Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Le ciel, car la distance entre le ciel et la terre est celle d’un voyage de cinq cents ans, et de chaque terre à celle qui lui est inférieure, il y a également cinq cents ans de voyage. Rapporté par Ibn Abî Hâtim. Ibn Jarîr l’a également rapporté d’après Mujâhid, et al-Farrâ’ a adopté cet avis. De même, Abû ‘Abd Allâh al-Halîmî l’a mentionné, ainsi que le relate le h. Abû Bakr al-Bayhaqî dans son ouvrage « al-Ba‘th wa an-Nushûr ».

Al-Halîmî déclare : « L’Ange parcourt cette distance en une partie du jour. Si c’était une distance que les hommes pouvaient parcourir, personne ne le pourrait qu’en cinquante mille ans. » Puis il ajoute : « Il ne s’agit pas là de la durée du Jour de la Résurrection, mais de la distance séparant le Trône de la terre, jusqu’à la septième. » Al-Halîmî justifie cela en citant la Parole d’Allâh : « Min Allâhî dhî l-Ma‘ârij (3) Les Anges et l’Esprit montent vers Lui » (Sourate al-Ma‘ârij). « Dhû l-Ma‘ârij » signifie ici la hauteur et la grandeur, comme dans la Parole du Très-Haut : « Élevé en degrés, Maître du Trône » (Sourate Ghâfir, v. 15). Il explicite ensuite cela en disant : « Les Anges et l’Esprit montent vers Lui en un jour » : c’est-à-dire une distance dont la mesure est « cinquante mille ans », évoquant ainsi son immensité et son ampleur. Selon cette interprétation, il s’agirait donc de la distance spatiale. C’est une première opinion. Al-Bayhaqî a tenté de concilier ce verset avec la Parole : « Élevé en degrés », en soutenant que les Anges parcourent cette distance en mille ans durant la vie d’ici-bas, mais qu’au Jour de la Résurrection, ils ne la traversent qu’en cinquante mille ans, en raison de l’effroi et de la grandeur de ce Jour, ainsi que de la colère du Seigneur – qu’Allâh soit exalté –. Et Allâh sait mieux.

La deuxième opinion est que cela se réfère à la durée de la vie d’ici-bas. Abû Muhammad ‘Abd ar-Rahmân ibn Abî Hâtim rapporte dans son « Tafsîr » : « Nous a raconté Abû Zur‘ah, qui a dit : “Nous a raconté Ibrâhîm ibn Mûsâ, qui a dit : Ibn Abî Zâ’idah nous informa d’après Ibn Jurayj, d’après Mujâhid, à propos de la Parole d’Allâh : ‘… dont la mesure est de cinquante mille ans’ : le monde d’ici-bas dure cinquante mille ans. Il l’a appelée ‘Jour’ parce que, selon Allâh, ‘Les Anges et l’Esprit montent vers Lui en un jour dont la mesure est de cinquante mille ans’ : ce ‘Jour’ étant la vie terrestre.” »

‘Abd ar-Razzâq dit : « Nous a rapporté Ma‘mar, d’après Ibn Abî Najîh, d’après Mujâhid, et d’après al-Hakam ibn Abân, d’après ‘Ikrimah : ‘… en un jour dont la mesure est de cinquante mille ans’, c’est-à-dire que le monde d’ici-bas, de son commencement à sa fin, dure cinquante mille ans. Personne ne sait combien d’années se sont déjà écoulées et combien il en reste, excepté Allâh. » Al-Bayhaqî le rapporte également par l’intermédiaire de Muhammad ibn Thawr, d’après Ma‘mar. C’est une opinion très singulière, absente de la plupart des ouvrages de référence, et Allâh sait mieux.

La troisième opinion est que ces mots visent la période séparant le monde d’ici-bas du Jour de la Résurrection, correspondant à la durée du séjour dans la Barzakh (l’intervalle entre la mort et la Résurrection). Cela est rapporté par Ibn Abî Hâtim d’après Muhammad ibn Ka‘b al-Qurazî, et cela reste également un avis peu répandu.

(1) Voir « Tafsîr al-Ṭabarî » (21/91). (2) En ce qui concerne les principes : il a dit.
السماء، لأنّ ما بين السماء والأرْض مَسِيرةُ خَمْسمئةِ عام، ومن كل أرض إلى التي تحتها خمسمئة عام. رواه ابن أبي حاتم. ورواه ابن جرير عن مجاهد أيضًا، وذهب إليه الفَرّاء، وقاله أبو عبد اللَّه الحَلِيميُّ، فيما حكاه عنه الحافظ أبو بكر البَيْهقيّ، في كتاب "البعث والنشور" ، قال الْحَلِيميّ: فالمَلَكُ يَقطع هذه المسافة في بعض يوم، ولو أنها مسافة يمكن البشر قطعها، لم يتمكَّن أحدٌ من قطعها، إلا في مقدار خمسين ألف سنة، قال: وليس هذا مقدار يوم القيامة بسبيل، بل هذا مقدار ما بين العرش إلى الأرض السابعة، ورجّح الحَلِيمي هذا بقوله تعالى: ﴿مِنَ اللَّهِ ذِي الْمَعَارِجِ (٣) تَعْرُجُ الْمَلَائِكَةُ وَالرُّوحُ إِلَيْهِ﴾ [المعارج] ، وذو المعارج، أي: العلو والعظمة. كما قال تعالى: ﴿رَفِيعُ الدَّرَجَاتِ ذُو الْعَرْشِ﴾ [غافر: ١٥] ثم فسر ذلك بقوله: ﴿تَعْرُجُ الْمَلَائِكَةُ وَالرُّوحُ إِلَيْهِ فِي يَوْمٍ﴾ أي: مَسافَةٍ كان مقدارُها ﴿خَمْسِينَ أَلْفَ سَنَةٍ﴾ أي بُعْدها، واتِّسَاعها هذه المدة. فعلى هذا القول المراد بذلك مسافةُ المكان، هذا قول، وقد حاول البيهقي الجمع بين هذه الآية، وبين قوله: ﴿رَفِيعُ الدَّرَجَاتِ﴾ بأن الملائكة تقطع هذه المسافة في الدنيا في ألف سنة، فإذا كان يوم القيامة لا تقطعها إلا في خمسين ألف سنة، لما يشاهدون من هول ذلك اليوم وعظمته وغضب الرب – Exalté soit-Il – ، واللَّه أعلم (١) . والقول الثاني: إن المراد بذلك مُدّة عمر الدُّنيا، قال أبو محمد عبد الرحمن بن أبي حاتم في "تفسيره" : حدّثنا أبو زُرْعَة، حدّثنا إبراهيم بن موسى، حدّثنا ابن أبي زائدة، عن ابن جُريج، عن مجاهد، في قوله تعالى: ﴿كَانَ مِقْدَارُهُ خَمْسِينَ أَلْفَ سَنَةٍ﴾ قال: الدنيا عُمرها خمسون ألف سنة، ذلك عمرها يوم سَمَّاها اللَّهُ تعالى يومًا ﴿تَعْرُجُ الْمَلَائِكَةُ وَالرُّوحُ إِلَيْهِ فِي يَوْمٍ كَانَ مِقْدَارُهُ خَمْسِينَ أَلْفَ سَنَةٍ﴾ قال: اليومُ الدُّنيا. وقال عبد الرزّاق: حدّثنا مَعْمر، عن ابن أبي نَجيح، عن مجاهد، وعن الحكم بن أبانَ، عن عِكْرمةَ ﴿فِي يَوْمٍ كَانَ مِقْدَارُهُ خَمْسِينَ أَلْفَ سَنَةٍ﴾، قالا (٢) : الدُّنيا من أوَّلها إلى آخرها خمسون ألف سنةً، لا يَدْري أحدٌ كمْ مَضَى، ولا كم تقي؟ ولا يدري ذلك إلَّا اللَّه – Exalté soit-Il – ، وذكره البَيْهَقيّ من طريق محمد بن ثَوْر، عن مَعْمرٍ، به، وهذا قول غريب جدًّا، لا يوجد في كثير من الكتب المشهورة، واللَّه أعلم. القول الثالث: أن المراد بذلك فصل ما بين الدنيا ويوم القيامة، وهو مدة المقام في البرزخ، رواه ابن أبي حاتم، عن محمد بن كعب القُرَظيِّ، وهو غريب أيضًا.
(١) انظر "تفسير الطبري" (٢١/ ٩١). (٢) في الأصول: قال.

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