Les nations seront alors rassemblées en rangs. Un héraut proclamera : « Aujourd’hui, vous saurez qui sont les gens de la générosité. Qu’ils se lèvent, ceux qui louaient Dieu en toute circonstance ! » Ils se lèvent alors et sont conduits au Paradis.
Puis il proclamera une seconde fois : « Aujourd’hui, vous saurez qui sont les gens de la générosité. Que se lèvent ceux dont les flancs se détachaient de leurs couches, invoquant leur Seigneur par crainte et par espoir, et qui dépensaient de ce que Nous leur avions attribué (cf. as-Sajda : 16). » Ils se lèvent et sont conduits au Paradis.
Ensuite, il proclamera une troisième fois : « Aujourd’hui, vous saurez qui sont les gens de la générosité. Que se lèvent ceux que ni commerce ni transaction ne détournent du souvenir de Dieu, ni de l’accomplissement de la prière ni de l’acquittement de l’aumône légale, car ils craignent un Jour où les cœurs et les regards seront bouleversés » (cf. an-Nour : 37). Ceux-là se lèvent et sont conduits au Paradis.
Lorsqu’il ne restera plus personne parmi ces trois catégories, un “cou” surgira du Feu et se dressera au-dessus des créatures ; il aura deux yeux perçants et une langue éloquente. Il dira : « J’ai reçu pour mission de saisir trois types de personnes : on m’a confié tout tyran obstiné. » Il les attrape alors dans les rangs à la manière de l’oiseau picorant des grains de sésame, puis il les emporte en Enfer. Il ressort ensuite une deuxième fois et dit : « J’ai reçu pour mission de saisir ceux qui ont offensé Dieu et Son Messager. » Il les attrape de la même façon et les emporte en Enfer. Puis il ressort une troisième fois et dit : « J’ai reçu pour mission de saisir les faiseurs d’images. » Il les attrape de la même manière et les emporte en Enfer.
Le texte poursuit : lorsqu’il aura saisi tantôt trois parmi ceux-ci et tantôt trois parmi ceux-là, les Feuilles (registres) seront déployées, les balances seront dressées et les créatures seront appelées au Jugement (1). Dieu – qu’Il soit exalté – a dit : « Mais non ! Quand la terre sera pulvérisée, broyée, broyée, et que ton Seigneur viendra avec les anges rang sur rang, et que ce jour-là on amènera l’Enfer ; ce jour-là l’homme se rappellera, mais à quoi bon le rappel ? » (al-Fajr : 21-23).
Et Il a dit : « Qu’attendent-ils, sinon que Dieu leur vienne à l’ombre des nuées, avec les anges, et que l’affaire soit jugée ? C’est à Dieu que tout est ramené » (al-Baqara : 210).
Il a dit également : « Et la terre resplendira de la lumière de son Seigneur ; le Livre sera déposé ; on fera venir les prophètes et les témoins ; on jugera entre eux en toute justice, et ils ne seront point lésés. Chaque âme sera pleinement rétribuée pour ce qu’elle aura accompli, et Dieu sait parfaitement ce qu’ils font » (az-Zumar : 69-70).
Il dit encore : « Le jour où le ciel se fendra par les nuées et où les anges seront descendus en foule, ce jour-là, la Royauté véritable appartiendra au Tout Miséricordieux et ce sera un jour difficile pour les mécréants » (al-Furqân : 25-26).
Dans le hadith portant sur le Souffle (as-Sûr), il est rapporté que Dieu placera Son « Kursi » où Il voudra sur Sa terre, c’est-à-dire le « Kursi » destiné à la séparation des litiges (au Jugement). Il ne s’agit pas du « Kursi » mentionné dans le Verset du « Kursi » (Ayat al-Kursi), ni de celui dont parle le « Sahîh Ibn Hibbân », où l’on rapporte : « Les sept cieux et les sept terres, avec ce qu’ils contiennent et tout ce qui se trouve entre eux, ne sont par rapport au Kursi que comme un anneau jeté dans une vaste plaine désertique ; et ce Kursi, comparé au Trône (al-‘Arsh), est pareil à cet anneau au milieu de cette vaste plaine. Quant à la dimension du Trône, nul ne peut l’estimer hormis Dieu. » (2)
Il peut arriver que ce « Kursi » soit appelé « Trône » (al-‘Arsh), comme cela a été rapporté dans certains hadiths. Il est ainsi mentionné dans les deux « Sahîh », d’après Abû Hurayra : « Sept sortes de personnes seront ombragées par Dieu dans Son ombre » – dans une autre version (3) : « Sous l’ombre de Son Trône – le jour où il n’y aura d’ombre que la Sienne… » et le hadith se poursuit dans son intégralité (4).