Ils disent : « Ô toi, intercède pour nous auprès de ton Seigneur ! Ne vois-tu pas ce qui nous arrive ? Ne vois-tu pas ce à quoi nous sommes parvenus ? »
Adam répond : « Mon Seigneur S’est mis en colère aujourd’hui d’une colère telle qu’Il ne s’était jamais mis en colère ainsi auparavant et ne Se mettra jamais plus en colère de la sorte après. Il m’avait interdit (de manger) de l’arbre, et je Lui ai désobéi. Moi, moi, moi ! [Allez vers un autre que moi], allez vers Noé. »
Ils se rendent alors auprès de Noé et lui disent : « Ô Noé, tu es le premier des messagers envoyé aux habitants de la terre, et Dieu t’a qualifié de serviteur reconnaissant. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur ! Ne vois-tu pas ce qui nous arrive ? Ne vois-tu pas ce à quoi nous sommes parvenus ? » Noé répond : « Mon Seigneur S’est mis en colère aujourd’hui d’une colère telle qu’Il ne s’était jamais mis en colère ainsi auparavant et ne Se mettra jamais plus en colère de la sorte après. J’ai usé de mon invocation contre mon peuple. Moi, moi, moi ! Allez vers un autre que moi, allez vers Abraham. »
Ils vont alors trouver Abraham et disent : « Ô Abraham, tu es le Prophète de Dieu et Son ami (sur terre). [Intercède pour nous auprès de ton Seigneur.] Ne vois-tu pas ce qui nous arrive ? Ne vois-tu pas ce à quoi nous sommes parvenus ? » Abraham répond : « Mon Seigneur S’est mis en colère aujourd’hui d’une colère telle qu’Il ne s’était jamais mis en colère ainsi auparavant et ne Se mettra jamais plus en colère de la sorte après. » (Il fit alors mention de ses mensonges.) « Moi, moi, moi ! [Allez vers un autre que moi], allez vers Moïse. »
Ils se rendent auprès de Moïse et disent : « Ô Moïse, tu es le Messager de Dieu ; Dieu t’a élu pour (transmettre) Ses messages et pour parler aux gens. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur ! Ne vois-tu pas ce qui nous arrive ? Ne vois-tu pas ce à quoi nous sommes parvenus ? » Moïse leur répond : « Mon Seigneur S’est mis en colère aujourd’hui d’une colère telle qu’Il ne s’était jamais mis en colère ainsi auparavant et ne Se mettra jamais plus en colère de la sorte après. En outre, j’ai tué un être (humain) sans en avoir reçu l’ordre. Moi, moi, moi ! Allez vers un autre que moi, allez vers Jésus. »
Ils se rendent alors auprès de Jésus et disent : « Ô Jésus, tu es le Messager de Dieu, Sa Parole qu’Il a insufflée à Marie et (tu es) un souffle émanant de Lui — c’est ainsi qu’il est — ; tu as parlé aux gens alors que tu étais encore au berceau. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur ! Ne vois-tu pas ce qui nous arrive ? Ne vois-tu pas ce à quoi nous sommes parvenus ? » Jésus leur répond : « Mon Seigneur S’est mis en colère aujourd’hui d’une colère telle qu’Il ne s’était jamais mis en colère ainsi auparavant et ne Se mettra jamais plus en colère de la sorte après. » (Il ne mentionna aucun péché.) « Allez vers un autre que moi, allez vers Muhammad. »
Ils viennent alors à moi (Muhammad) et disent : « Ô Muhammad, tu es le Messager de Dieu et le Sceau des Prophètes ; Dieu t’a pardonné ce qui a précédé de ta faute et ce qui viendra ensuite. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur ! Ne vois-tu pas ce qui nous arrive ? Ne vois-tu pas ce à quoi nous sommes parvenus ? » Je me lève alors et me rends sous le Trône ; je tombe prosterné devant mon Seigneur — qu’Il soit exalté. Puis Dieu me donne et m’inspire des louanges et un bel éloge à Son sujet, tels qu’Il ne les a jamais accordés à personne avant moi.
Il est dit : « Ô Muhammad, relève ta tête. Demande, tu recevras. Intercède, ton intercession sera exaucée. » Je dis alors : « Ô mon Seigneur, ma communauté, ma communauté ! Ô mon Seigneur, ma communauté, ma communauté ! Ô mon Seigneur, ma communauté, ma communauté ! » Il est dit : « Ô Muhammad, fais entrer dans le Paradis, par la Porte de droite, ceux de ta communauté à qui aucun compte ne sera demandé, tandis que les autres partageront les autres portes. »
Puis il ajouta : « Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, la distance entre les deux battants de l’une des portes du Paradis équivaut à celle qui sépare La Mecque de Hajar, ou La Mecque de Busrâ. »
Ils (al-Boukhârî et Mouslim) l’ont rapporté dans leurs “Sahîh” d’après le hadith d’Abî Hayyân (Yahyâ ibn Sa‘îd ibn Hayyân). (1)
Abû Bakr ibn Abî al-Dunyâ l’a également rapporté dans son ouvrage « al-Ahwâl », via Abû Khaythamah, d’après Jarîr, d’après ‘Umârah ibn al-Qa‘qâ‘, d’après