Ibrahim, Muhammad ibn Shuʿayb ibn Shābūr, ʿAbdah ibn Sulaymān et d’autres encore… Quant à Qatāda, il y a eu divergence à son sujet à propos de cette transmission. Il rapporte : « …d’après Muhammad ibn [Yazīd ibn Abī] Ziyād, d’après Muhammad ibn Kaʿb, d’après un homme, d’après Abū Hurayra, d’après le Prophète. » Et parfois, il omet la mention de cet homme.
De même, Isḥāq ibn Rāhawayh l’a rapporté, d’après ʿAbdah ibn Sulaymān, d’après Ismāʿīl ibn Rāfiʿ, d’après Muhammad ibn Yazīd ibn Abī Ziyād, d’après un homme des Anṣār, d’après Abū Hurayra, d’après le Prophète (ﷺ). Et certains parmi eux omettent le premier homme.
Notre maître, l’hafiz al-Mizzī, a dit : « C’est la version la plus proche (de l’exactitude). » Il ajoute : « Al-Walīd ibn Muslim l’a également rapporté d’après Ismāʿīl ibn Rāfiʿ. Il lui a consacré un ouvrage, dans lequel il expose clairement ce qui, dans ce ḥadith, trouve appui dans d’autres ḥadiths authentiques. » L’hafiz Abū Mūsā al-Madīnī a dit, après l’avoir cité intégralement : « Même si la chaîne de transmission comporte des rapporteurs qui ont fait l’objet de critiques, la plupart de ce qu’il contient est néanmoins rapporté séparément par des chaînes bien établies. » Ensuite, il discute les points rares (gharīb) de ce ḥadith.
J’ai dit (l’auteur) : « Nous allons l’examiner partie par partie, et c’est en Dieu que nous plaçons notre recours (1). »
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Pour ce qui concerne les souffles dans la Trompe, ils sont au nombre de trois : le souffle de la frayeur (al-fazʿ), puis le souffle de l’anéantissement (al-ṣaʿq), ensuite le souffle de la résurrection (al-baʿth), comme il a été expliqué précédemment dans le ḥadith du « Ṣūr » dans son intégralité.
Muslim dit dans son « Ṣaḥīḥ » : « Abū Kurayb nous raconta, il dit : Abū Muʿāwiya nous raconta, d’après al-Aʿmash, d’après Abū Ṣāliḥ, d’après Abū Hurayra, qui dit : Le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit : “Il y a quarante (unités de temps) entre les deux souffles.” Ils dirent : “Ô Abū Hurayra, s’agit-il de quarante jours ?” Il répondit : “Je m’en abstiens (de le préciser).” Ils dirent : “Quarante mois ?” Il dit : “Je m’en abstiens.” Ils dirent : “Quarante ans ?” Il dit : “Je m’en abstiens.” Il poursuivit : “Ensuite Dieu fait descendre de l’eau du ciel, et ils repousseront comme pousse la verdure.”” Il ajouta : “Rien de l’être humain ne subsiste sans se décomposer, hormis un seul os : le ‘coccyx’ (ʿajbu al-dhanab). C’est à partir de lui que les gens seront de nouveau constitués au Jour de la Résurrection.” » Al-Bukhārī l’a également rapporté, par la voie d’al-Aʿmash (4).
Le ḥadith concernant le coccyx, affirmant qu’il ne périt pas et que la création reprend à partir de lui – et que c’est de ce dernier que les êtres sont reconstitués au Jour de la Résurrection – est établi dans le Musnad d’Ahmad, rapporté par ʿAbd al-Razzāq, d’après Maʿmar, d’après Hammām, d’après Abū Hurayra. Muslim le rapporte aussi, par l’intermédiaire de Muhammad ibn Rāfiʿ, d’après ʿAbd al-Razzāq ; Ahmad le rapporte encore par la voie de Yaḥyā al-Qaṭṭān, d’après Muhammad ibn ʿAjlān [d’après Abū al-Zinād], d’après ʿAbd al-Raḥmān ibn Hurmuz al-Aʿraj, d’après Abū Hurayra : « Le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit : “Tout fils d’Adam se désagrège et est dévoré…” »