«Ô Messager de Dieu, que devons-nous dire?» Il répondit : «Dites : “Dieu nous suffit et Il est le Meilleur garant.”» (1)
Abû Yaʿlâ al-Mawsilî a rapporté dans le Musnad d’Abû Hurayra (selon Abû Sâliḥ, d’après Abû Hurayra) : «Abû Ṭâlib, ʿAbd al-Jabbâr ibn ʿÂṣim (2), nous a raconté : Mûsâ ibn Aʿyin al-Ḥarrânî m’a transmis, d’après al-Aʿmash, d’après Abû Sâliḥ, d’après Abû Hurayra, et d’après ʿImrân par l’intermédiaire de ʿAṭiyya, d’après Abû Saʿîd, lequel a dit : Le Messager de Dieu (ﷺ) a déclaré : “Comment pourrais-je moi-même me réjouir, ou comment pourriez-vous vous réjouir (Abû Ṭâlib hésitait quant à la formule), alors que celui qui est chargé de la Trompe a déjà placé celle-ci à sa bouche, qu’il tend l’oreille, incline la tête et attend le moment où il recevra l’ordre de souffler?!” Ils demandèrent : “Ô Messager de Dieu, que devons-nous dire?” Il répondit : “Dites : ‘Dieu nous suffit et Il est le Meilleur garant, c’est en Dieu que nous avons placé notre confiance.’”»
L’imam Aḥmad a dit : «Abû Muʿâwiya nous a rapporté, [en disant] : al-Aʿmash, d’après Saʿd al-Ṭâʾî, d’après ʿAṭiyya al-ʿAwfî, d’après Abû Saʿîd al-Khudrî, a rapporté que le Messager de Dieu (ﷺ) mentionna le détenteur de la Trompe et dit : “À sa droite se trouve Jibrîl et à sa gauche Mîkâʾîl.”» (3)
Ibn Mâjah a rapporté : «Abû Bakr ibn Abî Shaybah nous a rapporté : ʿAbbâd ibn al-ʿAwwâm, d’après Ḥajjâj, d’après ʿAṭiyya, d’après Abû Saʿîd, a dit : Le Messager de Dieu a déclaré : “Les deux gardiens de la Trompe tiennent chacun un cor dans leurs mains — ou : ils portent deux cors dans leurs mains — et ils guettent le moment où on leur ordonnera de souffler.”» (4)
L’imam Aḥmad a dit encore : «Yahyâ ibn Saʿîd nous a rapporté, d’après al-Taymî, d’après Aslam, d’après Abû Murayyah (5), au sujet du Prophète (ﷺ) — ou d’après ʿAbd Allâh ibn ʿAmr, à propos du Prophète (ﷺ) — qui a dit : “Les deux souffleurs se trouvent dans le deuxième ciel. La tête de l’un est à l’est et ses pieds à l’ouest — ou il a dit : sa tête est à l’ouest et ses pieds à l’est — et ils attendent le moment où on leur ordonnera de souffler dans la Trompe, puis ils souffleront.”» Seul Aḥmad a rapporté ce ḥadith. Quant à Abû Murayyah, il s’appelle ʿAbd Allâh ibn ʿAmr al-ʿIjlî et il est peu connu. (6)
Il se peut que ces deux anges décrits, dont l’un est Isrâfîl — celui qui soufflera dans la Trompe, comme l’indique le ḥadith détaillé à ce sujet — et l’autre, celui qui sonne la clochette (al-nâqûr), soient chacun responsable d’un instrument distinct. Il est aussi possible que les termes «Trompe» (al-ṣûr) et «Naqûr» désignent un genre commun qui comprendrait plusieurs entités, ou bien que l’article défini indique un instrument précis, chaque ange disposant d’assistants qui exécutent la même tâche que lui. Dieu est plus Savant quant à la réalité de cette affaire.