsâ nous ont rapporté : Ḥammâd nous a rapporté, d’après ‘Âṣim, d’après Zirr ibn Ḥubaysh, d’après Ibn Mas‘ûd : “Il coupait un bâton de siwâk sur un arak, et il avait les jambes très fines. Le vent le faisait vaciller, ce qui fit rire les gens. Alors le Messager de Dieu (ﷺ) leur dit : ‘Qu’est-ce qui vous fait rire ?’ Ils répondirent : ‘Ô Messager de Dieu, la finesse de ses jambes.’ Il (ﷺ) dit : ‘Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, elles pèseront plus lourd dans la Balance que la montagne de Uḥud.’” » Aḥmad est le seul à rapporter ce hadith, et sa chaîne de transmission est bonne et solide. Ainsi, plusieurs versions mentionnent ces attributs (4).
Dans le “Musnad de l’Imam Aḥmad”, selon certaines variantes du hadith de la “baṭâqa” (le feuillet), transmises par Ibn Lahî‘a, on rapporte que l’agent (al-‘âmil) sera pesé avec son acte (ʿamal) et son registre (ṣaḥîfa). Dieu – exalté soit-Il – est le plus Savant quant à la vérité (5).
L’imam Aḥmad a aussi dit : « ‘Affân nous a rapporté : al-Qâsim ibn al-Faḍl nous a rapporté, qui a affirmé : al-Ḥasan a dit : ‘Aïcha a dit : “Ô Messager de Dieu, vous souviendrez-vous de vos proches au Jour de la Résurrection ?” Il répondit : “À trois moments, non : au moment de la remise du Livre (al-kitâb), au moment de la Balance (al-mîzân) et au moment du Pont (al-ṣirâṭ).”’ » (6)
Quant à la mention de « al-kitâb » (le Livre), on peut comprendre qu’il s’agit du Livre des œuvres, lequel témoignera des actes de chacun ; ou bien cela pourrait renvoyer au moment où les feuillets (ṣuḥuf) seront distribués aux gens, certains les recevant dans leur main droite et d’autres dans leur main gauche, comme Il l’a dit