Abou Saʿid al-Khudrî – je l’ai entendu alors qu’il ajoutait ces propos :
« Je dirai : “Ils sont de moi.” Puis il sera dit : “Tu ne sais pas ce qu’ils ont innové après toi.” Je dirai alors : “Sortez, sortez (ou ‘Éloignement, éloignement’) pour ceux qui ont changé après moi !” »
Ibn ʿAbbâs a déclaré : « Suḥqan signifie “éloignement”. » On dit également : « Saḥîq » veut dire “lointain”. « Saḥaqahu » et « asḥaqahu » : “il l’a éloigné”. Ce hadith est rapporté uniquement par cette chaîne de transmission (1).
La version transmise par ʿAbd Allâh aṣ-Ṣunâbiḥî, comme l’a mentionné également Qâḍî ʿIyâḍ, ainsi que celle de Suwayd ibn Jublah, a aussi été rapportée par ce dernier.
Quant au hadith de ʿAbd Allâh ibn Zayd ibn ʿÂṣim al-Mâzinî (qu’Allâh l’agrée), figurant dans les deux Ṣaḥîḥ, on y lit que, lorsque le Messager d’Allâh (ﷺ) distribua le butin de Ḥunayn, il en gratifia certains notables de Quraysh et d’autres tribus arabes. Cela mécontenta certains Anṣâr. Il leur fit alors un discours et leur dit notamment : « Vous trouverez après moi des gens qui s’arrogeront des privilèges ; soyez patients jusqu’à ce que vous me rejoigniez au Bassin (al-Ḥawḍ). » (2)
En ce qui concerne le hadith rapporté par ʿAbd Allâh ibn ʿAbbâs (qu’Allâh l’agrée), Abou Bakr al-Bazzâr a dit : « Yûsuf ibn Moussâ nous a rapporté, Jarîr nous a rapporté, Layth – c’est-à-dire Ibn Abî Sulaym – nous a rapporté de ʿAbd al-Malik ibn Saʿîd ibn Jubayr, d’après son père, d’après Ibn ʿAbbâs : “J’ai entendu le Messager d’Allâh (ﷺ) dire : ‘Je vous retiens par vos ceintures (ḥujaz) en vous disant : Prenez garde au Feu ! Prenez garde aux peines légales ! Prenez garde au Feu ! Prenez garde aux peines légales !’ – et cela trois fois. Ensuite, lorsque je mourrai, je vous laisserai sur la voie claire, et je serai celui qui vous précède au Bassin. Quiconque s’y rendra réussira. Puis on amènera certains groupes, et on les emportera vers la gauche. Je dirai alors : ‘Ô Seigneur…’ (Je crois qu’il a dit : ‘Ce sont mes Compagnons…’) Il sera dit : ‘Ils n’ont cessé, après toi, de faire marche arrière sur leurs talons.’” » Puis il précisa : « Layth est le seul à avoir transmis ce hadith de ʿAbd al-Malik ibn Saʿîd ibn Jubayr. » (3)
Al-Bukhârî a dit, dans le chapitre du Bassin (al-Ḥawḍ) de son Ṣaḥîḥ : « ʿAmr ibn Mouḥammad nous a rapporté, Hushaym nous a rapporté, Abou Bishr et ʿAṭâ’ ibn as-Sâ’ib ont rapporté d’après Saʿîd ibn Jubayr, d’après Ibn ʿAbbâs, qui a dit : “Al-Kawthar : c’est l’abondance de bien que Dieu lui a accordée.” Abou Bishr raconte : “J’ai dit à Saʿîd ibn Jubayr : Des gens prétendent qu’il s’agit d’une rivière au Paradis. Il répondit : ‘Le fleuve au Paradis fait partie du bien que Dieu lui a accordé.’” » (4)
Et je (l’auteur) dis : Il a déjà été mentionné que deux conduits (mîzâbân), l’un en or et l’autre en argent, Acheminent l’eau depuis le Kawthar au Paradis jusqu’au Bassin qui sera sur le lieu du Rassemblement.