Et Dieu, Exalté soit-Il, a dit : « Le jour où l’on soufflera dans la Trompe, et que vous viendrez par groupes (18) » [An-Naba (78) : 18]. Il a aussi dit : « Le jour où l’on soufflera dans la Trompe, et Nous rassemblerons ce jour-là les criminels aux yeux bleus (102) » [Tâ-Hâ (20) : 102], et les versets qui suivent.
L’imam Ahmed a rapporté : « Nous a rapporté Ismâ‘îl, (qui) nous a rapporté Sulaymân at-Taymî, d’après Aslam al-‘Ijlî, d’après Bishr ibn Shaghâf, d’après ‘Abd Allâh ibn ‘Amr, (qui) a dit : Un bédouin demanda : “Ô Messager d’Allâh, qu’est-ce que le cor (as-sûr) ?” Le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allâh soient sur lui) répondit : “C’est une trompe dans laquelle on souffle.” » L’imam Ahmed le raconta également par l’intermédiaire de Yahyâ ibn Sa‘îd al-Qattân, d’après Sulaymân ibn Tarkhân at-Taymî, selon la même chaîne. Abû Dâwud, at-Tirmidhî et an-Nassâ’î le rapportent également via d’autres chaînes venant de Sulaymân at-Taymî, d’après Aslam al-‘Ijlî. At-Tirmidhî en a dit : « Il est bon (ḥasan), et nous ne le connaissons que par la narration de Aslam al-‘Ijlî. »
Et l’imam Ahmed a aussi dit : « Nous a rapporté Asbât, (qui) nous a rapporté Muṭarrif, d’après ‘Aṭiyya, d’après Ibn ‘Abbâs, au sujet de la parole du Très-Haut : “Lorsque l’on sonnera de la trompe (an-nâqûr)” [Al-Muddaththir (74) : 8], le Messager d’Allâh (ﷺ) a dit : “Comment pourrais-je me sentir dans la félicité, alors que le gardien du cor l’a déjà porté à sa bouche, a incliné son front et attend le moment où on lui ordonnera de souffler ?!” Les Compagnons du Messager d’Allâh (ﷺ) demandèrent : “Ô Messager d’Allâh, que devons-nous dire ?” Il répondit : “Dites : ‘Allah nous suffit ; Il est notre Meilleur Garant, et c’est en Lui que nous plaçons notre confiance (ḥasbunâ Allâh wa ni‘ma-l-wakîl, ‘alâ Allâh tawakkalnâ).’” » Ce hadith est rapporté uniquement par Ahmad. Abû Kadayna (Yahyâ ibn al-Muhallab) l’a également transmis, d’après Muṭarrif, dans le même sens.
L’imam Ahmed a encore dit : « Nous a rapporté Sufyân, d’après Muṭarrif, d’après ‘Aṭiyya, d’après Abû Sa‘îd, d’après le Prophète (ﷺ) : “Comment pourrais-je me sentir dans la félicité alors que celui qui est en charge de la Trompe l’a déjà en bouche, a incliné son front et tend l’oreille, attendant l’ordre de souffler ?!” Les musulmans dirent : “Ô Messager d’Allâh, que devons-nous dire ?” Il répondit : “Dites : ‘Allah nous suffit ; Il est Notre Meilleur Garant, et c’est en Lui que nous plaçons notre confiance.’” » At-Tirmidhî le rapporte également d’après Ibn Abî ‘Umar, qui le tient de Sufyân ibn ‘Uyayna. Il le déclare bon (ḥasan). Il le rapporte aussi selon Khâlid ibn Ṭahmân, d’après ‘Aṭiyya, d’après Abû Sa‘îd, et le considère là encore bon (ḥasan).
Notre cheikh Abû-l-Ḥajjâj al-Mizzî a mentionné dans “al-Aṭrâf” qu’Ismâ‘îl ibn Ibrâhîm Abû Yaḥyâ at-Taymî l’a rapporté d’al-A‘mash, d’après Abû Ṣâliḥ, d’après Abû Sa‘îd. C’est également ce qu’a transmis Abû Bakr ibn Abî-d-Dunyâ dans son ouvrage “al-Ahwâl”. Il a dit : « Nous a rapporté ‘Uthmân ibn Abî Shayba, (qui) nous a rapporté Jarîr, d’après al-A‘mash, d’après Abû Ṣâliḥ, d’après Abû Sa‘îd al-Khudrî, qui a dit : “Le Messager d’Allâh (ﷺ) a déclaré : ‘Comment pourrais-je me sentir dans la félicité alors que celui qui est chargé de la Trompe l’a déjà portée à sa bouche, a incliné son front, attendant l’ordre de souffler pour ensuite souffler ?!’ Nous dîmes...” »