Oum Salama (qu’Allah l’agrée), l’épouse du Prophète (ﷺ), a rapporté : « J’entendais les gens parler du Bassin (al-Ḥawḍ), sans pour autant l’apprendre directement de la bouche du Messager d’Allah (ﷺ). Un jour, alors qu’une servante me coiffait, j’entendis le Messager d’Allah (ﷺ) s’écrier : “Ô gens !” Je dis donc à la servante : ‘Écarte-toi de moi.’ Elle répliqua : ‘Il n’a fait appel qu’aux hommes, il n’a pas appelé les femmes.’ Je répondis : ‘Je fais pourtant partie des gens.’ Alors le Messager d’Allah (ﷺ) déclara : “Je vous précèderai tous auprès du Bassin. Gardez-vous de venir à moi et de vous faire repousser, comme on repousse le chameau égaré ! Alors je demanderai : ‘Pourquoi en est-il ainsi ?’ Et on me répondra : ‘Tu ne sais pas ce qu’ils ont innové après toi.’ Je dirai alors : ‘Qu’ils soient éloignés !’” »
Puis il fut rapporté par Muslim et an-Nassaï, d’après ʾAflah ibn Saʿīd, d’après ʿAbd Allah ibn Rafiʿ, transmis par elle (1).
Le récit du frère de Zayd ibn Arqam
L’imam Aḥmad a dit : « ʿAbd ar-Razzāq nous a rapporté, d’après Maʿmar, d’après Maṭar, d’après ʿAbd Allah ibn Burayda, que ʿUbayd Allah ibn Ziyād douta de l’existence du Bassin. Il convoqua donc Zayd ibn Arqam pour l’interroger à ce sujet. Celui-ci lui transmit un récit admirable qui le réjouit. Il demanda : ‘As-tu entendu cela du Messager d’Allah (ﷺ) ?’ [Zayd répondit : ‘Non], mais c’est mon frère qui me l’a rapporté.’ (2)
Ainsi, si l’on réunit tous ces hadiths concordants, il se dégage une description de ce Bassin sublime et de ce lieu d’approvisionnement généreux, alimenté par une boisson du Paradis provenant du fleuve al-Kawthar, plus blanc que le lait, plus frais que la neige, plus doux que le miel et plus suave en parfum que le musc. Il est d’une très grande étendue, sa longueur et sa largeur étant identiques, et chacune de ses quatre extrémités est distante de la marche d’un mois.
Dans certains des hadiths précédemment mentionnés, il est indiqué que ses dimensions ne cessent de croître et de s’élargir, que son sol est fait de musc, que son gravier (raraḍ) est en perles, que des tiges d’or poussent à ses abords et qu’il y fructifie toutes sortes de joyaux. Gloire à Allah, le Créateur, qui n’est jamais impuissant devant quoi que ce soit ! Et [j’atteste qu’] il n’est d’autre dieu qu’Allah, [et que] Muḥammad est Son serviteur et Son Messager.
Mention du fait que chaque Prophète possède un Bassin
Quant au Bassin de notre Prophète Muḥammad (ﷺ) – que la paix soit sur tous les Prophètes – il est le plus grand et le plus noble de tous, et celui qui recevra le plus grand nombre de fidèles. Puisse Allah nous compter parmi ceux qui y viendront s’abreuver et nous y accorder une gorgée après laquelle nous ne souffrirons plus jamais de la soif. Et nous cherchons protection auprès d’Allah, qu’Il nous préserve d’en être écartés.
Al-Ḥāfiẓ Abū Bakr ibn Abī al-Dunyā a dit, dans son ouvrage « Al-Ahwāl » : « Muḥammad ibn Sulaymān al-Asadī nous a rapporté, en disant… »