Une autre chaîne de transmission à son sujet : Al-Bukhârî a dit : « Aḥmad ibn Shabîb ibn Saʿîd al-Ḥabṭî (1) déclara : ‘Mon père nous a rapporté, par l’intermédiaire de Yûnus, lui-même rapportant d’Ibn Shihâb, d’après Saʿîd ibn al-Musayyab, d’après Abû Hurayra, que celui-ci expliquait que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Le Jour de la Résurrection, un groupe de mes Compagnons se présentera à moi, mais ils seront écartés (2) de mon Bassin. Je dirai : ‘Ô Seigneur, mes Compagnons !’ et on me répondra : ‘Tu n’as pas connaissance de ce qu’ils ont commis après toi ; ils sont revenus sur leurs pas, en arrière.’” (3) »
Il ajouta : « Chuʿayb, se référant à az-Zuhrî, a rapporté qu’Abû Hurayra disait, de la part du Prophète (ﷺ) : “Ils seront repoussés (yujallawn).” Quant à ʿUqayl, il a dit : “fayuḥallaʾûna (4).” » Az-Zubaydî, d’après az-Zuhrî, d’après Muḥammad ibn ʿAlî, d’après ʿUbayd Allâh ibn Abî Râfiʿ (5), d’après Abû Hurayra, d’après le Prophète (ﷺ) (6). Tout cela constitue une transmission en suspens (taʿlîq). Je n’ai vu personne rapporter cette tradition avec une chaîne de transmission complète pour aucune de ces versions, depuis Abû Hurayra, si ce n’est qu’Al-Bukhârî dit ensuite : « Aḥmad ibn Ṣâliḥ nous a rapporté, Ibn Wahb nous a rapporté, Yûnus m’a informé d’après Ibn Shihâb, d’après Ibn al-Musayyab : il expliquait au sujet des Compagnons du Prophète (ﷺ) que le Prophète (ﷺ) a dit : “Des hommes parmi mes Compagnons se présenteront à moi au Bassin ; ils en seront écartés. Je dirai : ‘Ô Seigneur, mes Compagnons !’ et Il dira : ‘Tu ne sais pas ce qu’ils ont commis après toi : ils sont revenus en arrière.’” (7) »
Ibn Abî al-Dunyâ a dit : « Yaʿqûb ibn ʿUbayd et d’autres m’ont rapporté d’après Sulaymân ibn Ḥarb (8), d’après Ḥammâd ibn Zayd, d’après Kulthûm — l’imam de la mosquée de Banû Qushayr (9) —, d’après al-Faḍl ibn ʿĪsâ, d’après Muḥammad ibn al-Munkadir, d’après Abû Hurayra, qui a dit : “C’est comme si je vous voyais revenir du Bassin ; l’homme croise un autre homme et lui demande : ‘As-tu bu ?’ Il répond : ‘Oui.’ Puis un homme croise un autre et lui demande : ‘As-tu bu ?’ Il répond : ‘Non, quelle soif !’” (10).»