Voici la formulation du hadith :
« Mon Bassin s’étend d’Amman jusqu’au Yémen. Il compte autant de récipients que d’étoiles dans le ciel, avec un breuvage plus doux que le miel, plus blanc que le lait et plus onctueux que le beurre. Celui qui en boira ne connaîtra plus jamais la soif. » Ils ne l’ont pas rapporté (1).
[Transmission de Thawbân]
L’imam Aḥmad a déclaré : « ‘Affân nous rapporta (ce hadith), Hammâm nous rapporta, (qui le tenait de) Qatâda, d’après Sâlim, d’après Ma‘dân, d’après Thawbân, que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit :
“Je me tiendrai au bord de mon Bassin, le Jour de la Résurrection, pour en écarter les gens en faveur des membres du Yémen, et je les frapperai de mon bâton jusqu’à ce qu’ils se dispersent.”
On lui demanda : “Ô Messager d’Allah, quelle est son étendue ?”
Il répondit : “Elle s’étend de mon emplacement jusqu’à ‘Amman. Son eau coule à flot (yaghuttu) et deux canaux l’alimentent.” »
Aḥmad l’a également rapporté par d’autres chaînes : de ‘Abd al-Ṣamad, d’après Hishâm, d’après Qatâda ; de ‘Abd al-Wahhâb, d’après Sa‘îd ibn Abî ‘Arûba, d’après Qatâda ; et de ‘Abd al-Razzâq, d’après Ma‘mar, d’après Qatâda, selon les mêmes propos. On y questionna le Messager d’Allah (ﷺ) au sujet de la largeur de ce Bassin, et il répondit : « De mon emplacement jusqu’à ‘Amman. »
‘Abd al-Razzâq dit : « (C’est) la distance entre Buṣrâ et Ṣan‘â’, ou entre Ayla et La Mecque, ou encore, “de mon emplacement jusqu’à ‘Amman.” » Lorsqu’on l’interrogea au sujet de sa boisson, il répondit : « Elle est plus blanche que le lait, plus douce que le miel, et son eau déborde abondamment. Deux canaux du Paradis l’alimentent : l’un est en or, l’autre en argent. »
Abû Ya‘lâ a dit : « Abû Bakr — c’est-à-dire Ibn Abî Shayba — nous a rapporté : Muḥammad ibn Bishr al-‘Abdî nous a rapporté, (qui le tenait de) Sa‘îd ibn Abî ‘Arûba, d’après Qatâda, d’après Sâlim ibn Abî l-Ja‘d, d’après Ma‘dân ibn Abî Ṭalḥa, d’après Thawbân, que le Prophète d’Allah (ﷺ) a dit :
“Je me tiens au bord de mon Bassin pour en écarter les gens en faveur des membres du Yémen ; je les frappe de mon bâton jusqu’à ce que les autres se dispersent.”
On demanda alors au Prophète (ﷺ) quelle était l’étendue du Bassin, et il répondit : “Comme la distance qui sépare mon emplacement d’Amman ; il faudrait un mois de voyage, ou quelque chose de semblable.” »
Puis on l’interrogea sur la nature de sa boisson, et il répondit : « Elle est plus blanche que le lait, plus douce que le miel, elle déborde abondamment. Deux canaux l’alimentent, et leur source est au Paradis ; l’un est en argent et l’autre en or. »
C’est ainsi que Muslim l’a également rapporté par le biais d’Abû Ghassân Mâlik ibn Ismâ‘îl, Muḥammad ibn al-Muthannâ et Muḥammad ibn Bashshâr, tous trois le tenant de Mu‘âdh ibn Hishâm, d’après son père, d’après Qatâda, selon un récit similaire (4).