Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Mohammed ibn Jaʿfar ibn Abī Kathīr m’a rapporté (d’après) Ḥarām ibn ʿUthmān, d’après ʿAbd al-Raḥmān al-Aʿraj, d’après Usāma ibn Zayd : le Messager de Dieu (ﷺ) se rendit un jour chez Ḥamza ibn ʿAbd al-Muṭṭalib, mais il ne le trouva pas. Il demanda alors à son épouse, qui appartenait aux Banū al-Najjār, où il se trouvait. Elle répondit : « Il est parti il y a un instant, que mon père et ma mère te servent de rançon, il se dirigeait vers toi. Je pense qu’il t’a manqué dans l’une des ruelles des Banū al-Najjār. Ne veux-tu pas entrer, ô Messager de Dieu ? » Il entra donc, et elle lui présenta du ḥays (un mets à base de dattes) dont il mangea.

Elle dit : « Ô Messager de Dieu, puisse cela t’être doux et profitable ! J’étais justement sur le point de venir te féliciter et te souhaiter bon appétit. Abū ʿUmāra m’a informée que tu as reçu un fleuve au Paradis appelé al-Kawthar ? » Il répondit : « Oui. Son espace (ou sa place) est fait de rubis, de corail, d’émeraude et de perle. » Elle poursuivit : « J’aimerais que tu me décrives ton Bassin afin que j’en entende la description de ta propre bouche. » Il répondit : « Son étendue va de Ayla jusqu’à Ṣanʿāʾ. Il contient des aiguières aussi nombreuses que les étoiles, et les gens que j’aime le plus voir y parvenir sont les tiens, ô fille de Qahd al-Anṣārī. »

C’est un ḥadīth très rare, transmis par Ḥamza ibn ʿAbd al-Muṭṭalib, oncle du Messager de Dieu (ﷺ), ensuite par son épouse — que Dieu l’agrée —, puis par ʿAbd al-Raḥmān ibn Huzmuz al-Aʿraj d’après Usāma ibn Zayd, mais la chaîne est interrompue (munqaṭiʿ). Abū Bakr al-Shāfiʿī a mentionné dans son ouvrage « Al-Fawāʾid » qu’on y trouve al-Miswar ibn Makhrama entre les deux.

[Rapport d’après Zayd ibn Arqam — que Dieu l’agrée]
Aḥmad a dit : « ʿAffān nous a rapporté, (il dit) : “Shuʿba nous a rapporté”, (il dit) : ʿAmr ibn Murra m’a informé qu’il a entendu Abū Ḥamza, lequel a entendu Zayd ibn Arqam dire : “Nous étions en voyage avec le Messager de Dieu (ﷺ). Nous fîmes halte quelque part, et je l’ai entendu dire : « Vous ne constituez pas un seul cent-millième de ceux qui viendront à moi pour boire au Bassin, parmi ma communauté. »” Je demandai alors à Zayd : « Combien étiez-vous ce jour-là ? » Il répondit : « Sept cents ou huit cents. » »

Une même version a été rapportée par Hāshim, d’après Shuʿba, et par Abū Dāwūd al-Ṭayālisī, d’après Shuʿba. Aḥmad l’a également rapporté, par l’intermédiaire de Abū Muʿāwiya, d’après al-Aʿmash, tous deux d’après ʿAmr ibn Murra, et Abū Dāwūd l’a transmis via Ḥafṣ ibn ʿUmar, lui-même recevant de Shuʿba.

J’indique : Abū Ḥamza est Ṭalḥa ibn Yazīd al-Anṣārī al-Kūfī, affranchi de Qarāẓa ibn Kaʿb.

[Autre voie par Zayd ibn Arqam — que Dieu l’agrée]
L’imām Aḥmad a dit : « (Ismāʿīl ibn) Ibrāhīm nous a rapporté, (il dit) : “Abū Ḥayyān al-Taymī nous a rapporté...” » Al-Ḥāfiẓ al-Bayhaqī — qu’Allāh lui fasse miséricorde — déclare : « Abū ʿAbd Allāh al-Ḥāfiẓ nous a rapporté, al-Ḥasan ibn Yaʿqūb al-ʿAdl nous a rapporté, Muḥammad ibn... »

(1) Dans (A) et (M) : Fahd. La correction provient des ouvrages de ʿIlm al-Rijāl. (2) Rapporté par al-Ṭabarānī dans al-Kabīr (2959). Je dis : dans sa chaîne figure également Ḥarām ibn ʿUthmān, qui est considéré comme abandonné (matrūk). (3) Dans le texte original : « d’Abū Hāshim », ce qui est une erreur. (4) Rapporté par Aḥmad dans al-Musnad (4/371, 369, 367), al-Ṭayālisī n° 677, Abū Dāwūd n° 4746, dont la chaîne de transmission est faible.
محمد بن جعفر بن أبي كثير، أخبرني حَرَامُ بنُ عثمان، عن عبد الرحمن الأعرج، عن أسَامةَ بنِ زَيْد: أنَّ رسول اللَّه ﷺ أتى حَمْزَةَ بنَ عبد المطلب يومًا، فلم يَجده، فسأل امرأته عنه، وكانت من بني النَّجار، فقالت: خرج بأبي أنتَ وأمي آنفًا عامدًا نَحْوَكَ، فأظُنُّه أخْطأكَ في بعضِ أزِقَّةِ بَني النَّجار، أفلا تَدْخل يا رسول اللَّه؟ فدخل، فقدَّمَتْ إليه حَيْسًا فأكل منه، فقالت: يا رسول اللَّه هَنيئًا لَكَ، ومَريئًا، فقد جئتَ وأنا أُريدُ أنْ آتيكَ أُهَنئك وأُمَرُّئُكَ، أخبرني أبو عُمارة أنّك أُعْطيتَ نَهرًا في الْجنَّةَ يُدْعَى الكوثَرَ؟ فقال: "أجَلْ، وعرصَتُهُ ياقوتٌ ومَرْجانٌ، وزَبَرْجَد، ولؤلؤ" قالت: أحْبَبْتُ أن تَصِفَ لي حوضكَ بِصِفَةٍ أسمَعُها منك، فقال: "هو ما بين أيْلَةَ وَصَنْعاء، فيه أباريقُ مثلُ عدد النجوم، وأحبُّ وَارِدِه عَلَيَّ قَوْمُكِ، يا بنتَ قَهْدٍ (١) الأنْصاريّ" . هذا حديث عزيز جدًّا، من رواية حمزة بن عبد المطلب، عمِّ رسول اللَّه ﷺ ، ثم من رواية زَوْجَتِه هذه (رضي الله عنه) ، وعنها، وروايةُ عبد الرحمن بن هُزمُز الأعرج، عن أُسَامةَ بن زيد مُنْقَطِعةٌ، وذَكَرَ أبو بَكر الشافعيّ في "فوائده" : أنّ بينهما المِسْوَرَ بن مَخْرَمة (٢) . [رواية زيد بن أرقم (رضي الله عنه) ] قال أحمد: حدّثنا عفَّان، حدّثنا شُعْبةُ، قال: عمرو بن مُرَّة أخبرني، قال: سمعتُ أبا حمزة أنّه سمع زيدَ بنَ أرقم، قال: كُنَّا مع رسول اللَّه ﷺ ، في سفَرٍ، فنزل مَنْزلًا، فسمعْتُه يقول: "ما أنتم بجزءٍ من مئةِ ألفِ جُزْءٍ ممَّن يَرِدُ عليَّ الحوضَ من أُمَّتي" قلت لزيد: كم كنتم يَوْمئذٍ؟ قال: سبعمئةٍ، أو ثمانمئة. وكذا رواه عن هاشم (٣) ، عن شُعْبَةَ، ورواه أبو داود الطيالسيّ، عن شُعْبَةَ، ورواه أحمد، عن أبي معاوية عن الأعمش، كلاهما عن عمرو بن مُرَّة، به، ورواه أبو داود، عن حفص بن عمر، عن شُعْبة (٤) . قلت: وأبو حمزة هذا طَلْحة بن يَزيد الأنصاريّ، الكوفيّ مولى قَرَظة بن كَعْب. [طريق أخرى عن زيد بن أرقم (رضي الله عنه) ] قال الإمام أحمد: حدّثنا [إسماعيل بن] إبراهيم، قال: حدّثنا أبو حيان التَّيْميُّ، وقال الحافظ البيهقيُّ، (رحمه الله) : حدّثنا أبو عبد اللَّه الحافظ، حدّثنا الحسن بن يعقوب العدل، حدّثنا محمد بن
(١) في (أ) و (م): فهد. والتصحيح من كتب الرجال. (٢) رواه الطبراني في الكبير (٢٩٥٩) أقول: وفي سنده أيضًا حرام بن عثمان، وهو متروك. (٣) في الأصل: عن أبي هاشم، وهو خطأ. (٤) أحمد في المسند (٤/ ٣٧١) و (٣٦٩) و (٣٦٧) والطيالسي رقم (٦٧٧) وأبو داود رقم (٤٧٤٦) وإسناده ضعيف.

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