Il dit : « Informe-moi de celui qui pourra tenir debout au Jour de la Résurrection, à propos duquel Dieu – Exalté soit-Il – a dit : “Le jour où les gens se tiendront debout devant le Seigneur de l’univers (6)” [al-Muṭaffifīn]. » Il répondit : « Cela sera allégé pour le croyant, au point d’être pour lui comme la prière obligatoire(1). »
‘Abd Allâh ibn ‘Amr ibn al-‘Âs a dit : « Les croyants auront, le Jour de la Résurrection, des sièges de lumière sur lesquels ils s’assiéront, et les nuées les recouvriront d’ombre. Ce jour-là leur paraîtra aussi court qu’une heure d’une journée, ou comme l’un de ses deux bouts. » Rapporté par Ibn Abî al-Dunyâ dans “al-Ahwâl”.
L’imâm Aḥmad a rapporté : « Abû Kâmil nous raconta (haddathanâ), Ḥammâd nous raconta, d’après Suhayl ibn Abî Ṣâliḥ [d’après son père], d’après Abû Hurayra, qui dit : Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) a dit : “Aucun détenteur d’un trésor qui ne s’acquitte de son dû ne verra ce trésor devenir autre chose que des plaques chauffées dans le Feu de l’Enfer, qui marqueront son front, son flanc et son dos, jusqu’à ce que Dieu (Qu’Il soit exalté) juge entre Ses serviteurs, en un jour d’une durée de cinquante mille ans selon votre calcul. Ensuite, on lui indiquera son chemin : soit vers le Paradis, soit vers l’Enfer…” » Il mentionna ensuite la suite du hadith au sujet de celui qui refuse l’aumône légale (zakât) sur les brebis, les bovins et les chameaux, expliquant qu’il sera étendu sur un terrain plat, qu’elles le piétineront de leurs sabots et le heurteront de leurs cornes ; à chaque fois que le dernier troupeau passera sur lui, le premier lui sera de nouveau ramené, et ce jusqu’à ce qu’il soit jugé entre les serviteurs, en un jour d’une durée de cinquante mille ans selon votre calcul, puis il verra sa destinée, soit vers le Paradis, soit vers l’Enfer(2). »
De même, Abû Dâwûd aṭ-Ṭayâlisî l’a rapporté dans son “Musnad” : « Wahîb ibn Khâlid – qui était digne de confiance – nous informa, Suhayl ibn Abî Ṣâliḥ nous raconta, d’après son père, d’après Abû Hurayra, d’après le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue)… », puis il rapporta un récit similaire. Muslim l’a également rapporté selon Rawḥ ibn al-Qâsim et ‘Abd al-‘Azîz ibn al-Mukhtâr, tous deux d’après Suhayl, avec une version semblable, ainsi que selon Zayd ibn Aslam, d’après Abû Ṣâliḥ, d’après Abû Hurayra, où il est question de l’or, de l’argent, des chameaux, des bovins et des brebis(3).
L’imâm Aḥmad et Abû Dâwûd l’ont également rapporté selon la chaîne passant par Shu‘bah, et an-Nasâ’î selon celle de Sa‘îd ibn Abî ‘Arûbah, tous deux d’après Qatâda, d’après Abû ‘Umar al-Ghudânî, d’après Abû Hurayra : « J’ai entendu le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) dire : “Quiconque possède des chameaux et ne s’acquitte pas de leur dû en période de facilité comme de difficulté, ceux-ci viendront au Jour de la Résurrection dans l’état le plus vigoureux, le plus gras, le plus imposant et le plus fougueux. Il sera alors étendu à plat pour eux sur un terrain plat, et ils le piétineront de leurs sabots ; lorsque le dernier troupeau aura passé sur lui, on ramènera le premier, durant un Jour d’une durée de cinquante mille ans, jusqu’à ce qu’il soit statué entre les gens. Alors il verra sa destinée. Et s’il possède des bovins et ne s’acquitte pas de leur dû, en période de facilité comme de difficulté, elles viendront le Jour de la Résurrection dans l’état le plus vigoureux, le plus imposant, le plus gras et le plus fougueux, puis il sera étendu à plat pour elles sur un terrain plat, chaque bête à sabot le piétinera de son sabot et chaque bête à corne le heurtera de ses cornes…”(4). »