« Ne les croyez donc pas et ne les traitez pas non plus de menteurs. Dites plutôt : “Nous croyons en Dieu, en Ses Livres et en Ses Messagers.” En effet, si ce qu’ils rapportent est juste, vous ne les aurez pas traités injustement de menteurs, et si c’est mensonger, vous ne leur aurez pas donné crédit. » Ce hadith est rapporté uniquement par Ahmad.
L’imam Ahmad (1) dit : « Suraïj (2) ibn an-Nuʿmân nous a transmis : Hushaym nous a transmis : Mujâlid nous a informés, d’après ash-Shaʿbî, d’après Jâbir ibn ʿAbd Allâh, qu’ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb se rendit un jour auprès du Prophète (ﷺ) avec un livre (3) qu’il avait obtenu de certains Gens du Livre. Il le lut alors au Prophète (ﷺ), lequel se mit en colère et déclara : “Es-tu perplexe à ce point, ô Ibn al-Khaṭṭâb ? Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main, je vous ai apporté un Message pur (4) et immaculé. Ne les interrogez pas à propos de quoi que ce soit : ils pourraient vous informer d’une vérité que vous rejetteriez, ou d’une fausseté à laquelle vous croiriez. Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main (5), si Moïse était vivant, il ne lui serait pas permis d’agir autrement que de me suivre.” » Ce hadith est rapporté uniquement par Ahmad, et sa chaîne de transmission répond aux conditions de Muslim.
Ces hadiths prouvent donc qu’ils ont altéré les Livres célestes qu’ils possèdent, qu’ils ont supprimé certaines de leurs parties, qu’ils les ont interprétés de manière erronée et qu’ils les ont déplacés hors de leur contexte. Cela est particulièrement manifeste dans ce qu’ils exposent comme passages obscurs, auxquels ils ne parviennent pas à accorder une compréhension complète (6) alors même que c’est dans leur propre langue. Comment, dès lors, pourraient-ils l’exprimer dans une langue qui n’est pas la leur ? Pour cette raison, leur traduction comporte bien des erreurs et des confusions, d’autant plus qu’ils nourrissent (7) de mauvaises intentions et des opinions vaines. Celui qui observe leurs livres disponibles et réfléchit à ce qu’ils contiennent perçoit aisément leur piètre expression et leurs fortes altérations et déformations. C’est en Dieu que nous plaçons notre recours : Il est le Meilleur Maître et le Meilleur Soutien.
Pour ce qui est de la Torah qu’ils présentent tout en en dissimulant beaucoup, ils en ont déformé (8) et changé des éléments, ils l’ont modifiée et mal rendue. Celui (9) qui l’examine attentivement et considère ce qu’ils en disent, ce qu’ils en publient (10) et ce qu’ils cachent, réalise comment ils s’autorisent des formulations bancales et mal construites, dépourvues de validité tant dans le sens que dans l’expression. Kaʿb al-Aḥbâr était l’un de ceux qui transmettaient le mieux leurs récits. Il se convertit à l’islam à l’époque de ʿUmar et rapportait certains propos (11) venus des Gens du Livre. ʿUmar (qu’Allah l’agrée) appréciait parfois quelques-unes de ses transmissions…»