Le Hadith d’Abî Razîn concernant la Résurrection et le Rassemblement :
Mon maître, le hâfiḏ (grand spécialiste du hadith) Abû al-Ḥajjâj Yûsuf ibn ‘Abd al-Raḥmân al-Mizzî – qu’Allâh lui fasse miséricorde –, ainsi que plusieurs autres maîtres, m’ont informé, en leur présence et en les écoutant réciter. Ils dirent :
« Nous a informés Fakhr ad-Dîn ‘Alî ibn ‘Abd al-Wâḥid ibn al-Bukhârî, et d’autres également. Ils dirent : “Nous a informés Ḥanbal ibn ‘Abd Allâh al-Mukabbir, nous a informés Abû al-Qâsim Hibatullâh ibn al-Ḥuṣayn al-Shaybânî, nous a informés Abû ‘Alî al-Ḥasan ibn ‘Alî ibn al-Muḏhib at-Tamîmî, nous a informés Abû Bakr Aḥmad ibn Ja‘far ibn Ḥamdân ibn Mâlik al-Qaṭî‘î, nous a informés ‘Abd Allâh ibn l’imâm Aḥmad ibn Ḥanbal – qu’Allâh lui accorde Sa miséricorde – dans le Musnad de son père.”
‘Abd Allâh a dit : “Ibrâhîm ibn Ḥamza ibn Muḥammad ibn Ḥamza ibn Muṣ‘ab ibn az-Zubayr al-Zubayrî m’écrivit ceci : ‘Je t’ai adressé ce hadith, après avoir vérifié et entendu sa lecture conforme à ce que je t’ai notifié. Transmets-le ainsi de ma part.’”
Il (Ibrâhîm) dit : “M’a rapporté ‘Abd al-Raḥmân ibn al-Mughîra al-Ḥizâmî, qui dit : ‘M’a rapporté ‘Abd al-Raḥmân ibn ‘Ayyâsh as-Sa‘mî al-Anṣârî al-Qubâ’î, de la tribu Banû ‘Amr ibn ‘Awf, d’après Dalham ibn al-Aswad ibn ‘Abd Allâh ibn Ḥâjib ibn ‘Âmir ibn al-Muntafiq al-‘Uqaylî, d’après son père, d’après son oncle Laqîṭ ibn ‘Âmir.’”
Dalham dit : “Mon père al-Aswad me l’a également rapporté, d’après ‘Āṣim ibn Laqîṭ. Laqîṭ partit en délégation auprès du Messager d’Allâh (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) en compagnie d’un compagnon à lui, appelé Nahîk ibn ‘Āṣim ibn Mâlik ibn al-Muntafiq.”
Laqîṭ raconte : “Je partis donc, moi et mon compagnon, jusqu’à ce que nous arrivions auprès du Messager d’Allâh (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) à la fin du mois de Rajab. Nous parvînmes au Messager d’Allâh (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) alors qu’il venait d’achever la prière de l’aube. Il se leva pour prêcher aux gens et déclara :
‘Ô gens, en vérité, je vous ai gardé ma voix depuis quatre jours afin de vous la faire bien entendre. Y a-t-il quelqu’un que son peuple a envoyé ? Ils disent : “Informe-nous de ce que dit le Messager d’Allâh (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Peut-être sera-t-il distrait par un discours intérieur, ou par la conversation avec son compagnon, ou se laissera-t-il égarer. Or je serai interrogé : ‘As-tu transmis ?’” Écoutez donc et vous vivrez ! Asseyez-vous ! Asseyez-vous !’
Les gens s’assirent, et je demeurai debout avec mon compagnon, jusqu’à ce que son attention et son regard se portent sur nous. Je lui dis : ‘Ô Messager d’Allâh, de quelle part de la science de l’inconnaissable disposes-tu ?’ Il rit, par Allâh, hocha la tête et comprit que je cherchais à saisir ce qu’il n’avait peut-être pas révélé. Puis il dit :
‘Votre Seigneur (Exalté soit-Il) a retenu pour Lui cinq clés de l’Inconnaissable que nul ne connaît en dehors d’Allâh.’ Et il désigna sa main.
Je dis : ‘Lesquelles sont-elles ?’
Il répondit : ‘La connaissance du terme (de la mort) : certes, Il sait quand chacun rendra son dernier souffle, tandis que vous l’ignorez. La connaissance de ce qui se forme dans l’utérus : Il le sait, alors que vous ne le savez point. La connaissance de ce qui se passera demain : ce que tu mangeras demain t’est inconnu, et tu ne le sais pas. La connaissance du jour où tombera la pluie : vous regardez au loin, desséchés, frappés de stérilité, alors qu’Il sait que d’autres que vous l’auront (la pluie) à portée de main.’
Laqîṭ dit : ‘J’ai alors déclaré : “Nous n’attendrons jamais qu’un bien de la part d’un Seigneur qui rit !” Et enfin : “La connaissance du moment de l’Heure (de la Résurrection).”’
Je repris : ‘Ô Messager d’Allâh, instruis-nous de ce que tu enseignes aux gens, de ce que tu sais. En vérité, nous sommes d’une tribu que personne parmi la tribu de Madhḥij, que nous (ou : qui nous), ne croit autant que nous.’”