Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Une autre histoire semblable à celle-ci (1) au sujet de la sincérité et de la confiance.

Al-Bukhârî a rapporté :
« Isḥâq ibn Naṣr nous a rapporté (ḥaddathanâ), ‘Abd al-Razzâq, d’après Maʿmar, d’après Hammâm ibn Munabbih, d’après Abû Hurayra, qui a dit : Le Messager de Dieu (que la prière et le salut soient sur lui) a dit : “Un homme acheta un bien immobilier à un autre, et l’acheteur trouva dans ce bien une jarre contenant de l’or. Il dit alors à celui qui lui avait vendu la propriété : ‘Prends cet or de moi, car je n’ai acheté de toi que la terre, et non l’or.’ Celui à qui appartenait initialement la terre répondit : ‘Je t’ai bien vendu la terre et tout ce qu’elle contenait.’ Ils portèrent donc leur différend devant un homme (pour qu’il tranche). Cet homme leur demanda : ‘L’un de vous a-t-il un fils ?’ L’un d’eux répondit : ‘Oui, j’ai un garçon.’ L’autre dit : ‘Moi, j’ai une fille.’ Il leur dit alors : ‘Mariez le garçon à la jeune fille, entretenez-les de ce bien et faites aumône de ce qu’il vous reste.” »

C’est ainsi qu’al-Bukhârî (4) rapporte ce récit dans la section consacrée aux récits sur les Fils d’Israël. Muslim (5) l’a également transmis d’après Muḥammad ibn Râfi‘, d’après ‘Abd al-Razzâq.

On rapporte que cette histoire se serait produite à l’époque de Dhû al-Qarnayn, qui vécut bien avant les Fils d’Israël, et Dieu est plus savant.

Ishâq ibn Bishr (6) a dit dans son livre « Al-Mubtada’ » — d’après Saʿîd ibn Abî ‘Arûba, d’après Qatâda, d’après al-Ḥasan — que Dhû al-Qarnayn supervisait lui-même la conduite de ses rois et de ses gouverneurs. Il ne tolérait aucune trahison de leur part, et n’acceptait pas les rumeurs avant de vérifier lui-même.

Il raconta : « Tandis qu’il voyageait incognito dans l’une des cités et s’asseyait plusieurs jours auprès d’un juge sans y constater aucun litige, Dhû al-Qarnayn s’apprêtait à partir quand deux hommes vinrent se disputer devant ce juge. L’un d’eux porta plainte : ‘Ô juge, j’ai acheté à cet homme une maison que j’ai bâtie, et j’y ai trouvé un trésor. Je l’ai appelé à venir le prendre, mais il a refusé. — Qu’en dis-tu ? demanda le juge à l’autre. — Je ne l’ai pas enfoui et je n’en savais rien, répondit-il. Il ne m’appartient donc pas et je ne souhaite pas le reprendre.’ Le premier reprit : ‘Ô juge, ordonne que l’on s’en empare et qu’on le dépose où tu voudras.’ Le juge lui répliqua : ‘Toi, tu t’éloignes du mal pour m’y plonger, et tu ne fais pas preuve d’équité envers moi !’ »

(1) Dans l’édition : « par cette histoire ». (2) Addition provenant de B et Ṭ, conforme au texte de al-Bukhārī. (3) Ainsi dans B et Ṭ. Ce qui est conforme à ce qui se trouve chez al-Bukhārī. Dans A : « qu’ils se marient… et qu’ils dépensent ». (4) Ṣaḥīḥ al-Bukhārī n° 3472, dans les récits des prophètes, chapitre 54. (5) Ṣaḥīḥ Muslim n° 1721, dans les jugements, chapitre sur la recommandation de la réconciliation par le juge entre deux parties en conflit. (6) Isḥāq ibn Bishr ibn Muḥammad, Abū Ḥudhayfa, historien, né à Balkh et établi à Boukhāra. Mort en 206 H. Son ouvrage al-Mubtadaʾ est partiellement manuscrit à la bibliothèque al-Ẓāhiriyya. Voir al-Aʿlām (1/294). (7) Ajout dans B : « son royaume… » (8) Dans l’édition : « et quoi ».
قصة أخرى شبيهة بهذه (١) في الصِّدق وَالأمانة قال البخاري: حدّثنا إسحاق بن نصر، حدّثنا عبد الرزاق، عن مَعْمر، عن همّام بن مُنَبِّه، عن أبي هريرة قال: قال رسول الله ﷺ : "اشترى رجلٌ من رجلٍ عقارًا له، فوجد الرجلُ الذي اشترى العقار في عقاره جرَّة فيها ذهب، فقال له الذي اشترى العقار: خُذْ ذهبَك مني إنما اشتريتُ منكَ الأرض ولم أبْتَع منك (٢) الذهب. فقال الذي له الأرض: إنما بعتُك الأرضَ وما فيها. فتحاكَما إلى رجل، فقال الذي تحاكما إليه: ألَكُما ولَد؟ قال أحدهما لي غلام، وقال الآخر: لي جارية. قال أَنْكِحوا الغلام الجارية وأنْفِقوا (٣) على أنفسهما منه، وتصدقا" . هكذا روى البخاري (٤) هذا الحديث في أخبار بني إسرائيل. وأخرجه مسلم (٥) عن محمد بن رافع عن عبد الرزاق، به. وقد رُوي أن هذه القصة وقعت في زمن ذي القرنين. وقد كانَ قبل بني إسرائيل بدهور متطاولة. والله أعلم. قال إسحاق بن بشر (٦) في كتابه "المبتدأ" عن سعيد بن أبي عَروبة، عن قتادة، عن الحسن: إن ذا القرنين كان يتفقّد أمور (٧) ملوكه وعماله بنفسه، وكان لا يطّلع على أحدٍ منهم خيانة إلا أنكر ذلك عليه، وكان لا يقبل ذلك حتى يطّلع هو بنفسه. قال: فبينما هو يسير متنكرًا في بعض المدائن، فجلس إلى قاضٍ من قضاتهم أيامًا لا يختلف إليه أحد في خصومةٍ، فلما أن طال بذي القرنين ولم يطَّلع على شيء من أمر ذلك القاضي، وهَمَّ بالانصراف، إذا هو برجلين قد اختصما إليه، فادّعى أحدهما فقال: أيها القاضي إني اشتريتُ من هذا دارًا وعمرتها ووجدت فيها كنزًا، وإني دعوته إلى أخذه فأبى عليَّ. فقال له القاضي ما تقول؟ قال: ما دفنتُ ولا علمت (٨) به فليس هو لي ولا أقبضُه منه. قال المدّعي: أيها القاضي مُر من يقبضه فيضعه حيث أحببتَ. فقال القاضي: تَفِرُّ من الشر وتُدخلني فيه، ما أنصفتني،
(١) في ط: "بهذه القصة". (٢) زيادة من ب وط، وهي موافقة للفظ البخاري. (٣) كذا في ب وط. وهو موافق لما في البخاري. وفي أ: انكحا .. وانفقا. (٤) صحيح البخاري رقم (٣٤٧٢)، في أحاديث الأنبياء، باب (٥٤). (٥) صحيح مسلم رقم (١٧٢١) في الأقضية، باب استحباب إصلاح الحاكم بين الخصمين. (٦) إسحاق بن بشر بن محمد، أبو حُذيفة، مؤرخ، ولد ببلخ، واستوطن بخارى. توفي سنة (٢٠٦ هـ). وكتابه المبتدأ منه جزء مخطوط في المكتبة الظاهرية. الأعلام (١/ ٢٩٤). (٧) زاد في ب: مملكته … (٨) في ط: وما.

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