Au cours de son voyage, il lui dit : « Les obligations sont nombreuses. » Il lui répondit : « Je crois te connaître ! N’étais-tu pas lépreux, que les gens fuyaient, et pauvre, puis Allah t’a comblé (– Exalté soit-Il –) ? » Il rétorqua : « J’ai hérité ce bien (1) de mes aïeux, de génération en génération. » L’autre lui dit : « Si tu mens, qu’Allah te ramène à l’état dans lequel tu te trouvais auparavant. »
Puis il alla trouver le chauve dans son apparence et sa forme habituelles, et lui adressa les mêmes paroles qu’au premier. Le chauve lui répondit de la même manière, alors il lui répliqua : « Si tu mens, qu’Allah te ramène à l’état dans lequel tu te trouvais auparavant. »
Ensuite, il se rendit auprès de l’aveugle avec la même apparence et la même allure, et lui dit : « Je suis un homme indigent, un voyageur, et mes ressources se sont épuisées pendant mon voyage. Aujourd’hui, je ne puis compter sur aucun secours, si ce n’est par Allah, puis par ton intermédiaire. Je te le demande par Celui qui t’a rendu la vue : accorde-moi une brebis pour subvenir à mes besoins durant mon voyage. »
L’aveugle répondit : « J’étais aveugle et Allah m’a rendu la vue, j’étais pauvre et Il m’a enrichi (2). Prends donc ce que tu veux (3). Par Allah, je ne t’empêcherai de prendre quoi que ce soit, si c’est pour Lui (– Exalté soit-Il –). » Alors il lui dit : « Garde ton bien, vous n’étiez mis à l’épreuve que pour cela : Allah s’est satisfait de toi et s’est irrité contre tes deux compagnons. »
Tel est le texte rapporté par Al-Bukhârî (4) au sujet des récits concernant les Enfants d’Israël.
(1) « لقد ورثت لكابر عن كابر »
(2) « وكنت فقيرًا فأغناني »
(3) « فخذ ما شئت »
(4) Dans les hadiths liés aux Enfants d’Israël.