Vous poussent alors comme pousse la verdure. Il dit : « Il n’y a rien de l’être humain qui ne se détériore, à l’exception d’un seul os, le coccyx, à partir duquel la création sera reconstituée le Jour de la Résurrection. » Ce hadith a déjà été rapporté par al-Bukhârî et Muslim, mais la version d’al-Bukhârî ne contient pas ce supplément mentionnant la descente de l’eau… et ainsi de suite (1).
Abou Bakr ibn Abî al-Dunyâ a dit dans son ouvrage « Ahlwâl Yawm al-Qiyâma » (Les terreurs du Jour de la Résurrection) : « Nous a rapporté Abou ‘Ammâr al-Husayn ibn Hurayth al-Marwazî, qui a déclaré : “Al-Fadl ibn Mûsâ nous a rapporté de Husayn ibn Wâqid, d’al-Rabî‘ ibn Anas, d’Abou al-‘Âliyah, qui a dit : ‘Ubayy ibn Ka‘b m’a raconté : ‘Il y a six signes avant le Jour de la Résurrection : tandis que les gens se trouvent dans leurs marchés, la lumière du soleil disparaîtra. Et pendant qu’ils sont ainsi, les montagnes s’abattront sur le sol, se mettront en mouvement, s’agiteront et se mêleront. Les djinns seront saisis de frayeur et iront vers les humains, et les humains vers les djinns ; les bêtes, les oiseaux et les animaux sauvages se mêleront les uns aux autres en une grande confusion.’”
Et Dieu a dit : ﴾وَإِذَا الْوُحُوشُ حُشِرَتْ (5)﴿ [al-Takwîr]. Il poursuit : “Elles se mettront alors en marche. Et ﴾وَإِذَا الْعِشَارُ عُطِّلَتْ (4)﴿ [al-Takwîr], c’est-à-dire que leurs propriétaires délaisseront leurs chamelles pleines. Puis ﴾وَإِذَا الْبِحَارُ سُجِّرَتْ (6)﴿ [al-Takwîr], alors les djinns diront aux humains : ‘Nous allons vous rapporter la nouvelle.’ Ils iront vers la mer et la trouveront embrasée et ardente. Pendant qu’ils en sont là, la terre se fendra d’une unique fissure, jusqu’à la septième terre inférieure et jusqu’au septième ciel supérieur. Alors qu’ils seront encore saisis, un vent surviendra et provoquera leur mort.” (2)
Ibn Abî al-Dunyâ a également rapporté : « Nous a transmis Hârûn ibn ‘Umar al-Qurashî, qui a dit : ‘Al-Walîd ibn Muslim nous a rapporté, de ‘Abd al-Rahmân ibn Yazîd ibn Jâbir, d’‘Atâ’ ibn Yazîd al-Saksakî, qui a dit : “Après la mort de ‘Îsâ (Jésus) fils de Maryam — sur lui la paix —, et à l’approche de l’Heure, Dieu enverra un vent doux qui recueillera l’âme de tout croyant et de toute croyante. Il ne restera alors que les pires des gens, qui s’accoupleront comme des ânes, et c’est sur eux que l’Heure adviendra. Tandis qu’ils seront dans cet état, Dieu fera descendre la peur sur les habitants de la terre : les pas qu’ils font et leurs demeures trembleront. Alors, humains, djinns et diables se réfugieront sur la côte (3) de la mer et y demeureront aussi longtemps que Dieu le voudra.
Puis les djinns et les diables diront : ‘Allons chercher une issue !’ Ils se rendront à l’extrémité de l’horizon occidental (4), mais la trouveront bouchée et gardée par des protecteurs, puis ils reviendront auprès des gens. Alors qu’ils seront dans cet état, l’Heure se dressera contre eux, et ils entendront un héraut proclamer : ﴾يَا أَيُّهَا النَّاسُ أَتَى أَمْرُ اللَّهِ فَلَا تَسْتَعْجِلُوهُ﴿ [an-Nahl : 1]. Il n’y a pas de femme plus attentive à ces paroles que celle qui tient son nourrisson dans ses bras. Ensuite, on soufflera dans la Trompe, et quiconque est dans les cieux et sur la terre tombera foudroyé, à l’exception de ceux que Dieu aura voulu épargner.” (5) »
Et il (Ibn Abî al-Dunyâ) a dit aussi : « Nous a raporté Hârûn ibn Sufyân, nous a rapporté Muhammad ibn ‘Umar, nous a rapporté Mu‘âwiya ibn Sâlih, d’après… »