Les signes qui annoncent son imminence et sa proximité ont fait que ce moment a été considéré comme le Jour de la Résurrection, ainsi que l’a dit le Très-Haut : « Attendent-ils que viennent à eux les anges, ou que vienne ton Seigneur, ou que surviennent certains signes de ton Seigneur ? Le jour où surviendront certains signes de ton Seigneur, la foi d’une âme ne lui sera plus d’aucune utilité… » (Al-An‘âm, 6 : 158).
Et Il dit : « Lorsqu’ils virent Notre châtiment, ils dirent : “Nous croyons en Dieu Seul, et nous rejetons ce que nous Lui associations auparavant.” Mais leur foi ne leur fut plus d’aucune utilité lorsqu’ils virent Notre châtiment : telle est la loi de Dieu qui s’est déjà appliquée à Ses serviteurs. Et c’est là que les mécréants subirent la perte. » (Ghâfir, 40 : 84-85).
Et Il dit encore : « Qu’attendent-ils donc, sinon l’Heure, qu’elle ne vienne sur eux à l’improviste ? Or, déjà en sont venues les prémices. Et qu’en leur servira leur rappel, lorsque celle-ci surviendra ? » (Muhammad, 47 : 18).
Al-Bayhaqî a rapporté, d’après Al-Hâkim, qu’il aurait dit : « Le premier des signes à apparaître sera la sortie du Faux Messie (Al-Dajjâl), puis la descente de Jésus, fils de Marie, puis l’ouverture (l’irruption) de Ya’jûj et Ma’jûj (Gog et Magog), puis la sortie de la Bête, et enfin le lever du soleil à l’ouest. » Il ajouta : « Car lorsque le soleil se lèvera de l’ouest, tous ceux qui seront alors sur terre croiront, et si la descente de Jésus fils de Marie venait après cela, il ne rencontrerait aucun mécréant. » Or, ce qu’il dit à ce sujet prête à discussion, car la foi des gens de la terre, ce jour-là, ne leur sera d’aucune utilité. En effet, la foi d’une personne qui n’avait pas cru auparavant ne lui servira à rien. Quiconque embrassera la foi ou se repentira ce jour-là ne verra pas sa démarche acceptée, à moins qu’il n’ait déjà été croyant ou repentant avant cela.
De même, la parole de Dieu au sujet de la descente de Jésus – paix sur lui – à la fin des temps : « Il n’est pas un seul homme des gens du Livre qui ne croira en lui avant sa mort » (An-Nisâ’, 4 : 159), c’est-à-dire avant la mort de Jésus. Après sa descente, tous les gens du Livre croiront en lui d’une foi contraignante, au sens où ils se rendront compte qu’il est bel et bien le Serviteur et l’Envoyé de Dieu. Ainsi, le chrétien constatera le mensonge de sa prétention selon laquelle il y aurait en lui la divinité ou la filiation, tandis que le juif saura qu’il est bel et bien un Prophète et Messager de Dieu, et non un fils adultérin comme le prétendaient à tort certains criminels d’entre eux, sur lesquels pèsent les malédictions de Dieu et Son courroux persistant.
Mention du « Dukhân » (la fumée) qui apparaîtra avant le Jour de la Résurrection :
Le Très-Haut a dit : « Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée évidente qui enveloppera les gens ; ce sera un châtiment douloureux. “Seigneur, dissipe ce châtiment ; nous sommes croyants.” D’où leur viendra le rappel ? Un Messager explicite leur est déjà parvenu. Puis ils s’en détournèrent, et ils dirent : “C’est un homme instruit par autrui, un fou.” Nous dissiperons le châtiment pour peu de temps, car, en vérité, vous y retournerez. Le jour où Nous frapperons d’un coup implacable, Nous Nous vengerons assurément. » (Ad-Dukhân, 44 : 10-16).
Nous avons déjà commenté ces versets dans la sourate Ad-Dukhân d’une manière suffisante et satisfaisante. Al-Bukhârî a rapporté d’après Ibn Mas‘ûd qu’il expliqua cela par ce qui arrivait aux Quraysh lors d’une grande famine provoquée par l’invocation du Messager de Dieu (paix et salut sur lui) contre eux : chacun d’eux voyait alors comme une fumée entre lui et le ciel à cause du terrible dénuement. Cette interprétation est très étonnante, car elle n’a pas été transmise de la part d’autres Compagnons. (1)
Certains savants postérieurs ont tenté de réfuter cette interprétation, en la contestant par ce qui est rapporté dans le hadith d’Abû Sarîha Huzayfa ibn Asîd : « L’Heure n’arrivera pas avant que vous n’ayez vu dix signes… », et il y mentionne la fumée. De même, dans le hadith