Ibn Abî al-Dunyâ a dit : « ʿUbayd Allâh ibn Jarîr nous a informés, Mûsâ ibn Ismâʿîl nous a rapporté, ʿAbd al-Wâḥid ibn Ziyâd nous a rapporté, ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn al-Aṣam (1), d’après Yazîd ibn al-Aṣam, qui a dit : “Ibn ʿAbbâs a dit : ‘Depuis qu’il a été chargé de la Trompe, celui qui en est responsable n’a pas cligné de l’œil ; c’est comme si ses deux yeux étaient deux astres scintillants, fixant le Trône, par crainte qu’on ne lui intime l’ordre de souffler avant même que son regard ne lui revienne (2).’” »
Abû ʿAbd al-Raḥmân ʿAbd Allâh ibn ʿUmar Mushkadâna (3) nous rapporta : Mervân ibn Muʿâwiyya, d’après ʿUbayd Allâh ibn ʿAbd Allâh ibn al-Aṣam, d’après Yazîd ibn al-Aṣam, d’après Abû Hurayra, a dit : « Le Messager d’Allâh (ﷺ) a déclaré : “Depuis qu’il a été chargé de la Trompe, son porteur n’a pas cligné de l’œil, toujours prêt, les regards tournés vers le Trône, de peur qu’on ne l’y enjoigne avant que son regard ne lui revienne. Ses deux yeux ressemblent à deux astres scintillants.” » (4)
[Long hadith au sujet de la Trompe]
L’hâfiẓ Abû Yaʿlâ al-Mawṣilî a rapporté dans son “Musnad” : « ʿAmr ibn al-Ḍaḥḥâk ibn Makhlad nous a transmis, Abû ʿÂṣim al-Ḍaḥḥâk ibn Makhlad nous a transmis, Abû Râfiʿ Ismâʿîl ibn Râfiʿ, d’après Muḥammad ibn [Yazîd ibn Abî] Ziyâd, d’après Muḥammad ibn Kaʿb al-Quraẓî, d’après un homme des Anṣâr, d’après Abû Hurayra, qui a dit : “Le Messager d’Allâh (ﷺ) nous fit un récit alors qu’il se tenait au milieu d’un groupe de ses compagnons. Il dit : ‘Lorsqu’Allâh – Exalté soit-Il – eut achevé la création des cieux et de la terre, Il créa la Trompe et la remit à Isrâfîl. Celui-ci la place sur sa bouche, les yeux fixés vers le Trône, attendant le moment où il recevra l’ordre de souffler.’” »
Il ajouta : « Je demandai : ‘Ô Messager d’Allâh, qu’est-ce que la Trompe ?’ Il répondit : ‘C’est un Cor.’ Je demandai : ‘Comment est-il ?’ Il répondit : ‘Il est immense. Par Celui qui m’a envoyé avec la vérité, l’envergure de son ouverture est aussi vaste que l’étendue des cieux et de la terre. On y soufflera trois fois : la première est le Souffle de la frayeur (nafkhat al-fazaʿ), la deuxième est le Souffle de l’anéantissement (nafkhat al-ṣaʿq), et la troisième est le Souffle de la Résurrection pour le Seigneur des mondes (nafkhat al-qiyâm). Allâh ordonnera à Isrâfîl de souffler une première fois en disant : “Souffle le Souffle de la frayeur”. Isrâfîl soufflera alors cette première Trompe, et les habitants des cieux et de la terre seront saisis d’effroi, excepté ceux qu’Allâh décide d’épargner. Ensuite, Allâh – Exalté soit-Il – lui ordonnera de prolonger ce souffle et de l’étirer, sans relâche. C’est ce dont Allâh parle en ces termes : « Et qu’attendent-ils, ceux-là, si ce n’est un seul Cri, sans répit ? » (Ṣâd, 15). Alors les montagnes se mettront à se mouvoir comme les nuées, puis elles deviendront un mirage. La terre sera ébranlée avec ses habitants, tel un navire submergé en pleine mer que ballottent les vagues, ou comme une lampe suspendue au Trône et secouée par les vents. Voilà ce qui… »