Et Allah, le Très-Haut, a dit :
« Le jour où Il les appellera et dira : “Qu’avez-vous répondu aux Messagers ?” (65) alors, ce jour-là, toute information leur sera voilée et ils ne se questionneront pas les uns les autres (66). » [Al-Qasas : 65-66]
Et Il a dit :
« Voici un Jour où ils ne parleront pas (35), et il ne leur sera pas permis de s’excuser (36). Malheur, ce jour-là, à ceux qui traitent [la vérité] de mensonge ! (37) » [Al-Mursalat : 35-37]
Ibn ‘Abbâs a dit : « C’est-à-dire qu’ils ne parleront pas avec un argument qui puisse leur être profitable. »
Quant à Sa parole :
« Puis leur épreuve ne sera que de dire : “Par Allah, notre Seigneur, nous n’étions pas des associateurs.” (23) Regarde comment ils se sont menti à eux-mêmes, et les faussetés qu’ils inventaient se sont évanouies (24). » [Al-An‘âm : 23-24]
De même pour Sa parole :
« Le jour où Allah les ressuscitera tous, ils Lui jureront, comme ils vous jurent à vous, et ils penseront être sur quelque chose ; en vérité, ce sont eux les menteurs (18). » [Al-Mujâdala : 18]
Ceci se produira dans une autre situation, comme Ibn ‘Abbâs l’a expliqué en réponse à celui qui l’interrogeait, ce que rapporte Al-Bukhârî de lui.
Il en va ainsi de la parole d’Allah, le Très-Haut :
« Et les uns se tourneront vers les autres pour s’interroger (27). Ils diront : “C’est vous qui veniez à nous par la droite.” (28) Ils répondront : “Au contraire ! Vous n’étiez pas croyants (29), et nous n’avions nul pouvoir sur vous : vous étiez plutôt un peuple outrancier (30). Ainsi, la parole de notre Seigneur s’est réalisée contre nous : nous allons assurément goûter [le châtiment] (31). Nous vous avons donc égarés, car nous étions nous-mêmes égarés (32). Ce jour-là, ils partageront ensemble le supplice (33). C’est ainsi que Nous agissons à l’égard des criminels (34). Quand on leur disait : ‘Il n’y a de dieu qu’Allah’, ils s’enorgueillissaient (35) et disaient : ‘Allons-nous abandonner nos divinités pour un poète fou ?’ (36) Nullement ! Il est plutôt venu avec la vérité et a confirmé les Messagers (37)…” » jusqu’à Sa parole : « Et Noé Nous invoqua ; et quel excellent exauceur Nous fûmes ! (75). » [As-Saffât : 27-75]
Les versets relatifs au Jour de la Résurrection et à ses terreurs sont très nombreux. Parmi eux, ceux de la fin de la sourate Hûd :
« En cela il y a assurément un signe pour quiconque craint le châtiment de l’Au-delà. Voilà un jour où les gens seront rassemblés ; et voilà un jour qui sera témoin (103). Nous ne le différons que jusqu’à un terme fixé (104). Le jour où il arrivera, aucune âme ne parlera sans Sa permission ; parmi eux, les uns seront malheureux, et les autres, heureux (105). Quant à ceux qui seront malheureux, ils seront dans le Feu ; là, ils pousseront des gémissements et des sanglots (106). Ils y demeureront tant que dureront les cieux et la terre, à moins que ton Seigneur n’en dispose autrement ; en vérité, ton Seigneur fait ce qu’Il veut (107). Et quant à ceux qui seront heureux, ils seront au Paradis ; ils y demeureront tant que dureront les cieux et la terre, à moins que ton Seigneur n’en dispose autrement ; c’est un don sans fin (108). » [Hûd : 103-108]
Autrement dit, un don ininterrompu. Il en va de même pour les sourates « ‘Amma Yatasa’alûn (An-Naba’) », « Idhâ Ash-Shamsu Kuwwirat (At-Takwîr) », « Idhâ As-Samâ’u Infatarat (Al-Infitar) », « Idhâ As-Samâ’u Inshaqqat (Al-Inshiqâq) », la sourate « Al-Mutaffifîn » dans son intégralité, « Al-Mursalat », « An-Nâzi‘ât », « Hal Atâ ‘Alâ Al-Insân (Al-Insân) », « Wa-Ssamâ’i Dhâti Al-Burûj (Al-Burûj) », « Idhâ Zulzilât (Az-Zalzalah) », la fin d’« Al-‘Âdiyât », la sourate « Al-Qâri‘ah », la fin d’« At-Takâthur » et « Al-Humazah ».
L’imam Ahmad a rapporté, d’après ‘Abdur-Razzâq, d’après ‘Abdullâh ibn Bahîr As-San‘ânî le conteur, d’après ‘Abdur-Rahmân ibn Yazîd As-San‘ânî, qui a entendu Ibn ‘Umar dire : le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : « Quiconque désire contempler le Jour de la Résurrection comme s’il le voyait de ses propres yeux, qu’il lise : “Idhâ Ash-Shamsu Kuwwirat” (At-Takwîr), “Idhâ As-Samâ’u Infatarat” (Al-Infitar) et “Idhâ As-Samâ’u Inshaqqat” (Al-Inshiqâq). »